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Monsieur le Directeur Général ;
En date du 29/10/2004, nous avons adressé une lettre au Directeur Général de l''OCP dénonçant la discrimination sociale orchestrée à l'encontre des enfants des agent OCP dans les villes minière, notamment la ville de Khouribga et ce en violation totale de la déclaration universelle des droits de l'enfants. Notre appel à l'abolition de ces règles héritées du protectorat français est restée sans suite
En date du 02/10/2006 nous avons adressé une deuxième lettre à votre honneur vous sollicitant à revoir la politique de recrutement, basée sur le recours au société d'intérim et le reconduction des contrat de travail des retraités, en favorisant la précarité de l'emplois, et ceux contrairement aux directives royales et la volonté du gouvernement qui cherchent une insertion effective des jeunes dans le marché de l'emploi. Notre requête est restée sans suite.
Nous avons suivi de prés l'opération main propre que vous avez entrepris depuis votre nomination à la tête de cette institution chérifienne, notre ambition est que votre action participe activement à redonner la dignité à l'ouvrier des mines des phosphates et leurs enfants, et accompagne le défi nationale relatif à l'initiative royale de développement humain.
Aujourd'hui, nous pensons qu'il est de notre devoir d'initier un débat public sur cette situation, en impliquant les différentes composantes de la société, en vue d'interpeller l'opinion nationale sur cet état de fait.
Khalil JEMMAH
Noureddine KARAM
Tariq RAQI
Publié par ocp à 03:47:28 dans Interpellation Direction OCP | Commentaires (6) | Permaliens
Associatif. Bientôt Moroccan Watch TELQUEL SEMAINE DU 19-10-2006
L'Association des familles de victimes de l'immigration clandestine (AFVIC) prend du poil de la bête. Comme l'annonce son président Khalil Jemmah, il n'est plus question pour l'asso de Khouribga de se focaliser sur le seul drame du hrig, mais de combattre toute forme d'atteinte aux droits de l'Homme, devenant dès le mois prochain Moroccan Watch. De fait, Jemmah et consorts s'intéressent de près à la condition ouvrière à Khouribga, regrettant et dénonçant la précarité dans laquelle de nombreux travailleurs sont maintenus et préparant en parallèle un reportage pointant les discriminations que subiraient encore, en termes d'éducation, de soins et de loisirs, les enfants des ouvriers du phosphate. Vous avez dit engagé ?
Publié par ocp à 02:53:19 dans Nos actions sur la presse | Commentaires (0) | Permaliens
TELQUEL
1970.:Naissance à Khouribga1994.:Diplômé en commerce à Bruxelles2000.:Retour à Khouribga, ouvre son cabinet d'assurances2002.:Fondateur de l'Association des familles et amis des victimes de l'émigration clandestine (AFVIC)2003.:Crée l'Economica Institut, pour l'économie sociale2004.:Accuse l'OCP de discrimination
Smyet bak ?
Salah Ben Mohamed.
L'agent OCP 94521 ?
Exactement. L'agent qui a purgé 29 ans de sa vie à l'OCP. 29 ans de soumission dans un régime militaire.
Calmez-vous Si Jemmah, c'est grâce à ce régime que votre papa a fait de vous un grand assureur aujourd'hui !
Ça pouvait se faire sans la soumission. Une entreprise qui se respecte doit privilégier la motivation et le mérite plutôt que la servitude et la sanction.
Ou n'ta malek ?
Le 4 décembre 1970, ma mère, enceinte, s'est présentée à la clinique OCP pour accoucher. On lui a alors demandé le grade de son mari pour lui allouer la chambre qui sied à son rang social. C'est le premier acte de discrimination sociale dont j'ai été victime.
Portez plainte !
C'est une action que nous coordonnons avec différentes associations de droits de l'enfant. La démarche de l'OCP est contraire à la déclaration universelle des droits de l'enfant, dont le Maroc est signataire. Cette dernière stipule qu'un enfant ne doit pas subir de discrimination à cause des activités de ses parents.
Smyet mok ?
