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La psychiatrie, c'est fou !

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Gros sous et petites pilules ! | 19 octobre 2006

 


Gros sous et petites pilules




 Bienvenue en enfer !


Les internements forcés montent en flèche. Rien n'est entrepris pour stopper leur dangereuse ascension, à par de petites mesures ridicules baptisées pompeusement « garanties permettant d'éviter les abus ».


Lors de la détention forcée en hôpital psychiatrique les praticiens ne songeront jamais à savoir si l'individu n'est pas, tout simplement, victime d'une machination, partant du principe que puisqu'il est là, il faut s'en occuper, avec les moyens du bord.


Le psychiatre hospitalier n'est pas là pour discuter, écouter, dialoguer. Il est là pour décréter, faire son cota, caser ses pilules... il ne fera pas plus preuve d'humanité qu'un flic dans une banlieue sensible. Et, à l'instar du pandore, il considérera avoir raison et ne souffrira aucune contradiction de son diagnostic éclair, sous peine d'en prendre sérieusement ombrage.



Etant donné qu'un hôpital psychiatrique est une zone de non-droit, totalement soumise au bon vouloir de son directeur, mieux vaut donc se montrer diplomate.


C'est connu, tout psychiatre vous le dira: le malade psychiatrique nie sa maladie.



Bien entendu, ce brillant praticien n'envisagera pas une seconde que le patient qui vient de lui être livré, pieds et poings liés par la maréchaussée puisse simplement être un pauvre type victime d'une cabbale familiale, d'une dénonciation calomnieuse (lire article sur l'HDT) :




http://alexdesilesie.oldiblog.com/?page=articles&rub=209221&nba=6 )




Non. C'est imprimé très profondément dans le disque dur du psychiatre hospitalier : à partir du moment que vous avez franchi la porte d'entrée d'un hôpital psychiatrique autrement qu'en visiteur, c'est que vous être un malade mental. Point à la ligne.



Il rédigera votre certificat de quinzaine avec une habilité et un détachement qui fera rugir d'envie le plus aguerri des fonctionnaires.



Et surtout, il n'omettra pas de vous prescrire au moins un bon neuroleptique.



La camisole chimique est de mise. Ceci pour que vous ne vous rendiez pas trop compte de la panade dans laquelle on vous a fourré.



Bon prince, il vous indiquera que vous avez le choix: vous avalez la pilule, ou c'est la piqûre forcée. Cette piqûre est nommée "retard" car elle contient une dose concentrée de neuroleptiques, liées à des corps gras, qui se diffusera progressivement dans votre organisme, petit à petit. Cela évite au personnel de se fatiguer et assure au psychiatre qui ne vous veut que du bien que le traitement est bien à l'intérieur de vous...



Un peu d'agacement, d'énervement, bien légitime mais suicidaire en hôpital psy ? Vous aurez droit à vous retrouver sanglé à votre lit, mains et pieds. Une piqûre de sels de lithium vous adoucira le caractère. Non mais ! Oser ne pas courber la tête et ne pas dire merci !



Nos petites têtes blondes ne sont pas épargnées non plus, loin de là! Imaginez: un client à vie ! Les gosses qui ne se montrent trop bavards à l'école, qui ne ramènent pas de notes satisfaisantes, ou/et qui cassent les oreilles de papa lorsqu'il rentre fourbu du boulot et cherche à voir la finale France/Brésil tranquille sont décrété hyperactif et se voient prescrire de la Ritaline.



Il faut savoir que la Ritaline et les autres amphétamines ont, c'est prouvé, des effets indésirables sur le cerveau, l'esprit et le comportement. Notamment: troubles du comportement, psychoses, manies, abus de drogues ou de médicaments, et dépendance.



Et bien entendu, tout un chacun est concerné...



On ne compte plus les millions de pauvres ères qui, brisés par le métro-boulot-dodo, se rendent régulièrement chez le psychiatre pour se faire prescrire des anti-dépresseurs.




Pourquoi tant de haine ?




