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Filiiip

Blog un peu simpliste de dessins un peu naïfs (et réciproquement) (quoique)

Moi

Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.

Jean-Luc Parant, Nuit dorées

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Esperluette, Partie III, Extrait I : directions | 10 décembre 2006


"La danse" (esquisse préparatoire), Henri Matisse, 1909

La seconde piste, toujours dans l'idée de ce passage :

Et des chairs transpirantes de kilowatts inconscientes et superbes sculptent le bruit de moiteurs abstraites et tout tout bouge tout bouge tout ge bou bou ge bou tout ge bouge et des dizaines de minutes s'incrustent dans l'air essoufflé et l'orgasme rauque se perpétue en échos solides et danse la sombralgie des lueurs hurleuses [...]

Le trait de Matisse semble beaucoup trop raffiné pour évoquer de genre d'ambiance. Le caractère un peu brut de Rodin paraît convenir mieux. Mais ici, avec l'esquisse, Matisse est encore en recherche, dans un foisonnement gestuel, dans une dynamique instinctive. Pour aboutir à un trait quintessentiel, d'une ultime simplicité, dans la version finale.

Publié par Filiiip à 23:22:28 dans Esperluette | Commentaires (1) |

Esperluette, Partie III, Extrait I : directions | 10 décembre 2006


"Trois faunesses", Auguste Rodin, 1882, Paris, Musée Rodin

Ah, pas évident, cet extrait, je suis en manque d'idées... J'ai pensé à mille choses, sans qu'aucune ne me semble franchement pertinente. Restent deux pistes plus convaincantes que les autres. La première, ce groupe de Rodin, notamment pour illustrer le passage suivant :

Et des chairs transpirantes de kilowatts inconscientes et superbes sculptent le bruit de moiteurs abstraites et tout tout bouge tout bouge tout ge bou bou ge bou tout ge bouge et des dizaines de minutes s'incrustent dans l'air essoufflé et l'orgasme rauque se perpétue en échos solides et danse la sombralgie des lueurs hurleuses [...]

La puissance, le lyrisme, l'érotisme de Rodin, voila pour une première piste, donc.

Publié par Filiiip à 22:51:52 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Esperluette, Partie II, Extrait III : le retour ! | 04 décembre 2006


C'est mieux comme ça ?

Publié par Filiiip à 23:46:01 dans Esperluette | Commentaires (2) |

Esperluette, Partie III, Extrait I : Punish Yourself ! | 03 décembre 2006


Punish Yourself, live aux Abattoirs (Bourgoin-Jallieu), 25 nov 2006

En relisant cet extrait d'Esperluette, je pense au dernier concert auquel j'ai assisté, c'était le 18 novembre, et c'était, donc, Punish Yourself, les cyber-fluo-punks toulousains.

L'extrait d'Esperluette raconte un concert des Rosemary's Babies, groupe toulousain qui n'existe plus, dans une salle de concerts toulousaine qui n'existe plus : la Voie 12. C'est qu'Esperluette a été écrit il y a quinze ans par un jeune toulousain qui n'existe plus : moi-même, désormais ni jeune ni toulousain :-(

Punish Yourself, eux, sont toujours là, et ils font du bruit ! En live, ça fait ça : http://www.youtube.com/watch?v=onRLQF1qrGg

Publié par Filiiip à 02:21:20 dans Esperluette | Commentaires (1) |

Esperluette, Partie III, Extrait I | 03 décembre 2006


III

Dring dring bonsoir des décibels tridimensionnels violent bestialement la lumière noire sur les poitrines éblouissantes des bijoux soubresautent bleutés des filles aux cheveux de kaléidoscope donnent des baisers obscènes à leurs cigarettes bienvenue au concert j'aime bien la brune là-bas au fond à gauche avec ses jambes insensées et son regard en noir et blanc les escaliers ont la tête qui tourne c'est combien pour les Rosemary's Babies ?

Sur mon front opaque de sueur j'aiguise les stridences hystériques de la fée électricité pirouette cacahuète ad libitum la foule se déguise en compression arte povera pourvu qu'on ait l'ivresse je trébuche sur les angles obtus de ma propre suffocation agrippé aux haleines multicolores des spots les trois sataniques rockeurs poussent leur cri primal.

Et des chairs transpirantes de kilowatts inconscientes et superbes sculptent le bruit de moiteurs abstraites et tout tout bouge tout bouge tout ge bou bou ge bou tout ge bouge et des dizaines de minutes s'incrustent dans l'air essoufflé et l'orgasme rauque se perpétue en échos solides et danse la sombralgie des lueurs hurleuses et :

Merci bonsoir !

A la sortie mouillées de sueurs océanes les filles déshabillent leurs chairs insomniaques et se donnent aux regards épris d'idéaux certaines s'étourdissent dans les bras humides d'un mâle héroïque pétri de désirs incohérents et de souffles arythmiques.

Publié par Filiiip à 00:44:58 dans Esperluette | Commentaires (0) |

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