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Retraites OCP | 27 février 2007

 Le montage financier pour mars

· Mc Kinsey dans le plan stratégique

Le montage financier pour l'externalisation de la caisse de retraite de l'OCP est attendu pour fin mars. Ce sera incontestablement un des dossiers que Jettou tient à boucler avant de passer le flambeau au prochain gouvernement. Les enjeux sont importants. Rappelons que la dette implicite, c'est-à-dire ce qu'il faudra verser au titre des futurs engagements, est évaluée à 32 milliards de DH. C'est à peine un peu moins que le budget d'investissement de l'Etat pendant deux années!. C'est la raison pour laquelle le gouvernement met la pression pour désamorcer la bombe. Dès le dernier conseil d'administration du groupe en décembre, Jettou avait ordonné la mise en place d'une commission composée du ministère des Finances et de l'OCP. Le principe de transfert de la caisse au RCAR, à l'instar de ce qui a été fait pour la Régie des tabacs ou encore l'ONCF, est acquis mais pas le financement.


Selon nos informations, sur les 32 milliards de DH nécessaires à l'externalisation, l'OCP dispose de 10 à 11 milliards de DH en trésorerie. Pour les 22 milliards restants, il faut trouver d'autres alternatives, soit par apport en capital de l'actionnaire soit par la levée d'emprunt. Combien l'OCP va lever sur ses propres fonds? Combien l'Etat mobilisera pour le compte de l'Office? Autant de questions qui seront tranchées avant la tenue du prochain conseil d'administration de l'OCP en avril.

Le ministère des Finances a procédé à une évaluation de l'office qui laisse ressortir une structure bilancielle fragilisée par la faiblesse des fonds propres et au coût lié à l'externalisation de la caisse interne de retraite. Une fragilité que contredit néanmoins la contribution du groupe au budget de l'Etat: 500 millions de DH au titre de la loi de Finances 2007.


Si l'option de l'emprunt est retenue, il faudra au préalable régler une autre non moins épineuse question, celle de la garantie de l'Etat. C'est ce que souhaite le management de l'OCP. Ce n'est pas la première fois qu'un établissement public aura à solliciter la garantie de l'Etat: l'ONCF avait formulé la même demande et à peu près pour le même motif: un emprunt pour financer l'externalisation de sa caisse de retraite. Mais l'option n'est pas dénuée de risque. Un emprunt garanti par l'Etat présente l'inconvénient d'alourdir la dette et de détériorer le ratio des finances publiques. Les arbitrages pourraient donc être difficiles pour le gouvernement.


L'externalisation de la caisse de retraite constitue un pan important du plan stratégique du groupe. D'ailleurs, Mostapha Terrab ne va pas seul au charbon. Il s'appuie sur le cabinet international Mc Kinsey, celui là même qui a accompagné le ministère du Commerce et d'Industrie pour l'élaboration du plan Emergence. Cependant, pour exécuter le plan de développement, il faudra assainir la situation financière de l'OCP. En effet, il est difficile de lever des fonds à long terme lorsqu'on a un bilan financier, plombé par le déficit des retraites, précise une autre source.


Un plan stratégique

Le plan stratégique de l'OCP prévoit un schéma d'investissement de plus de 2 milliards de DH annuellement, sur une période de 10 ans. La plan met l'accent notamment sur l' investissement dans des usines de transformation pour donner la priorité à la valorisation au détriment des produits bruts, dans le renforcement de la fabrication des engrais solides ainsi que le développement des mines

Outre ces efforts d'investissement, le gouvernement pourrait activer le projet de changement statutaire, c'est-à-dire la transformation de l'Office en SA et sa mise à niveau sur le plan des normes juridiques et comptables. Des ajustements nécessaires pour permettre au groupe d'affronter la concurrence internationale et conserver sa place de premier exportateur mondial.
L'Economiste

Publié par ocp à 20:33:39 dans News | Commentaires (50) |

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mourraji@hotmail.fr


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Colère Royale 






Dès le début 2006, le Palais royal était déjà conscient de la gravité de la situation. En février 2006, Mohammed VI, très en colère, écarte Mourad Chérif, qu'il n'aime guère, de la direction de l'OCP. Le souverain nomme à sa place Mostafa Terrab, rentré d'urgence de Washington où il était un des hauts cadres de la Banque mondiale. On se souvient que Terrab avait été écarté du sérail marocain en 2002, alors qu'il avait brillamment piloté l'appel d'offres de la seconde licence GSM. Son retour est un signal fort.
Quelques mois après son arrivée, le nouveau patron de l'OCP se débarrasse, en septembre 2006, d'un groupe de dirigeants qui aurait été les complices de Mourad Chérif dans des actes délictueux (faux et usage de faux, visas de marchés antidaté, etc...). Une « restructuration », plaide la nouvelle direction, est à l'œuvre, des cadres nouveaux doivent être appelés à l'état-major. En fait, nous indiquent alors des sources proches du Palais, la réalité est plus simple : les pertes étaient considérables du côté des filiales étrangères créées par la direction financière. Les proches du roi s'interrogent notamment sur les conditions de vente à prix cassé de phosphate, la richesse nationale, à une société américaine dirigée par un ancien cadre commercial du groupe...(...)
morceaux choisis par loufice.blogg du livre de Catherine Graciet et Nicolas Beau, qui sort le 7 décembre 2006, aux éditions La découverte

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