 


Il s'agit juste d'une question de gros sous...le BUSINESS de la psychiatrie rapporte plus de 8 MILLIARDS D'EUROS PAR AN en France...On imagine que les industries pharmaceutiques savent que les petits cadeaux entretiennent l'amitié. Les psychiatres, qui sont étrangement parmi les plus onéreux dans leurs honoraires, ne parviennent pas, et pour cause, à guérir la plupart des maladies mentales qu'ils inventent et classifient dans de petites cases.



Ce genre d'incurie n'empêche pas pourtant que leurs prestations sont remboursées par la sécurité sociale.



On à tendance de plus en plus à faire appel à eux dans l'administration, pour faire des "expertises" psychiatriques.



Lorsque vous allez mal (cela arrive même aux meilleurs) et que vous n'avez pas de fric (l'un étant logiquement la conséquence de l'autre, sachant qu'il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade) on vous propose comme seule alternative non pas de vous rendre chez un psychologue, psychothérapeute, sophrologue... mais chez un psychiatre, seul à être remboursé et à prescrire des médicaments.



Cela entraîne une médicalisation quasi automatique de vos problèmes : je connais peu de psychiatres qui vous laissent ressortir de la consultation sans avoir tenté de vous prescrire au moins une pilule. Prenez la peine de lire les prix affichés sur les boîtes de psychotropes : vous vous apercevrez que ces médicaments coûtent une petite fortune ! Et bien entendu, de brillants énarques viendront encore vous parler du trou de la sécu et des forts crans de votre ceinture qu'il vous faudra resserrer pour tenter de le combler!



Nous pouvons constater de visu les résultats de travail d'un maçon, d'un coiffeur, d'un cuisinier, bref, on peut constater et évaluer la qualité du travail effectué par tout corps de métier, quel qu'il soit , mais qu'en est-il de la psychiatrie ?



Le seul effet concret que l'on peut constater, c'est que les amphétamines et autres drogues neurologiques provoquent souvent les maux auxquels elles sont censées remédier, lorsqu'elles ne robotisent  pas totalement l'individu. On assiste à de véritables castrations des sentiments et de la spontanéité. Le preneur de neuroleptique est en général tellement drogué qu'il ne s'en rend heureusement (pour lui) pas souvent compte, mais pour son entourage, c'est une véritable torture : la personne mise sous neuroleptique a souvent tellement changé, mentalement (avortement total de toute spontanéité, changement d'humeur, dépression, délire), mais aussi physiquement (prise de poids souvent importante, impuissance, apathie, mollesse ou au contraire raideur de la mâchoire, tremblement) qu'on a du mal à la reconnaître.


Personne ne s'inquiète du manque de résultat de la médication par neuroleptiques, ni de la régression des patients.


Personne ne s'inquiète de voir des zombies au bout de dix ans de traitement : après tout, ces gens, à partir du moment qu'ils ont été psychiatrisés sont gommés de la société : confinement au sein de leurs famille qui bien souvent est responsable de leur état psychologique catastrophique, et qui ne fait rien pour encourager l'autonomie, mise sous tutelle, précarité financière due à la quasi impossibilité de trouver du travail vu qu'ils sont véritablement shootés par leur "traitement", mise au banc de la société et entreprise de culpabilisation de cette dernière de lui coûter cher à travers les dizaines d'années de pensions d'invalidité via la Cotorep...



Les psychiatres eux-mêmes, lorsqu'ils se retrouvent aculés face à la nullité fracassante de leur thérapie, (le plus souvent cela se passe devant un tribunal), reconnaissent bon gré mal gré, que la psychiatrie, n'est pas une science exacte.


Si on rembourse volontiers psychiatres et psychotropes, les soins dentaires et les prothèses dentaires sont fort mal, sinon pas remboursés, et on voit de plus de gens afficher un sourire digne du Moyen-âge. Les lunettes sont nullement remboursées, malgré leur utilité flagrante, et la liste des médicaments dits « de confort »  sont non remboursés ne cesse de se rallonger.



Autre paradoxe : tandis qu'en nos terres dites civilisées, à savoir l'Europe et les USA, on déploie des trésors d'imagination et de recherche pour infliger des traitements contestables aux soi-disant "psychotiques", dont l'état n'est, d'une point de vue médical, absolument pas maladif, on laisse mourir sans soins des centaines de milliers de gens dans les pays du Tiers monde de maladies tout ce qu'il y a de plus réelles, sous le prétexte que la recherche de remèdes est trop coûteuse.


