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LOUFICE DES PIJIPIS ____________________OCP DES HORS CADRES

Blog en hommage à tous le Personnel journaliers (PJP), Ouvriers (OE), Agent de maitrise(TAMCA)_________________________________ Non à la discrimination contre les enfants des Agents OCP dans les villes minières : Piscine, excursions, biens sociaux...

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Réforme OCP | 30 septembre 2007

Nouvelle gouvernance dans l'air

 

Economiste du 20 septembre 2007
· 45 milliards de DH à investir d'ici 2015

· Un plan Emergence pour le phosphate


· S'armer contre la concurrence


Ils sont plutôt quadragénaires et ont quasiment tous, moins de deux ans dans la boîte et une grande expertise en management, marketing, finances... Ils avouent presque unanimement être là pour lui. Lui c'est Mostafa Terrab, patron de l'Office chérifien des phosphates (OCP), eux c'est le dream team réunis autour de lui. Une équipe de choc pour faire bouger un mastodonte! C'est en tout cas l'impression qu'ils ont donnée, à l'équipe de L'Economiste, lors d'un ftour qui a réuni les deux groupes, mardi dernier. Salle de marché, restructuration de l'organigramme, nouveau processus comptable mis en branle, une nouvelle gouvernance dans l'air... Mais comment faire rentrer autant de réformes dans une si vieille maison? «L'idée est de devenir une entreprise comme les autres, avec une force de frappe, un management moderne et des résultats rapides», atteste Lamia Boutaleb, directrice conseillère auprès de Terrab. Il faut dire que l'Office, présenté jadis comme une entreprise d'exception et malgré une maîtrise des connaissances scientifique et technologique incontestable, se fait vieux, aux dires mêmes de son management. La maison a, en effet, soufflé en août dernier sa 87e bougie.
Le dream team réussira-t-il sa mission pour autant? Considérée, depuis toujours, comme l'une des institutions les plus vénérables du pays, l'Office est aussi perçu, à tort ou à raison, comme des plus opaques. C'est donc à coup d'audits organisationnels, d'études stratégiques et de rapports d'appréciation sur les points forts et les points de risque que l'OCP entame son plan de restructuration stratégique et managérial. Tout revoir de fond en comble.
Terrab, lui, préfère parler de «rationalisation plutôt que de restructuration avec une nouvelle stratégie commerciale». Les plus grands cabinets ont été sollicités: Kroll, KPMG, Mc Kinsey ou encore l'américain Convington and Burling, pour le conseil juridique. Et les points d'ombre ne manquent pas. L'Office était tout simplement géré, comme... une boutique!
Un management quotidien à l'aveuglette, pas de tableaux de bord, pas de canaux de communication entre les différents départements... Comptabilité économique et industrielle, contrôle de la gestion financière, risk management étaient jusqu'alors des concepts quasi inconnus dans la vénérable institution. La nouvelle direction a donc identifié trois axes de développement: arbitrer en temps réel entre ses trois familles de produits (minerai, acide phosphorique et engrais), bâtir une offre sur mesure qui colle le mieux possible aux nouvelles configurations de marché et enfin maximiser la consommation de phosphate en offrant aux investisseurs étrangers des usines d'acide phosphorique clés en main sur la plate-forme industrielle de Jorf. Vaste programme! L'institution qui a réalisé en 2006 quelque 2,188 milliards de dollars à l'export (l'équivalent de 17,7 milliards de DH), pour plus de 13,8 millions de tonnes écoulés. Elle pèse pour 15,6% dans les exportations nationales.
Dépositaire du savoir-faire minier et d'une expérience vieille de 85 ans dans les métiers de l'extraction et de 45 ans dans ceux de la chimie, l'OCP dispose des trois quarts des réserves mondiales de phosphates avec une part de marché de 45,6% dans la roche, de 46,6% dans l'acide phosphorique et de 22% dans les engrais solides. C'est donc un «market maker» au niveau mondial et «la moindre décision stratégique impacte forcément les cours mondiaux du phosphate», précise Mohamed El Hajjouji, directeur du pôle Finances et Support de gestion. Sauf que c'est dans la chimie que l'on trouve la croissance la plus forte au niveau mondial.
La raison en est simple, pour Ahmed Nabzar, directeur du pôle Mines: «La roche voyage très mal». Et pour cause, la part du transport dans le produit final (engrais) est de 5% alors qu'elle frise les 20% pour la roche. La solution pour Terrab est claire, mettre le paquet dans les produits valorisés, la transformation et le renforcement de la fabrication de l'acide phosphorique et des engrais solides au détriment des produits bruts: «Il faut créer le maximum d'industrie chimique au Maroc, la rendre captive et donc cliente de l'OCP». D'où un projet ambitieux: faire de Jorf Lasfar une gigantesque plate-forme industrielle, une sorte de technopôle du phosphate, dans laquelle les investisseurs étrangers pourront créer leurs propres unités de production en territoire marocain. L'Office leur assurerait, bien sûr, un approvisionnement en phosphate mais aussi un soutien logistique et une main-d'œuvre qualifiée.
L'offre porte le nom de «plug and play» d'après le management de l'OCP. Elle pourrait aussi bien s'appeler «Emergence Phosphates». L'expression est de Driss Jettou, aux dires même du patron de l'OCP. «Il s'agit d'attirer des millions de dollars, pour ne pas dire plus», confie Terrab.

