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Y a pas. Il faut que je balance, que j'en parle, mieux, que je le grave sur papier à la technique lu boxeur thaï, highs kicks, coups de genoux et toute la daube qui traîne avec. Comment vivre sans survivre? Comment régler cette question? La question qui tue, qui me tue. Avec les poings et les mots, j'ai fini par faire le choix de me raconter. Une envie urgente de balancer mes tripes, vider ces nerfs qui me bouffent la tronche et faire ce que j'ai à faire. Les mots, il faut que je les balance comme je balance mes poings et mes jambes sur le ring. Pas de cinéma, pas de bla-bla qui te bouffe ton jus, du punch bien lourd et qui sonne, du vrai de vrai, de l'authentique, une bonne dose d'instinct et quelques larmes de raison. Des mots qui suintent les nerfs, ceux qui sont gravés sous forme de deux rides entre mes sourcils, ceux qui nie rongent le corps au point d'en péter les plombs. Pas de détours, ni de contours, cracher le morceau pas digéré et qui m'étouffe.Une envie urgente de me vider, comme lorsqu'on a super envie de pisser.
Je m'étais aventuré dans les rues de Paname au volant de ma Uno. Rien à foutre ce jour-là, et pas envie de rester cloîtré dans ma piaule ni d'aller avec les gars braquer des sacs dans les bagnoles qui s'arrêtent au feu rouge, à exploser la vitre côté passager avec un marteau pour ensuite choper le sac qui est posé sur le siège, sous la stupéfaction du conducteur qui ne sait jamais ce qu'il doit faire. J'étais monté dans ma Uno, et elle m'a amené au beau milieu de Paname. Les Parisiens étaient tout étranges, ils souriaient, plaisantaient et échangeaient sans se connaître...
Publié par razane à 16:29:34 dans Dit Violent, le livre | Commentaires (0) | Permaliens
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