Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.
Jean-Luc Parant, Nuit dorées
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Publié par Filiiip à 16:50:25 dans Esperluette | Commentaires (0) | Permaliens
Suite à ma conversation avec E., gentille visiteuse de ce blog, juste une petite explication à propos du dessin "Partie I, Extrait II : oh"...
C'est évidemment le Christ qui est à l'origine du christianisme, et c'est évidemment Marie qui est "à l'origine" du Christ. Le dessin met en avant cette "origine" par la référence au fameux tableau de Courbet. Au passage, que le sexe soit représenté par une croix permet de suggérer la virginité de Marie, cette croix donnant, me semble-t-il, l'idée d'une fermeture.
Mais surtout, c'est ici la rencontre entre la vie et la mort qui m'intéresse. En effet, le Christ est mort sur la croix, et pourtant, c'est par une croix que sa naissance est désignée. Alors, à ce sujet, tout d'abord : en donnant la vie, me disait un jour une amie nouvellement maman, j'ai aussi donné la mort, puisque toute vie aboutit à la mort.
Concernant le Christ, on peut aller beaucoup plus loin, puisque qu'il est mort ET ressuscité. Donc, par cette croix qui donne la mort et qui donne la vie, on retrouve la suggestion de cette "mort-résurrection". Au final, le projet de ce dessin est d'envisager l'origine du christianisme (donc) dans la double naissance du Christ : une naissance, charnelle, du ventre de Marie, et une seconde naissance, spirituelle, suite à la crucifixion.
Voilà voilà...
Filiiip
Publié par Filiiip à 00:05:29 dans Esperluette | Commentaires (0) | Permaliens
On trouve parfois, dans les églises, des statues portant une église miniature. Par exemple ici, Anne de Kiev, en l'abbaye Saint-Vincent de Senlis.
Pour illustrer le second extrait d'Esperluette, je pense faire référence à cette iconographie, une péripatéticienne en lieu et place de la reine...
Publié par Filiiip à 00:04:34 dans Esperluette | Commentaires (0) | Permaliens
L'origine du christianisme...
Ce dessin ébauche une idée qui s'est imposée à moi quand j'ai cherché à illustrer le second extrait (post précédent). Plus qu'une idée, c'est même une évidence, une évidence telle que ce n'est même plus un blasphème. La croix comme origine du monde...
Pourtant, je préfère trouver autre chose...
Publié par Filiiip à 23:16:30 dans Esperluette | Commentaires (2) | Permaliens
Je sors du parc le ciel semble une menthe à l'eau je déambule dans les rues muettes au coin de la place Saint-Philippe une chapelle attifée de bijoux énormes et de dentelles flasques fait le tapin des catholiques pratiquants elle exhibe un portail moussu qui s'écarte sur son petit jardinet aussitôt émoustillé je pénètre les saints lieux.
Dans une silence gothique et un clair-obscur de circonstance des cierges blanchâtres étoilent le vide d'érections scintillantes plus loin pour se moquer des verticales un peu idiotes les vitraux font des tours de passe-passe grossiers avec la lumière en vieil habitué de ces maisons closes je me laisse griser par l'odeur intime des prières en poussière c'est alors que je remarque une fresque entourée de dorures archiclinquantes.
Publié par Filiiip à 23:15:30 dans Esperluette | Commentaires (0) | Permaliens