· Cinq mémorandums d'entente


Le projet est en bonne voie, le directeur général de l'Office annonce même la signature de cinq mémorandums d'entente avec de grosses entreprises internationales et cinq autres contrats d'intention. Motus et bouche cousue sur l'identité des signataires, stratégie commerciale oblige. Tout au plus on saura que ce sont des clients naturels de l'OCP. Par ailleurs, l'Office a développé une stratégie d'investissement portant sur 45 milliards de DH d'ici 2020. Un plan quinquennal portant sur 20 milliards est déjà monté. Le premier investisseur du pays entend mettre à niveau ses outils de production particulièrement pour l'industrie chimique et doubler sa capacité d'extraction pour la mine. Premier site visé, la mine de Ouled Fares (Khouribga), déjà «unique au monde de par sa taille et la qualité de la roche. Elle verra sa capacité de production passer de 18,5 millions de tonnes levées actuellement à 35 millions dans les dix ans à venir. Coût de l'opération: 1,8 milliard de DH. Avec cette force de frappe, le leader phosphatier veut tout simplement dissuader tout nouveaux venus dans le marché mondial. Et ils sont de plus en plus nombreux.
L'Office commence aussi à prendre sa part d'incertitudes et d'inquiétudes et des ajustements sont nécessaires pour lui permettre d'affronter la concurrence internationale et conserver sa place de premier exportateur mondial. D'autant plus que les nouveaux arrivants ont des politiques très agressives. Jordanie, Tunisie et surtout Arabie saoudite peuvent en effet concurrencer sérieusement le Maroc. On ne compte pas moins de 15 grands projets intégrés dans le monde, dont le plus important est celui de Jalamid en Arabie saoudite. Ce dernier devrait produire à partir de 2010, 3 millions de DAP. Le pays dispose certes de roches de moins bonne qualité, mais il est aussi producteur d'énergie, d'où des coûts tout de suite plus concurrentiels. L'OCP, qui exporte près de 95% de sa production et importe à prix fort l'ammoniaque et le soufre nécessaires à la transformation de la roche, ne peut que jouer sur son expertise. Une délégation de l'Office s'apprête d'ailleurs à se rendre dans ce pays pour discuter avec son concurrent et peut-être futur partenaire.