Pourquoi s'est toujours comme cela




Pourquoi cela irait-il autrement ? Après tout, les psychiatres sont des êtres humains. On ne leur impose pas de limites. Ils auraient donc tort de se priver puisqu'ils ne risquent rien. Vous en connaissez beaucoup, vous des psychiatres condamnés à des peines fermes de prison pour emprisonnements, violences, tortures, chantages, abus de position par personne ayant autorité, abus de confiance ?




Le jour (ô combien bénit) où cela arrivera, je vous prie de croire que le stylo Mont blanc courra beaucoup moins vite en bas des certificats de quinzaine....



Mais à l'heure actuelle, ne rêvons pas : l'Etat français leur offre toute latitude pour jouer avec l'individu humain, de le bafouer, de l'humilier, de l'écraser, de le casser, de le droguer de force, de le ravaler à moins qu'un mineur, de le transformer en loque ! Et aujourd'hui, même le médecin de campagne peut participer à cette tournante d'un genre nouveau. Et comme tous ces  hypocrites qui prêtèrent jadis serment à Hippocrate puissent s'éviter toute fatigue, des logiciels (on arrête pas le progrès), leur permet de faire interner en un clic de souris et avec zéro imagination !




Lisez : http://afcap.free.fr/cim10%20palm.php  et vérifiez !




De plus, le syndicat des psychiatres, des magistrats, les politiciens et certaines pseudo-asociations de malades psychiatriques (il faut croire qu'ils le sont vraiment !) ont trouvé une parade: la désinformation. Ainsi, ils font en sorte d'entretenir une perpétuelle confusion dans les esprits: toute opinion dénoncent les internements abusifs, le manque d'efficacité des traitements psychiatriques et leur nocivité, les abus de toutes sortes émanant de la sphère psychiatrique, etc...proviendrait de sectes !!! 



Tout ceux qui condamnent la psychiatrie et les moyens complètement délirants qui leur est octroyé par les pouvoirs d'Etat feraient partie d'une secte.



Un peu facile, non ?



Je saisis l'occasion pour préciser que je n'appartiens à aucune Eglise, à aucun mouvement. Je n'appartiens qu'à moi-même, et c'est déjà pas mal !




Alors, donc, pourquoi c'est toujours comme cela ?



Mais parce que mesdames et messieurs les politiciens le veulent bien, pardi !



Parce que les industries pharmaceutiques doivent faire du profit, beaucoup de profit...les vaccins pour tout et n'importe quoi ne suffisent pas. La psychiatrie est pour tout producteur de médicaments, une bénédiction.



Que les neuroleptiques, prescrits aux personnes considérées comme psychotiques ne guérissent aucunement le mal auquel ils sont censés remédier est loin d'être un handicap pour ceux qui les fabriquent. Bien au contraire ! Ces camisoles chimiques sont toujours consommées pour des longues périodes, et souvent à vie.  



De plus, si la personne a qui on fait ingérer des neuroleptiques n'en a pas besoin au départ, les effets indésirables du neuroleptique sont tels qu'ils peuvent rendre la personne malade. L'occasion pour le prescripteur de pouvoir justifier la prescription à postiori.



Et puis, c'est tellement excitant d'avoir sous la main des êtres humains que la société à ravalé au rang de sous-hommes, d'esclaves privés des droits les plus élémentaires par le système administratif et les lois de la République elle-même...on se sent puissant, on peut jouer au petit chef, et certains soignants ne se privent pas de profiter de l'occasion.... Le degré des effets secondaires des neuroleptiques dépend des doses, c'est pourquoi certains soignants  emploient volontier la surdose comme punition.  




Conclusion



 




Jolie société qui paie pour que l'on réduise des êtres humains à l'état de déchéance pendant que de peu scrupuleux alchimistes transforment la souffrance en de l'or en barre.



Un peu de lecture



 



Enfermez-les tous, de Caterine Derivery et Philippe Bernardet, éditions Robert Laffont.



