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Filiiip

Blog un peu simpliste de dessins un peu naïfs (et réciproquement) (quoique)

Moi

Il n'y a pas plus éloigné que le monde où nous sommes. Nous ouvrons les yeux mais tout est inaccessible, nous ne pourrons jamais atteindre ce que nous voyons. Nos yeux se sont ouverts pour nous montrer à quel point nous sommes loin de tout, à quel point il a fallu nous éloigner de tout pour pouvoir exister.

Jean-Luc Parant, Nuit dorées

C'est lié...

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Divers, Miss Prairie c'est elle ! | 21 mars 2007


Bises à toi, miss ;-)

Publié par Filiiip à 23:07:42 dans Divers | Commentaires (3) |

Esperluette, Partie V, Extrait I : variation sur le thème | 21 mars 2007


Voici voilà, voili voiça, une tentative de variation sur le thème de la "Chambre à coucher" de Vincent...

Publié par Filiiip à 22:33:30 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Esperluette, Partie V, Extrait I : Van Gogh encogh ! | 21 mars 2007


"La chambre à coucher", Vincent Van Gogh, 1888, Musée Van Gogh, Amsterdam

"Dans ma chambre de trois mètres de largeur pour cinq de longueur..."

Je me rappelle avoir écrit cette phrase, à l'époque, en souvenir d'une lecture de Paulina 1880, de Pierre-Jean Jouve, entendue sur France Culture.

Aujourd'hui, l'image mentale que dessine cette phrase me renvoie à la chambre de Vincent.

Publié par Filiiip à 22:30:59 dans Esperluette | Commentaires (0) |

Esperluette, Partie V, Extrait I | 21 mars 2007

V

Je regarde dans la rue où les filles sont désirables avec leur postérieur en oméga minuscule et leurs rires imbéciles une insolente gravitation de mâles en éructation perpétuelle font autour d'elles une ronde qu'ils leur dédicacent.

Dans ma chambre de trois mètres de largeur pour cinq de longueur je siffle "Pleurémoi fruit des lèvres" et dehors dans la rue à trois points de fuite on entend bien qu'ils se moquent de moi aussi mon imagination s'amourache de la première venue et s'enivre dans sa chevelure virtuelle qui ondoie bien sûr comme un dos nu fait l'amour mais l'amour ne se fait pas d'ailleurs les anges n'ont pas de sexe.

Et puis quand le soleil bascule sur l'horizon je descends dans la rue revêtu de mes grands gestes pour balayer les bris de joie que leurs éclats ont éparpillé certains sont roses d'autres sont roses et il y en a aussi des roses les fleurs stylisées du soleil couchant s'étiolent en soupirs lumineux moirant cette verroterie de silences insoupçonnés (ma douleur non feinte est une poussière dans l'œil).

J'ai dans la bouche les acides surannés de ma salive inutile je sais bien que le bonheur ça n'arrive qu'aux autres je lis dans mes crachats doux amers semence infertile une avenir qui est le mien un avenir qui dit EN CAS D'URGENCE BRISEZ LA VITRE.

Maintenant il fait nuit.

Publié par Filiiip à 22:16:24 dans Esperluette | Commentaires (0) |