Retraites: Le montage financier se précise


ON y voit un peu plus clair dans le montage financier de l'externalisation de la caisse de retraites de l'OCP. La CDG apportera entre 10 et 12 milliards de DH. En contrepartie, elle détiendra des participations dans l'Office chérifien. Cela va nécessairement s'accompagner de la transformation du statut de l'entreprise publique en SA. Parallèlement, la trésorerie et les quasi-fonds propres seront également sollicités. L'OCP devra assurer le tiers de sa dette vis-à-vis de ses retraités, dont le montant total est de 33 milliards de DH. Le renoncement de l'Etat à la taxe de monopole apportera 800 millions de DH annuel environ. Du moins, le gouvernement sortant l'a-t-il promis. Le reliquat sera à chercher sur le marché de crédit. Pour rappel, le montant des engagements de l'OCP vis-à-vis de ses retraités représente 116% de son actif, affirme Mostafa Terrab, directeur général de l'Office. Les options qui étaient explorées auparavant prévoyaient de faire totalement appel au marché du crédit. «Cela n'aurait pas réglé le problème de fonds. On aurait honoré une dette par une autre dette», explique Lamia Boutaleb, directeur et conseiller auprès du directeur général. L'approche d'externaliser la gestion de la caisse des retraites OCP consiste en revanche à minimiser au maximum l'endettement.
Quant aux avantages qu'accorde le statut de mineur aux employés OCP ils seront maintenus et honorés après le basculement dans la RCAR. Cela concerne évidemment les anciens salariés. Quant aux nouveaux, leur retraite est gérée par les conditions actuelles de la RCAR.

Publié par ocp à 19:30:58 dans News | Commentaires (1) |

23-12-2008  12:42  23-12-2008 12:42
Mise au point  De  Dumarais  Sujet:  Mise au point
Salam3ala tous les phosphatiers du Maroc. Je viens d'avoir accès à ce site qui me semble destiné à un échange constructif d'idées et d'informations. Je suis un TAMCA à la retraite et il me tient à coeur de rappeler aux bonnes volontés que l'OCP n'est pas toujours ce que semble vouloir lui coller comme images certais phosphatiers ou qui prétendent être tels. Si nous admettons toutes ces balivernes, c'est que nous qui avons passé chacun une trente d'années voire un peu plus ou un peu moins selon les cas, n'avons pas été à la hauteur des ambitions de notre Groupe, de ses dirigeants au fil des ans, ni surtout celle de nos glorieux rois et notamment notre vénéré Mohamed VI que Dieu le glorifie et le guide dans la juste voie pour le bien de son peuple qui le vénère sans aucune contrainte. Ceci dit, je conseillerais à mes frères, collègues et amis phosphatiers ou qui veulent se présenter comme tels, de soigner leurs écrits, de souligner les choses pour lesquelles nous voulons attirer l'attention de notre Directeur Général et tout le personnel d'encadrement (Management. En effet, c'est désolant de voir comment sont présentés les sujets tans le fond que la forme. N'oublions pas que le blog est un lieu de rencontre de ceux qui nous connaissent et de ceux qui nous ne connaissent pas ou peu. Le Directeur général actuel a formulé beaucoup de bonnes intentions dont beaucoup sont réalisées ou en cours de l'l'^tre. Laissons lui le temps nécessaire. Comme on le sait, ou du moins devrons nous le savoir, M. Terrab pour le nommer et le managent de l'OCP sont confrontés à des problèmes incommensurables et il ne faut pas exiger d'eux d'apporte toutes les solutions à des problèmes qui ont trainé durant des décennies. Par ailleurs, étant amis de beaucoup d'ingénieurs, il me fait mal au coeur de constater que certains d'entrez nous ne cessent de crier victoire du fait que nous avons maintenant accès aux clubs des ingénieurs, aux piscines etc. Ceci est un gain indénioable mais quant à l'évoquer en triomphateurs est indigne d'une société constituée de femmes et d'hommes phosphatiers. Du reste nos ingénieurs ne sont pour rien dans la "Ségrégation" qui revient dans nos écrits à tout bout de champs. C'est un héritage et M. Terrab y a mis fin avec beaucoup de courage. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut mettre le tout sur le dos des ingénieurs car je suis l'ami de beaucoup d'entre eux, aussi bien ceux envcore en activité que ceux que l'OCP a remercié en les mettent à la retraite et à qui je souhaite du fonds de mon coeur une retraite paisible et bien méritée. Si notre société compte certains indélicats, ne généralisons pas à tous les responsables. Beaucoup sont honnêtes et méritent notre estime. Il est intéressant de rappeler que tous les sujets traités dans le blog ne sont pas vérifiables. Ils peuvent relever de la simple imagination de ceux qui les soulèvent. Néanmoins s'il y'a un sujet qui mérite l'attention de M. Terrab, c'st le cas Madani s'il est avéré. Le management devrait sortir du silence et apporter un brin d'éclaircissement pour éclairer l'opinion publique qui est déçu par le silence autour de cette affaire. Nous pensons que l'OCP n'a pas agir de la sorte sauf parce que la situation le mérite. Mais tout de même, nous souhaitons savoir. Se taire comme l'avait dit un jour Feu Sa Majesté Hassan II que Dieu ait son âme, relèverait d'un "Complt du silence". Nous nous devons d'éclairer notre Direction, en lui faisant part de cerains cas que les responsables de sites ne font pas parvenir à la DG, des cas avérés, en donnant des suggestions, mais pas toujours insulter. La Direction de la Communication de l'OCP nous doit des éclaireges sur les différents faits, par tout moyens adéquats et accessibles à tous les phosphatiers. Notre Directeur général s'est dit ouvert. Profitons de cette aubaine mais de façon efficiente. Nous OE Tamca qui crions victoire, savons nous tous que maintenant nous avons des avantages que les hors cadres n'ont pas ou du moins pas encore? En matière de Prêt hypotécaire par exemple, nous pouvons(Ou vous, puisque moi je suis retraité) concrétiser nos projets sans l'accord préalable, alors que nos chefs de services, de division ou même directeurs qui voient passer nos dossiers en la matière sont obligés de demander l'accord de principe, suivant un classement qui ne favorise pas tout le monde. Savez vous que nos ingénieurs ne savent pas s'ils sont bénéficiaires de la prime d'accession au logement et des frais d'installation? Ils patientent et ne crient pas sur les blogs leur mécontement. Ils savent qu'ils y'a des dirigeants et notamment M. Terrab qui pensent à leurs cas, mais qu'il faut attendre. La crise mondiale et la concurrence sont des consommateurs de temps et d'énergie de nos responsable. Sacahons patienter et faire passer l'avenir du Groupe, et partant de notre cher pays avec nos intérêts propres? Avec le temps tout s'arrangera. J'ai eu écho des information concernant les nominations de M. Drissi à la Chimi et de Bougazzoue à JorfLasfar; Je ne les connais malheureusement pas ni de près ni de loin mais le bien que l'on dit d'eux et leur professionnalisme redonnent de l'espoir. Bonne chance à tous les nouveaux venus et merci à ceux qui sont partis et qui, pour la plupart n'ont pas du tout démérité. Je reviendrai sur le site aujourd'hui ou demain pour signaler certains sujets avérés et dont j'ai entendu parler ces derniers jours. Les réciots des uns et des autres surtout autour d'une table dans un café de coin de rue ou de bonne place, aussi bien à Safi, El Jadida q'à Casablanca portent atteinte au sérieux vieux de près de 90 ans de notre "OCP". J'espère que mon message sera lu par qui de droit.
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Colère Royale 






