Publié par topxine à 22:37:10 dans GABRIEL'S PAGES (75) | Commentaires (11) | Permaliens
J'habite à cinquante kilomètres de la capitale. C'est une ville pas bien plus grande qu'une confiserie. En proportion, je vis dans une maison pas plus vaste qu'une boite à biscuits, avec à l'avant une rivière pas plus mouvementée qu'un pipi de gamine dans le caniveau.
Tout est à l'avenant : le jardin sur le côté ne dépasse pas la taille d'une poignée de bonbons et celui du fond ressemble très fort à un set de table verdache où seraient jetées en vrac les quelques friandises.
Bien vu, bien entendu, je ne fais pas tache dans l'ensemble : minuscule, discrète, effacée.
Je ne fais certes pas le poids face aux collimateurs.
C'est pourquoi je ne serai jamais assez folle pour les affronter.
3 juillet 2006
Publié par topxine à 08:00:07 dans les Alice's déballages | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par topxine à 05:59:19 dans les Alice's déballages | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par topxine à 08:54:42 dans les Alice's déballages | Commentaires (4) | Permaliens
J'aime faire du vélo en robe courte, quand il fait chaud s'entend. Les véhicules qui me croisent me donnent toujours l'impression de faire une légère embardée à mon approche et ceux qui me dépassent freinent souvent à ma hauteur, le temps de me laisser croiser les cuisses une fois ou deux. Les passants, quant à eux, s'arrêtent à mon passage, un bref instant, et leur regard fugace au long de mes jambes me caresse davantage que les câlineries du vent.

Je ne devais pas fleurer très bon aux aisselles et, d'ailleurs, je percevais non sans honte les effluves du frottement de la selle sur mon entrejambe. Ce n'était sans doute pas un jour pour rencontrer l'amour, à moins que lui-même soit porté sur les odeurs fortes de l'intime ou le gluant d'un corps perdant ses eaux.
J'effectuai ainsi une dizaine de kilomètres dans les chemins de rase-campagne, en croisant d'abord un troupeau de vaches bien trop benêtes pour voir en moi autre chose qu'un train à deux roues, un fermier centenaire ensuite sur son tracteur bien trop surélevé pour voir autre chose que mes cheveux recouvrant ma poitrine et, enfin, une gamine à vélo bien trop jeune pour voir en moi un modèle à suivre dans ses années qui viendraient.Je n'oserais conter ce dont j'ai bien pu rêver durant ma sieste.
Tout ce que j'avouerai, c'est que je me suis réveillée fourbue, les muscles des jambes et des bras complètement noués, les lèvres gercées en dépit de la canicule, la poitrine haletante et le ventre écartelé.J'ai remonté en selle comme une cow-girl après dix jours de chevauchée.
Je m'étais ce jour-là vétue d'un seul chiffon pour bien peu de choses parce que, au retour, je ne rencontrai personne ni quiconque qui soit bien passionnant.Publié par topxine à 04:50:40 dans les Alice's déballages | Commentaires (0) | Permaliens
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