ceinture de soie | 28 février 2008
La ceinture de soie immobilise tes poignets mais les nœuds sont suffisamment lâches pour que tu puisses t'en libérer.
Tu es ma prisonnière, celle que j'ai ravie à son destin.
Tu sais que tu pourrais fuir et, pourtant, tu restes.
Moi, je m'enhardis, promène ma bouche du bout des seins au creux de ton nombril.
La balade te fait rire.
Ton rire me provoque.
Je prends d'assaut ton intimité.
Tes hanches se soulèvent.
Tes cuisses s'écartent.
Je m'abandonne à ton désir.
Publié par topxine à 18:16:22 dans GABRIEL DE-MENAGE (20)
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Permaliens
le temps... | 21 février 2008
Quand ma bouche nord croise tes lèvres sud, que tu envoies valdinguer tes bras à babord et tribord, que je relève et écartèle tes jambes en est et en ouest, quand tu feules en tremblant de tous tes membres, quand je te baragouine des mots passionnés dans une langue qui n'appartient qu'à nous, quand tu t'arques et que tu me décoches des cris fous...
... le temps, le temps n'a vraiment plus aucune importance.
(à suivre de très près)
Publié par topxine à 22:28:29 dans GABRIEL DE-MENAGE (20)
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Permaliens
parfait parfum | 20 février 2008
Mon long foulard noir, badigeonné de mon Lacoste bleu favori, te chavire. Je le jette nonchalamment sur ton visage et tes traits s'effacent. Ton souffle gonfle le tissu. Je m'attarde du bout des doigts sur ton ventre nu.
Tes membres s'écartèlent, ton entrecuisse m'invite. Tes soupirs explosent de joie. Je déshabille ton menton, ta bouche. Tes lèvres sont molles, entrouvertes, offertes. Je me sais goulu de ta langue.
Tu t'affoles.
Je dénude alors tes yeux clos. L'une de mes mains emprisonne tes poignets au-dessus de ta tête, l'autre s'encanaille, serpente entre les fesses, s'engouffre. Tu ondules, tu te liquéfies, tu grondes du fond de la gorge. Tu écartes faiblement les paupières, ton regard s'allume un instant. Tu me chuintes « non, non », je te serine « oui, oui », ...
(à suivre de près)
Publié par topxine à 07:41:53 dans GABRIEL DE-MENAGE (20)
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Permaliens
Avoir confiance ! | 18 février 2008
Une relation privilégiée se construit pas après pas sur une pratique d'échanges, sur un désir de confidences, sur une certaine compréhension et, finalement, sur une forte confiance en l'autre.
S'il n'existe plus ni échanges ni confidences, la compréhension n'a plus grand'chose sur laquelle s'asseoir, se poser, se reposer. La confiance du coup s'effrite et voilà la relation bien mise à mal...
Ne reste plus alors que la pénible résolution des difficultés quotidiennes et, bien que celle-ci puisse être pimentée par de puissantes et agréables pulsions sexuelles, cette vie de tous les jours se détériore malgré tout, se banalise de jour en jour, se dégrade peu à peu.
Comment peut-on comprendre l'autre s'il n'exprime plus ce qu'il ressent ?
Comment bâtir l'amour si la relation n'est plus privilégiée ?
Comment avoir confiance en l'autre si on a l'impression très nette qu'il nous cache ses sentiments et qu'il ne nous considère plus que sous un angle strictement fonctionnel ?
Sur quelles émotions baser une telle liaison ?
Voilà tant de questions (et les réponses sont bien moins complexes que celles d'un seul pourquoi !) pour lesquelles il ne reste plus que l'incertitude, le doute, l'inquiétude et, partant, un vaste manque de finalité.
Ne plus y croire et s'attendre au pire, serait-ce donc tout ce qu'il resterait ?
Gabriel.
Publié par topxine à 16:53:36 dans GABRIEL DE-MENAGE (20)
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Permaliens
teXtos