Dès le début 2006, le Palais royal était déjà conscient de la gravité de la situation. En février 2006, Mohammed VI, très en colère, écarte Mourad Chérif, qu'il n'aime guère, de la direction de l'OCP. Le souverain nomme à sa place Mostafa Terrab, rentré d'urgence de Washington où il était un des hauts cadres de la Banque mondiale. On se souvient que Terrab avait été écarté du sérail marocain en 2002, alors qu'il avait brillamment piloté l'appel d'offres de la seconde licence GSM. Son retour est un signal fort.
Quelques mois après son arrivée, le nouveau patron de l'OCP se débarrasse, en septembre 2006, d'un groupe de dirigeants qui aurait été les complices de Mourad Chérif dans des actes délictueux (faux et usage de faux, visas de marchés antidaté, etc...). Une « restructuration », plaide la nouvelle direction, est à l'œuvre, des cadres nouveaux doivent être appelés à l'état-major. En fait, nous indiquent alors des sources proches du Palais, la réalité est plus simple : les pertes étaient considérables du côté des filiales étrangères créées par la direction financière. Les proches du roi s'interrogent notamment sur les conditions de vente à prix cassé de phosphate, la richesse nationale, à une société américaine dirigée par un ancien cadre commercial du groupe...(...)
morceaux choisis par loufice.blogg du livre de Catherine Graciet et Nicolas Beau, qui sort le 7 décembre 2006, aux éditions La découverte

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