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LOUFICE DES PIJIPIS ____________________OCP DES HORS CADRES

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En quête d'une vérité sur la gestion | 21 mai 2007

En quête d'une vérité sur la gestion

AlBAYANE(5/17/2007)


Le black out total est, paraît-il, la politique prônée par les pouvoirs publics et la direction de l'OCP sur la question des deux rapports d'audit détectant un trou noir et des dysfonctionnements dans la gestion de la boîte. On parle déjà d'une série de démissions et de départs «involontaires», sûrement du côté de la direction des marchés publics, la direction financière et commerciale.

Contactées par nos soins, les hauts responsables de l'Office chérifien des phosphates (OCP) refusent tout commentaire. Réunion de haut niveau, déplacement, communication autant d'échappatoires avancés à la fois par la direction financière, le secrétariat général, ou encore la direction des ressources humaines.

Démissions et départs forcés

Que cache ce mutisme ? Les auditeurs ont-ils vraiment repéré un trou noir dans les caisses de l'office ? Une source bien informée requérant l'anonymat précise que le dysfonctionnement touche non seulement l'OCP, mais s'étend également à d'autres établissements publics qui traitent avec l'Office. Les deux rapports d'audits réalisés par des cabinets français et anglais suscitent déjà des réactions au niveau de la direction. Notre source indique que des responsables ont été poussés à démissionner, d'autres renvoyés alors que certains ont préféré attendre le fin mot de l'histoire avant de prendre des décisions. Des changements sont donc intervenus principalement dans la direction commerciale, le département financier et la direction des marchés publics.
Ce constat est confirmé par le représentant syndical affilé à la CDT, Alaoui Lhouir, qui a, par ailleurs, assuré que l'office connaît depuis quelques temps des mouvements de démission et de départ «forcé». Cela s'explique, car, dit-il, le nouveau management veut instaurer de nouveaux modes de gestion et une nouvelle approche organisationnelle. Néanmoins, il estime que des explications doivent être fournies, l'avenir de la boîte concernant tout le monde.
Alami Lhouir trouve anormal que l'institution parlementaire ne joue pas pleinement son rôle. Les parlementaires votent les budgets des différents établissements publics et ils ont un droit de suivi et de contrôle. Ce droit fait largement défaut au sein du parlement. Pour rappel, le ministre de l'Énergie et des mines, dans le cadre d'une réponse à une question orale posée par le groupe de l'Alliance socialiste à la deuxième chambre, a refusé tout commentaire se contentant de déclarer que l'Office dégage une bonne santé financière.
Cette bonne santé financière et l'amélioration du chiffre d'affaires n'ont pas suffi pour régler les problèmes liés à l'externalisation de la caisse de retraite de l'OCP (32 milliards de dirhams) qui hypothèque l'avenir de plus de 30.000 retraités et 18.000 travailleurs.
La vérité de l'audit sur la gestion de l'office chérifien des phosphates promet de nouveaux rebondissements. En attendant les pouvoirs publics sont vivement interpellés.

Fairouz El Mouden

Publié par ocp à 17:52:24 dans News | Commentaires (0) |

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mourraji@hotmail.fr


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Colère Royale 






Dès le début 2006, le Palais royal était déjà conscient de la gravité de la situation. En février 2006, Mohammed VI, très en colère, écarte Mourad Chérif, qu'il n'aime guère, de la direction de l'OCP. Le souverain nomme à sa place Mostafa Terrab, rentré d'urgence de Washington où il était un des hauts cadres de la Banque mondiale. On se souvient que Terrab avait été écarté du sérail marocain en 2002, alors qu'il avait brillamment piloté l'appel d'offres de la seconde licence GSM. Son retour est un signal fort.
Quelques mois après son arrivée, le nouveau patron de l'OCP se débarrasse, en septembre 2006, d'un groupe de dirigeants qui aurait été les complices de Mourad Chérif dans des actes délictueux (faux et usage de faux, visas de marchés antidaté, etc...). Une « restructuration », plaide la nouvelle direction, est à l'œuvre, des cadres nouveaux doivent être appelés à l'état-major. En fait, nous indiquent alors des sources proches du Palais, la réalité est plus simple : les pertes étaient considérables du côté des filiales étrangères créées par la direction financière. Les proches du roi s'interrogent notamment sur les conditions de vente à prix cassé de phosphate, la richesse nationale, à une société américaine dirigée par un ancien cadre commercial du groupe...(...)
morceaux choisis par loufice.blogg du livre de Catherine Graciet et Nicolas Beau, qui sort le 7 décembre 2006, aux éditions La découverte

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