Asiles de la honte, 10 000 internements abusifs par an, de Pascal Colombani, éditions Carnot



La forteresse psychiatrique, de Philippe Clément, Editeur : Aubier, 2001, ISBN : 2700724151



Le Séquestré de Montfavet,  de Marie-Christine Dwelles, éditions du



Guide critique des médicaments de l'âme, de David Cohen, Suzanne Cailloux-Cohen, éditions de l'Homme



http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/04/19/AR2006041902560.html un article du Washington Post en anglais


http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=4322&mode=&order=0&thold=0 Liens entre experts définissant les troubles mentaux et cies pharmaceutiques Publié le 20 avril 2006


 



Associations





Très rares, trop absentes : les rares qui existent ont fort à faire et ont besoin du soutien de tous !



Groupe Information Asiles, 14, rue des Tapisseries, 75017, Paris. Tel: 01 47 63 05 62.
http://www.groupeinfoasiles.org/


Association française contre les abus psychiatriques  http://afcap.free.fr/


Coalition contre la Psychiatrie           http://www.antipsychiatry.org/francais.htm



Collectif des médecins et des citoyens contre les traitements dégradants en psychiatrie


http://www.moratoirepsy.com/



Les fous rebelles  http://www.alterpsy.org/




 

Publié par alexdesilesie à 00:23:53 dans Gros sous et petites pilules | Commentaires (6) |

