Les lectures
Enfermez-les tous, de Caterine Derivery et Philippe Bernardet, éditeur:Robert Laffont. |
« Dans un rapport récent, la Cour des comptes s'alarmait de l'explosion du nombre des hospitalisations psychiatriques forcées. Parce que en France l'administration décide des internements, on peut, à l'occasion d'une querelle entre voisins, d'un divorce ou d'un héritage difficile, d'un conflit de travail, ou pour des raisons politiques, se retrouver enfermé dans un hôpital psychiatrique, "traité" contre son gré, voire maltraité...
http://www.vih.org/combat/archives/article.asp?num_article=217&num_revue=31
« L'ouvrage détaille les motifs de la vie quotidienne qui permettent à quelqu'un d'instrumentaliser la psychiatrie et de se servir de l'internement comme d'une arme pour régler un conflit qui l'oppose à un tiers : divorce, héritage, conflit de voisinage, conflit scolaire, conflit professionnel... Mais au‑delà des éléments circonstanciels et conjoncturel (malveillance des uns, déséquilibre des autres, complaisance, voire complicité médicale), les auteurs dégagent les causes structurelles (législation, exercice actuel de la psychiatrie, pratiques judiciaires et policières...) qui rendent possibles de tels emprisonnements médicaux. Ils dévoilent entre autres, un espace d'incarcération particulièrement important : l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Cette singulière, structure remonte à 1845, date de la création d'un poste de, médecine auprès de la préfecture de police. Elle fonctionne depuis en toute illégalité !!! Non seulement parce qu'elle n'a aucune existence, mais parce que les règles qui la régissent sont dérogatoires et contreviennent à de nombreuses dispositions législatives et réglementaires: absence de contrôle, détournement des garanties publiques et individuelles, publicité du passage au sein de cette infirmerie en violation du secret médical... Or ce sont près de 3000 personnes qui chaque année sont amenées à, passer de plusieurs heures a plusieurs jours derrière ces barreaux. »
http://groupeinfoasiles.org/allfiles/revuedepresse/040130acontrecourant.htm
et d'autres commentaires sur cet ouvrage :
http://www.laffont.fr/cgi-bin/affichageL.asp?code=2-221-09344-5
http://www.lien-social.com/article.php3?id_article=190&id_groupe=7 |
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| « Selon un rapport officiel, plus de 40 % des personnes internées en psychiatrie n'ont rien à y faire ! Or, chacun de nous peut en être la victime. En effet, il est assez facile de faire interner un tiers, ce qui autorise les abus et permet de couvrir toutes les turpitudes : argent, sexe, pouvoir... Les histoires que nous conte Pascal Colombani sont bouleversantes, inimaginables, implacables... Pourtant, ce sont bien celles d'hommes et de femmes, à notre époque, en France... Il faut dire aussi que la psychiatrie est un marché qui rapporte : plus de cinquante milliards de francs par an ! Il y a là de quoi susciter quelques convoitises... et d'oublier au passage les droits de l'Homme... et de l'enfance... Il y a donc urgence à changer la loi et les conditions de l'internement. Ces milliers de vies brisées ne sont plus tolérables, maintenant que nous savons ce qui se passe dans ces Asiles de la honte ! » Patrick Pasin, Editeur
Pascal Colombani est journaliste indépendant. Après le scandale des cartes bancaires, il s'est intéressé à la psychiatrie. Un an d'enquête pour rencontrer des victimes d'internement abusif, leurs proches, des associations de défense, des avocats, des policiers, des infirmiers... Un résultat accablant, dans cet univers clos où la folie n'est pas toujours de mise !... |
Editeur : Aubier Date de Parution : 01/02/2001 Broché - 352 pages - 380 g - 13 cm x 22 cm ISBN : 2700724151 - EAN : 9782700724158 |
| "J'étais arrivé, nouvellement diplômé, avec l'intention de collaborer, à mon niveau, aux pratiques soignantes. Je ne voulais pas "sauveur le monde", non, je voulais seulement être un infirmier convenable. Je constate aujourd'hui que j'ai surtout été confronté, et que j'ai participé, à l'exercice de pouvoirs qui ont pour caractéristiques communes de nier de patient en tant que personne. Et cela où que j'aie exercé : au sein même de l'hôpital comme dans le cadre de structures dites extra-hospitalières. Voilà tout en ce qui concerne mes états d'âme d'infirmier psychiatrique ; je m'arrange comme je peux avec ça. On peut fermer les yeux, s'enfuir ou se satisfaire du système ; on peut aussi essayer de comprendre. C'est ce dernier choix qui a été le mien." Sur ce choix, Philippe Clément s'explique. Les "maladies mentaux" sont-ils des malades comme les autres ? Comment accorder crédit à leurs paroles toujours suspectes d'être des symptômes ? Que deviennent les droits des patients dès lors que le soin se fait la plupart du temps sous la contrainte ? Comment l'institution s'est-elle peu à peu fabriqué ses propres règles de fonctionnement au mépris des besoins particuliers des malades ? Bref, pourquoi condamne-t-elle ceux qui "ont perdu la raison" à ne jamais la recouvrer ?
