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Filiiip

Blog un peu simpliste de dessins un peu naïfs (et réciproquement) (quoique)

Moi

Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.

Jean-Luc Parant, Nuit dorées

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Esperluette, Partie IV : Edward Hopper enfin ! | 12 janvier 2007


"Eleven AM", Edward Hopper, 1926

Et voilà ! Fort, non ?

La fenêtre est très récurrente dans les univers de Hopper. Tapez "Edward Hopper" dans Google Images, vous allez voir ! Difficile d'en choisir une seule : j'ai choisi celle-là, intuitivement, je la sens particulièrement proche de l'extrait à illustrer. Cette solitude, ce sentiment de vide, cet ennui qui confine à la détresse - il est implacable, ce tableau, et magnifique. Pourtant, la peinture réaliste, c'est pas mon truc, mais Hopper, voilà, c'est mon exception chérie.

Un petit extrait de Wikipedia : "Edward Hopper combine les lignes fines et larges, baignées d'une lumière crue et sans concession, dans laquelle les figures humaines, isolées, semblent être prises au piège. Les sujets sont empruntés à la vie quotidienne des Américains : stations service, motels, voies ferrées, rues désertes. Dans Nighthawks (1942, Art Institute of Chicago), son œuvre la plus connue, des clients esseulés sont assis au comptoir d'un diner dont les néons contrastent brutalement avec les ténèbres environnantes."

Publié par Filiiip à 00:22:21 dans Esperluette | Commentaires (3) |

Esperluette, Partie IV : ... et des hommes ! | 09 janvier 2007


"Violoniste à la fenêtre", Henri Matisse, 1918, Paris, Centre Georges Pompidou

J'avais déjà montré un Matisse dans ce blog, mais difficile de ne pas l'évoquer encore, et difficile de choisir parmi toutes ses fenêtres magistrales. La plus célèbre, peut-être, et ma préférée je crois, est la plus abstraite de toutes : "Porte-fenêtre à Collioure" (ici par exemple : http://www.centrepompidou.fr/images/oeuvres/XL/3L00077.jpg).

Cependant, je voulais une fenêtre "habitée", je voulais une fenêtre regardée. Qu'elle le soit ici par un violoniste, qui semble y chercher l'inspiration, qui semble aussi y trouver la frontière entre le monde et lui, c'est parfait pour l'extrait à illustrer !

Publié par Filiiip à 23:43:40 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Esperluette, Partie IV : Des fenêtres... | 09 janvier 2007


"Le géographe", Jan Vermeer van Delft, 1668, Francfort, Städelsches Kunsinstitut

Dans ce nouvel extrait à illustrer, le narrateur regarde "au travers des rideaux", une "fenêtre traversée par dehors", et il pleut sur "la vitre - la vitre !". C'est la thématique de la fenêtre que je veux donc retenir, parce qu'une fois encore, j'y vois de nombreux liens avec les ancêtres du pinceau.

Quelques noms me viennent à l'esprit, deux entre autres : Vermeer, chez qui la fenêtre est quasi omniprésente, mais toujours de manière latérale, et Matisse, qui a étudié également cette thématique en profondeur, mais cette fois-ci, dans une vision frontale.

Je poste donc un tableau de l'un (ici) et de l'autre (post suivant).

Mais surtout, cette histoire de fenêtre me donne enfin l'occasion de citer un peintre que je voulais placer depuis longtemps dans ce blog(g). Pour cela, rendez-vous deux posts plus loin !

Publié par Filiiip à 23:21:25 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Divers, J'ai occis la Cocotte ! | 07 janvier 2007


Ayant remporté la super-cocotte sur le blog de Fabrice (cf http://www.blogg.org/blog-49816-themes-lecon_d__histoire_de_lard___article_pour_les_fetes___-113574.html), voici ma contribution à l'histoire de lard. Ce dessin devrait être soumis prochainement à l'exégèse des artpaisous.

Publié par Filiiip à 21:50:45 dans Divers | Commentaires (4) |

Esperluette, Partie III, Extrait III : pourquoi jaune ? | 07 janvier 2007


"Le Christ jaune", Paul Gauguin, 1889, Buffalo (NY), Albright-Knox Art Gallery

Le personnage de mon dessin, au départ, était pendu au réverbère. Finalement, je l'ai dépendu, et je l'ai plutôt crucifié sur le réverbère. Et puis je l'ai décloué. Sa tête renversée en avant, c'était la pendaison, ses bras écartés, la crucifixion. Mais ainsi libéré de son réverbère, il semble tout à la fois danser, tituber, et, tout de même, souffrir. Bref : le passage par la crucifixion m'a fait pensé à ce tableau de Gauguin que j'adore, et c'est ainsi que j'ai jauni mon malheureux alcoolique.

Publié par Filiiip à 02:25:46 dans Esperluette | Commentaires (0) |

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