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Filiiip

Blog un peu simpliste de dessins un peu naïfs (et réciproquement) (quoique)

Moi

Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.

Jean-Luc Parant, Nuit dorées

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Esperluette, Partie II, Extrait III : à quoi je pense | 19 novembre 2006


"Nu descendant un escalier", Marcel Duchamp, 1912, Philadephia Museum of Art

Les escaliers, la nudité : l'extrait me fait penser à cette oeuvre célèbre du Duchamp cubiste. Cubiste certes, mais le tableau est tout de même refusé par les cubistes eux-même au Salon des Indépendants de 1912 ! Grief : le sujet, le titre, le traitement ne répondent pas à l'orthodoxie canonique de la révolution cubiste. Toutes les révolutions, hélas, ont leurs idéologues et leurs censeurs... Duchamp aura sa revanche, rendant finalement après lui toute révolution artistique impossible (enfin bon, ce que j'en pense, ça se discute quand même !)

Une monographie du tableau a été réalisée par Arte, dont un extrait ici : http://www.artevod.com/player.do?method=playSample&mediaId=1261

Publié par Filiiip à 23:41:29 dans Esperluette | Commentaires (1) |

Esperluette, Partie II, Extrait III | 18 novembre 2006



Je marche.

Je marche à contre-jour.

Je marche à contre-jour sur fond monochrome la rumeur de la foule interprète un prélude de Chopin mais le trottoir en fait exprès d'être gris à chaque pas je regrette l'instant qui s'échoue aussi je cherche au hasard des murs le réconfort des graffiti dégoulineux soudain une voix émouvante me tire de mes hallucinations aléatoires : "C'est deux cents l'amour".

Vingt-quatre marches plus haut nos deux corps nudâtres s'effarent sur un pauvre matelas j'ai au creux de mes mains bleues la tiédeur épaisse et odorante de ses deux seins et je ne sais pas à quoi penser à peine goûté-je le tempo indifférent de sa respiration et la douceur un peu crue de ses yeux noirs quand chute une jouissance incrédule la chambre était obscure.

Un merci bizarre et vingt-quatre marches plus bas je retrouve les gris inquiétants du trottoir toute la journée je serrerai les poings au fond de mes poches pour garder sur mes paumes l'empreinte piquante de l'amour à deux cents.

Et je marche.

Déjà le soleil n'est plus qu'une pomme trop mûre qui tombe des arbres dans les rues pavées de ciel mandarine des filles en robes d'amoureuses valsent aux bras des bandonéons au comptoir des guinguettes le bois sent bon la bière pas chère et le rire des hommes un peu saouls.

Et je marche et je me cogne aux perpendiculaires des boulevards périphériques et bousculé par les rues adjacentes et le long des longs trottoirs qui s'entrechoquent et je marche et j'enjambe les heures qui roulent à terre.

Publié par Filiiip à 11:50:35 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Esperluette, Partie II, Extrait II : le dessin ! | 18 novembre 2006


Et voilà ! Finalement, je n'ai pas fait plus qu'une mise au propre de l'anamorphose.

Publié par Filiiip à 11:40:21 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Divers, Rétrospective Jean-Paul Riopelle au Musée Cantini | 17 novembre 2006


"Lampions", Jean-Paul Riopelle, 1958

Avis aux provençaux : A NE RATER SOUS AUCUN PRETEXTE ! Depuis la semaine dernière, et jusqu'au 4 février 2007...

Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et a été préalablement présentée pendant l'été 2006 au Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg en Russie. L'exposition compte à Marseille cinquante-quatre oeuvres, couvrant l'ensemble de la carrière du peintre, de la fin des années 1940 jusqu'à sa dernière production datant de la fin des années 1980 et du début des années 1990.  Elle réunit une sélection des créations de l'artiste appartenant à la collection du musée, complétée par plusieurs prêts importants qui incluent des pièces remarquables des années 1950 et 1960, provenant en particulier de la collection de la société Power Corporation du Canada.

J'aimais déjà Riopelle, je me suis donc précipité là-bas, et j'en reviens avec cette conviction : 
Riopelle est un artiste majeur du XXème siècle.

Publié par Filiiip à 00:14:32 dans Divers | Commentaires (0) |

Esperluette, Partie II, Extrait II : brouillon issu de l'anamorphose | 16 novembre 2006


Et voilà ! On aperçoit sur ce brouillon le tracé du quadrillage circulaire m'ayant permis de déformer sans vergogne le Picasso (8 secteurs de 15°, soit un angle total de 120°).

Pour retrouver l'image d'origine (du moins ses contours tels que je les ai interprétés), il faut placer sur le dessin un cylindre recouvert d'une surface réfléchissante, coïncidant avec la table de bar (soit un rayon de 10cm exactement sur ma feuille en 40x60). Le reflet affiche alors l'image dans ses proportions initiales.

J'ai rajouté un verre à bière et un cendrier sur la table, et il me faut envisager un fond à ce dessin. Un petit coup d'estompage final, et le tour sera joué :-)

Publié par Filiiip à 23:49:15 dans Esperluette | Commentaires (0) |

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