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| Le Séquestré de Montfavet, |
Un livre récent de Marie-Christine Dwelles, paru aux éditions du Rocher, dénonce l'internement abusif d'un homme dans l'hôpital psychiatrique de Montfavet près d'Avignon. |
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Antidépresseurs - la grande intoxication par Guy HUGNET, éditions le Cherche Midi. ISBN : 2749102391 |
"En France, plus de cinq millions de personnes consomment des antidépresseurs. Un phénomène inquiétant que l'on doit en grande partie à une molécule devenue mythique : le PROZAC®. La « pilule du bonheur » a ouvert la voie à d'autres antidépresseurs aujourd'hui célèbres : DEROXAT®, ZOLOFT®, SEROPRAM®, FLOXYFRAL® ou EFFEXOR®.
Le succès des antidépresseurs est pourtant entaché de rumeurs, de doutes et d'interrogations. Rumeurs sur leur implication dans des actes violents, des suicides ou des homicides, y compris chez des enfants et des adolescents. Doutes sur leur efficacité et la légitimité de leur prescription par les médecins. Interrogations sur leurs effets secondaires, perturbations sexuelles ou dépendance par exemple.
Autant de questions sans véritables réponses. Car l'information ne provient quasiment que d'une seule source : les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes, juges et parties.
Il était donc temps de braquer le projecteur sur la face cachée des antidépresseurs, sur ce que les fabricants ne disent pas, sur ce que le grand public et les médecins généralistes bien souvent ignorent". |
Les inventeurs de maladies : Manoeuvres et manipulations de l'industrie pharmaceutique (Broché) de Martin Winckler (Postface), Jörg Blech, Isabelle Liber (Traduction) |
En manipulant des membres influents de la communauté médicale, les lobbys industriels ont peu à peu modifié les ""normes" de certaines valeurs biologiques - comme le taux de cholestérol et la tension artérielle - afin d'augmenter le nombre de patients "susceptibles d'être traités". Pour eux, faire croire à des gens en bonne santé qu'ils doivent se soigner à vie est une véritable rente viagère. Et pour propager une pareille absurdité, ils nous suggèrent que si nous ne " nous soignons pas" par anticipation, nous mourrons de cancer, nous serons diminués par des maladies cardiovasculaires ou nous perdrons la tête en raison d'une dégénérescence neurologique... Le principal argument de vente des marchands de la santé, c'est la peur." (extrait de la postface de Martin Winckler) A partir d'un grand nombre d'articles parus dans d'importantes revues scientifiques, Jörg Blech a mené sa propre enquête.Grâce à une multitude d'exemples et de révélations, il développe une synthèse passionnante des dangers menaçant les patients, malades ou prétendus tels. |
« Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ? » Enquête sur la médicalisation des troubles psychiques de l'enfance, par Pierre Vican. |
Le projet national de dépistage systématique des « troubles comportementaux » des jeunes enfants - dès l'âge de trois ans - et de leur traitement médicamenteux pour résoudre le problème social de la délinquance juvénile, soulève les plus vives inquiétudes quant au respect des droits de l'Homme en France. Il révèle que la composition de la Ritaline et du Concerta est apparentée à la cocaïne. |
Psychiatrie et anti-psychiatrie (Poche) de David Cooper ,Editeur : Seuil (1 Fév 1978) , Poche: 187 pages ISBN: 2020047950 acheter sur Amazon |
Le père de l'anti-psychiatrie analyse le problème de la violence utilisée comme moyen de répression sociale contre les schizophrènes et les relations entre la schizophrénie et le milieu familial du malade (chap. 2, 3 et 4). Il raconte une expérience d'anti-psychiatrie à Londres, entre 1962 et 1966. Le même ouvrage a paru en français, en 1970, dans la collection "Le champ freudien". L'édition originale en anglais a été publiée en 1967. |
| Perceval le fou : Autobiographie d'un schizophrène de Gregory Bateson
Broché: 400 pages Acheter sur Amazon Editeur : Payot (24 Fév 2002) ISBN: 2228895261 |
"On s'apercevra, avec la description qu'il fait des traitements qu'on lui fit subir, qu'à quelques détails près la psychiatrie moderne n'a pas tellement évolué : la camisole chimique n'a fait que remplacer la camisole de force et les barbituriques et psychotropes, les chaînes et les bains glacés..."
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Publié par alexdesilesie à 21:58:13 dans Les lectures | Commentaires (0) | Permaliens
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