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Filiiip

Blog un peu simpliste de dessins un peu naïfs (et réciproquement) (quoique)

Moi

Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.

Jean-Luc Parant, Nuit dorées

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Saint-Exupéry, Citadelle, Chapitre CXII | 08 octobre 2006


Si je le désirais je te pourrais créer une civilisation fervente, pleine de joie dans les équipes et de rires clairs des ouvriers qui reviennent de leur travail, et d'un goût puissant de la vie, et d'attente chaude des miracles du lendemain et du poème où l'on fera retentir sur toi les étoiles et où, cependant, tu ne ferais rien d'autre que piocher le sol.

Publié par Filiiip à 16:30:35 dans Saint-Exupéry | Commentaires (0) |

Saint-Exupéry, Citadelle, Chapitre LXXIII | 08 octobre 2006


Un chemin escarpé et glissant surplombait la mer. L'orage avait crevé et la nuit coulait comme une outre pleine. Obstiné, je montais vers Dieu pour lui demander la raison des choses. [...] Il était sur une branche voisine un corbeau noir. [...] "Seigneur, lui dis-je, je comprends bien qu'il soit de Ta majesté de te taire, cependant j'ai besoin d'un signe. Quand je termine ma prière, Tu ordonnes à ce corbeau de s'envoler." [...] Et j'observais le corbeau, mais il se tint immobile.

Publié par Filiiip à 16:21:48 dans Saint-Exupéry | Commentaires (0) |

Saint-Exupéry, Citadelle, Chapitre XI | 08 octobre 2006


Je me souviens de ce qu'il advint d'eux quand mon père parqua les trois mille réfugiés berbères dans un camp au nord de la ville. [...] Ils eurent soif de la soif, et tendant leurs poings dans la direction de mon père : "Scélérat ! Tu nous as privés de la soif, qui est ivresse du sacrifice pour l'amour !"

Publié par Filiiip à 16:16:10 dans Saint-Exupéry | Commentaires (1) |

Saint-Exupéry, Citadelle, Chapitre XLIX | 08 octobre 2006


Et je ne crois pas au repos. [...] Où vois-tu que le cèdre gagnerait à éviter le vent ? Le vent le déchire mais le fonde. [...] Si quelque chose s'oppose à toi et te déchire, laisse croître, c'est que tu prends racine et que tu mues. Bienheureux ton déchirement qui te fait t'accoucher de toi-même.

Publié par Filiiip à 16:12:53 dans Saint-Exupéry | Commentaires (0) |

Saint-Exupéry, Citadelle, Chapitre X | 08 octobre 2006


Mes armées étaient lasses comme d'avoir porté un lourd fardeau. Mes capitaines me venaient voir : "Quand rentrons-nous chez nous ? Le goût des femmes des oasis conquises ne vaut pas le goût de nos femmes".

Publié par Filiiip à 16:09:37 dans Saint-Exupéry | Commentaires (0) |

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