01-04-2009  09:08  01-04-2009 09:08
Ah ouai, j'avais oublié.  De  ANTI-GAUCHARDS  Sujet:  Ah ouai, j'avais oublié.
Idem pour les gamins hyperactifs qui peuvent devenir des sales gosses violents et meurtiers s'ils ne sont pas traités rapidement. Alors arrêtez vos délires sur la Ritaline, de plus les amphétamines sont d'excellents psychostimulants qui augmentent les capacités de concentration et de raisonnement (qui apparament sont très réduites chez la plupart des gamins hyperactifs, d'où leur comportement de bêtes sauvages). D'où la nécessité de Ritaline pour les calmer et pour faire remonter leurs capacités intellectuelles à la normale.
01-04-2009  09:02  01-04-2009 09:02
Manque de respect envers une branche majeure de la médecine  De  ANTI-GAUCHARDS  Sujet:  Manque de respect envers une branche majeure de la médecine
Vous êtes tout simplement des extrêmistes gauchistes droits-de-l'hommistes, opposés aux progrès de la médecine et de la science. Les neuroleptiques sont une découverte majeure de la médecine du XXème siècle et ils sont très efficaces pour neutraliser les fous dangereux. Quels autres moyens proposez-vous pour mettre hors d'état de nuire des malade mentaux agressif, qui risquent d'être dangereux pour eux-même et surtout dangereux pour la société ? Sans ces médicaments, les chiffres de la criminalité atteindraient des taux records. Alors arrêtez avec vos délires gauchistes droits-de-l'hommistes, et ne critiquez pas la psychiatrie, c'est une branche majeure de la médecine qui a contribué à sauver des vies en luttant contre les maladies mentales. PS : la plupart des gens postant sur ce forum sont des malades mentaux qui auraient besoin qu'on augmente fortement leurs doses de médocs
10-06-2007  03:43  10-06-2007 03:43
exact  De  Dylan  Sujet:  exact
je suis entierement daccord sur le texte si dessus,il revele avec cynisme et veracité tout les tuyaux de ce metier qui profite à beaucoup de personnes...mis à part les patients,victimes de ce fonctionnement.
29-12-2006  22:18  29-12-2006 22:18
réponse à Pffft et Blin  De  alexdesilesie  Sujet:  réponse à Pffft et Blin Url: [Liens]
Au risque d’être abominablement fleur-bleue, d’être cousine de Blanche-Neige et de croire encore à ce sympathique personnage bedonnant et généreusement barbu surnommé le père Noël, je persiste à penser que des doses massives de drogues psychiatriques ne résolvent rien. C’est tout juste une laisse chimique qui plonge l’individu dans un état de dépendance, d’apathie. Forcément,on trouve que le soi-disant malade va mieux en prenant ses drogues: il n’a plus d’allucinations : il ne réagit plus à rien. Un vrai petit robot qui dit oui à tout. Doux comme un agneau. Tant pis si de bel homme il est devenu plus proche d’un lutteur de Sumo, tant pis si de sa virilité il n’a qu’un lointain souvenir, tant pis si il ne ressent plus d’émotion, ni positives, ni négatives, tant pis…c’est tellement plus chouette d’avoir un tigre en papier mâché que l’on peut menacer, pour un oui ou pour un non, de ré internement psychiatrique. Alors, si vous aimez le milieu psy, demandez-vous si vous n’êtes pas un tantinet masochiste avant toutes choses. Désolée de n’avoir pas réponduplus tôt à vos coms, mais je suis une personne qui a tout perdu, et qui vis d’un maigre salaire et doit travailler 24 H sur 24 pour pouvoir loger un de ceux que vous appelez malades, et qui est surtout empoisonné par des personnes très promptes à parler de maladies mentales lorsque quelque chose ou quelqu’un les dérangent !
16-12-2006  02:58  16-12-2006 02:58
tout à fait d'accord  De  PFFFFT  Sujet:  tout à fait d'accord
avec Blin qui raconte ses diverses expériences en psychiatrie en tant que patiente, avec discernement, ce qui est une preuve aussi de bonne santé mentale! l'auteur de ce blog persiste dans d'énormes amalgames entre la souffrance réelle des individus et les intérêts économiques des labos et psychiatres(sous-payés par rapport aux chirurgiens, pour un boulot où la vie du patient et parfois celle des autres est en danger, et où la prise de risque est très importante pourtant!!!).Fixez vous sur autre chose que les milliards déboursés pour aider des gens qui le valent bien, au risque de voir une société s'écrouler par tant de négationnisme qui fait aussi le lit de la dictature et du faschisme! De toute façon vous n'avez pas de solutions à apporter comme je vous l'ai déjà dit, et mon dernier com reste toujours sans réponse!
26-11-2006  13:22  26-11-2006 13:22
mon hospitalisation  De  Blin  Sujet:  mon hospitalisation
Ce n'est pas je ne vous comprends pas mais vous avez tendance à mettre tout le monde dans le même sac. J'ai été hospilasée dans trois établissements différents. Le premier était un hospital psy public (le mas careiron d'Uzès) où on pouvait se retrouver interner de force (en hdt) et dans ce cas vous n'aviez pas le choix du traitement médicamenteux (cela n'a pas été mon cas). Les deux autres des cliniques. Dans la première (La clinique du Pont du Gard à Rémoulins) on vous droguait on ne pouvait pas choisir son traitement et on ne vous proposait pas de thérapie, on ne pouvait pas sortir comme on le voulait. C'était le luxe mais c'était une prison. Dans la seconde (la clinique Bellerive à Villeneuve les Avignon) on pouvait sortir comme on voulait, choisir son traitement avec le médecin, rectifier les doses, une palette de thérapies vous était proposée. Comme "par hasard" c'est grâce à la dernière que j'ai pu me sortir d'un choc émotionnelle qui vous plonge dans une sorte de létargie éveillée car si j'étais un zombie, ce n'était pas par l'unique cause des médicaments mais parce que j'avais besoin d'être soignée. les troubles de stress post traumatique empêchent le malade de vivre, lui provoquent des angoisses invalidantes. La dépression provoque des pertes de mémoires et enferme le malade dans un monde sans émotion. De condamner d'un seul bloc la psychiatrie et de ne pas faire la différence entre les soins de qualité et la médiocrité permet justement aux établissements où règnent les abus de continuer à officier en toute impunité. Arrêtons de dire que la psychiatrie est une escroquerie qui permet à leurs acteurs de s'enrichir. Elle permet de soigner certaines pathologies. Arrêtons de condamner sans donner de nom, car on condamne tout le monde de cette manière. Pourquoi ne pas pointer du doigt les personnes et établissements qui font mal leurs boulots et prendre exemple sur ceux qui ont fait leurs preuves. je pense que c'est plutôt comme cela que l'on fera avancer les choses.

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