Khadija Scadi.
Nimirou d'la carte ?
Q 142 360.
Un assureur prospère à la tête d'une association de harraga, ça fait louche... Qu'est-ce qui vous fait courir ?
La peur que mes filles aient, un jour, besoin de faire leur vie ailleurs, loin de moi - comme plusieurs membres de ma famille - ou de périr au large comme ces milliers de jeunes chaque jour. C'est un sentiment de hogra qui me fait courir, une ferme volonté de changer les choses, de parler au nom des morts.
L'État a récemment lancé une campagne contre l'émigration clandestine, y avez-vous pris part ?
Non et c'est malheureux. Pourtant, les membres de l'AFVIC sont des experts agréés auprès du Conseil de l'Europe, qui les consulte régulièrement. C'est une campagne qui se trompe de message. Elle veut faire peur aux candidats, mais ça ne sert à rien, ils sont tous conscients du risque. Il faut, au contraire, leur donner de l'espoir.
Que le pays n'offre peut-être pas finalement...
Ce sont les ambitieux qui partent. Le h'rig est une soupape de sécurité pour le système. Il faut peut-être bloquer cette soupape et pousser les gens à réclamer leurs droits, à se bouger, au lieu de partir.
Le système encourage le h'rig ?
L'émigration est la première source de revenus du pays, mais c'est de l'argent stérile. Les nouvelles générations n'envoient plus autant. Comment fera-t-on dans 50 ans, sans l'argent des émigrés ? C'est un modèle économique dangereux.
Vous montez une école privée qui prétend faire de l'économie sociale, c'est nouveau, ça !
C'est un centre de formation de militants économiques, d'opérateurs qui, nous l'espérons, investiront dans leur région. Comme nous n'arrivions pas à avoir de fonds, nous avons dû mobiliser des fonds privés. C'est une initiative de l'AFVIC.
Il ne manquait plus que ça, demander à des bailleurs de fonds associatifs de financer une affaire privée !
Ce n'est pas une affaire privée. Les étudiants qui ne peuvent payer les frais de scolarité, d'environ 300 DH par mois, ne le font pas. Les écoles privées de commerce coûtent 10 fois plus cher !
Si demain vous rencontrez le roi, que lui demanderez-vous ?
Ce que les morts auraient aimé lui demander : nous soutenir pour faire du Maroc un espace de réalisation et des Marocains des citoyens de plein droit.
Des sujets non ?
Nous revendiquons le statut de citoyen ?
Publié par ocp à 01:27:19 dans Nos actions sur la presse | Commentaires (2) | Permaliens
TELQUEL N°148
Avant d'être le militant associatif qu'il est aujourd'hui, Khalil Jemmah a d'abord été le fils de l'agent 94521 à l'OCP. Et il en garde un amer souvenir. Dans une lettre ouverte adressée au directeur général de l'OCP, Jemmah dénonce "la politique de discrimination" dont souffrent les enfants des fonctionnaires de l'OCP, selon le grade de leurs parents et partant, de leur accès aux services sociaux, d'éducation et de loisirs. "Une politique de discrimination raciste héritée du Protectorat", qui oblige des enfants à se soumettre à "des règles hiérarchiques archaïques" depuis leur plus jeune âge.
Tout en rappelant au patron de l'OCP certains principes fondateurs de la déclaration des droits de l'enfant, Jemmah lui demande d'intervenir pour "donner la possibilité à l'enfant de l'ouvrier de nager côte à côte avec l'enfant de l'ingénieur... car le grade du papa n'est pas une maladie contagieuse".
Publié par ocp à 01:14:03 dans Nos actions sur la presse | Commentaires (2) | Permaliens
A l'attention de Monsieur Le Directeur Général de l'Office chérifien des phosphates
Article 2 Convention International du droit de l'enfant 1989.
1. Les États parties s'engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation. 2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille. »
Mr Khalil JEMMAH
Mtre Noureddine KARAM
Citoyens
Publié par ocp à 00:50:34 dans Lettre ouverte | Commentaires (247) | Permaliens
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