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Le mort kilométrique

Un utopître passe par l'école de journalisme

Cékimoi/Cékoissa

Arrivé, depuis un an déjà, du 2-9 (département le plus à l'Ouest) dans la presqu'Allemagne française, je saisis le clavier pour faire partager le meilleur ou le pire d'une formation en journalisme!

Dès la première semaine, mes camarades et moi-même avons été initiés à la sacro-sainte règle du mort-kilométrique, à laquelle obéirait l'intérêt du lecteur-spectateur d'un média. C'est donc naturellement que ce fabuleux concept donne son nom à ma modeste contribution à la webosphère...


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Lu dans le canard! Ecrit par ma gueule... | 18 août 2007

Un exemple d'article "série d'été", que la rédaction de Rennes propose à ses lecteurs depuis le début de la période de vaches maigres estivale (plus de festivals, plus de conf' de presse, moins de monde donc moins de faits divers...).
Pour le coup, c'est un reportage que j'ai pris pas mal de plaisir à effectuer... Mais ce n'est pas CQFD (ce qu'il faut dire, détruire, développer...), loin de là. Je laisse juge le web-citoyen de passage :

Une nuit avec la « jeunesse » de l'auberge

Accent méridional à l'accueil, anglais au dîner et espagnol au petit-déjeuner : rencontres métissées à l'auberge de jeunesse du Canal Saint-Martin.

« You go to the hostel ? We stay there too*! ». Une cycliste française aide un touriste italien à porter son sac de voyage sur les derniers mètres menant à l'auberge de jeunesse du canal Saint-Martin. La porte d'entrée affiche complet, en français et en anglais. Les 96 lits sont réservés. À l'accueil, Benjamin explique la marche à suivre. « Vous aurez un lit dans la chambre 24, annonce ce Biarrot. Il y a des draps dans la chambre. Le petit-déjeuner, c'est entre 7 h et 9 h, dans la salle à votre droite. Il me faut une signature ici. » Ici, c'est au bas d'une petite feuille, également bilingue, qui rappelle les valeurs des auberges de jeunesse. Plus que de vendre des nuits et des repas, la vocation des auberges est de « proposer un espace ouvert à tous, un lieu de tolérance de respect et d'échanges entre les peuples », rappelle la charte à laquelle adhère chaque séjournant.

Et l'échange commence en entrant dans la chambre 24, l'une des 40 de l'auberge. Marco, berlinois de 25 ans apprécie la vue sur le canal. « Hier après-midi, je cherchais un covoiturage pour Paris sur internet et j'ai trouvé une offre pour un billet de train Berlin-Paris... avec un Paris-Rennes, en prime », raconte-t-il en anglais. Il vient de rentrer avec un sac de nourriture. Direction la cuisine.

Espaces collectifs

Les préposés à la cuisine d'un groupe de 14 cyclistes parisiens font rissoler des oignons. L'échange s'engage avec le jeune allemand qui prépare du lard et des aubergines pour un plat de pâtes amélioré. Chacun pioche allégrement dans les aromates laissés par d'autres cuisiniers avant eux.

« Depuis Paris, nous empruntons les voies vertes dès que c'est possible, d'une auberge de jeunesse à une autre», confie Ève, l'une des cuisinières volontaires du groupe Mieux se déplacer à bicyclette. Quand ils le peuvent, ils rencontrent les élus pour faire avancer le projet d'une piste cyclable européenne reliant Moscou à Saint-Jacques de Compostelle.

Après un repas face au canal et une visite de Rennes « by night », retour dans les espaces collectifs de l'auberge. Aux murs, des affiches mettent en avant les 22 autres auberges bretonnes et normandes avec qui une offre Pass Bretagne a été mise en place. « Après 5 nuits dans au moins trois auberges, la sixième est offerte. C'est une façon de fidéliser les gens », pense Gérard Val, le directeur.

La famille Débit, des Charentais, étudie ses prochaines étapes avec leur fille Clémence, conquise par sa première visite de la forêt de Paimpont. Sur l'ordinateur du hall d'accueil, deux Italiennes des environs de Milan consultent leurs messages avant de mettre le cap sur un festival suisse le lendemain.

Pas de papiers mais un lit

Quelques bruits de pas et d'éclats de voix dans les couloirs rythment une nuit calme. Dans la cafétéria, un groupe de jeunes espagnoles semble avoir du mal à se réveiller, « mais l'heure matinale du petit-déjeuner nous laisse une journée entière pour aller visiter le Mont Saint-Michel ».

Lasha, lui, ne souhaite qu'une chose : pouvoir rester. Le troisième occupant de la chambre 24, Géorgien en attente de régularisation, a été relâché la veille du centre de rétention de Saint-Jacques. Il attend un nouveau jugement de sa situation en septembre et espère qu'on lui donnera le droit de retravailler et de se soigner en France. Le mois d'août n'est pas synonyme de vacances pour tout le monde à l'auberge du canal Saint-Martin.

*Vous allez à l'auberge? Nous y séjournons aussi. 

Publié par Pourkwapas à 15:45:20 dans -Bed ar stajoù, le monde merveilleux des stages | Commentaires (0) |

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