Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.
Jean-Luc Parant, Nuit dorées
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Publié par Filiiip à 22:30:59 dans Esperluette | Commentaires (0) | Permaliens
V
Je regarde dans la rue où les filles sont désirables avec leur postérieur en oméga minuscule et leurs rires imbéciles une insolente gravitation de mâles en éructation perpétuelle font autour d'elles une ronde qu'ils leur dédicacent.
Dans ma chambre de trois mètres de largeur pour cinq de longueur je siffle "Pleurémoi fruit des lèvres" et dehors dans la rue à trois points de fuite on entend bien qu'ils se moquent de moi aussi mon imagination s'amourache de la première venue et s'enivre dans sa chevelure virtuelle qui ondoie bien sûr comme un dos nu fait l'amour mais l'amour ne se fait pas d'ailleurs les anges n'ont pas de sexe.
Et puis quand le soleil bascule sur l'horizon je descends dans la rue revêtu de mes grands gestes pour balayer les bris de joie que leurs éclats ont éparpillé certains sont roses d'autres sont roses et il y en a aussi des roses les fleurs stylisées du soleil couchant s'étiolent en soupirs lumineux moirant cette verroterie de silences insoupçonnés (ma douleur non feinte est une poussière dans l'œil).
J'ai dans la bouche les acides surannés de ma salive inutile je sais bien que le bonheur ça n'arrive qu'aux autres je lis dans mes crachats doux amers semence infertile une avenir qui est le mien un avenir qui dit EN CAS D'URGENCE BRISEZ LA VITRE.
Maintenant il fait nuit.
Publié par Filiiip à 22:16:24 dans Esperluette | Commentaires (0) | Permaliens
Pas la tête au blog en ce moment... J'ai enfin consacré une heure au dessin ce week-end : un mois que ça n'était pas arrivé. Comme on le voit, je ne m'en sors toujours pas, avec cette fenêtre dans la tête/cette tête dans la fenêtre. Il va falloir décaler l'idée, la déplacer vers autre chose...
J'ai rouvert un bouquin sur Matisse pour trouver des idées. J'en pleurais presque tellement c'était beau (oui, je suis très sensible en ce moment) ! Les couleurs que j'ai utilisées dans ce dessin sont issues de la "Porte-fenêtre à Collioure". Moi, je la vois, cette porte-fenêtre, dans le dessin, mais il n'y sûrement que moi pour la voir !
Dans le vrai dessin, il me semble qu'on voit mieux en quoi la moitié gauche du visage (en gris) pourrait aussi représenter un volet de la porte-fenêtre, le second volet (en gris également) étant constitué par la "chevelure" à droite du visage.
Publié par Filiiip à 20:38:31 dans Esperluette | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Filiiip à 01:23:58 dans Esperluette | Commentaires (4) | Permaliens
Ca n'a rien à voir avec le schmilblick esperluétistique.
Mais plutôt à voir avec Radiohead, et pour le coup, avec Thom Yorke. Ceux qui me connaissent savent que je me transforme en groupie prépubère hystérique dès qu'il s'agit de ce groupe cultissimesque. Voici que je viens de trouver ce live de Thom Yorke sur la radio anglaise XFM. Il s'agit de "Analyse", titre extrait de l'album solo du "lead singer" de Radiohead.
Je dis :
WAH.
Et c'est là : http://filiiip.free.fr/04.%20Analyse%20(Live%20XFM).mp3
Publié par Filiiip à 00:47:18 dans Divers | Commentaires (2) | Permaliens