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Sculpture de lumière de Pierre Huyghe (droits réservés)
L'autel est posé, un lieu surnaturel, entre Vésuve et Delphes. L'heure mystique est sonnée.
Quel est ce four d'Hadès, nom qu'on ne prononce qu'avec parcimonie par crainte des mauvais augures, qui nous ouvre ainsi les portes de l'enfer, façon conte de fée, romantique, éphémère ? Quelle Eurydice recherchez-vous qui vous fera franchir les limites, tel Orphée ?
Les fumerolles intriguent, attirent, osera-t-on mettre la main ? Approchez, approchez. Le feu est sans doute quelque part dans le fond. Quel enfant guettera, Anne, ma sœur Anne, que vois-tu donc au fond du puits ? Le curieux s'y fera ravir, l'innocent absorber.
Le dais n'offre aucun lit à la sérénité. Etendez-vous là-bas et votre compte est bon. Le roi est nu, brûlé, mais il respire encore. Couche impossible, no sex, no future.
L'enfer médiatique est là, séducteur et rapteur. A quelle ascèse hindoue voudrait-il nous initier, quand le temple se livre ainsi, saint des saints et tout le saint-frusquin, impudique, tout donné ? A celle du virtuel, qui clinque et qui clignote, à celle d'un jeu puissant, chemin initiatique vers un hypothétique dragon.
Morts par fluorescence statuaire, Pierre Huyghe nous condamne à la chaise médiatique, gaz et électricité au seul étage qui vaille. Qu'elle était belle cette mort promise comme une soumise.
Publié par Anthropia à 15:48:04 dans Pierre Huyghe | Commentaires (0) | Permaliens
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