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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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    Question maison, patron voyou ? | 29 avril 2008

    Cliché Anthropia

    Rubrique archi

     

     

    Un coup sur la tête.

    Vous regardez une émission sympa, bon enfant,

    une émission qui devient culte,

    façon on y retourne chaque semaine,

    pour le dessin à main lever de l'architecte,

    pour les bons reportages,

    avec la voix craquante d'une commentatrice,

    dont on ne voit pas la tête,

    mais dont on devine l'humour,

    pour la visite des maisons,

    et les idées déco.

     

    Bref, vous regardez chaque semaine

    depuis la nuit des temps, c'est-à-dire

    depuis sa création, Question Maison

     

    Quand vous découvrez aujourd'hui sur Libé,

    que sa maison de production,

    Sacha Production,

    ne respecte pas la convention collective

    des intermittents du spectacle,

    ne paie pas les heures dues au tarif dû,

    et vient de licencier 25 personnes

    qui osaient s'offusquer de ces pratiques anti-sociales.

     

    Alors s'immisce en vous une question minuscule,

    une idée à cent sous,

    un point de vue citoyen,

    même pas éthique, simplement cohérent,

     

    Dois-je boycotter Question Maison ?

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:41:20 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) |

    Faire-part | 21 avril 2008

    droits réservés

     

     

    La petite M. est née ce jour.

    Elle pèse 52 kgs et mesure 1,75 m.

    L'atterrissage s'est bien passé.

    Rien de cassé. Elle s'est mise seule sur ses pattes.

    Bienvenue à M. au zoo de M..

     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 18:07:58 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) |

    Après la franchise, les lunettes | 14 avril 2008

     

     

     

    Après la franchise, les lunettes.

    Ce gouvernement a tout d'une brute.

    On a l'impression qu'ils passent leur nuit à chercher

    de quoi s'acharner sur les Français pauvres.

     

    Roselyne Bachelot à présent. Elle affiche la couleur. L'optique.

     

    Quoi de plus utile pour trouver un travail,

    ou pour vivre tout simplement,

    qu'une paire de lunettes si on a des problèmes de vue.

    Ce devrait être le premier motif de remboursement, ça, et les dents.

    En Allemagne, les frais INTEGRAUX de ces deux indispensables

    sont pris en charge par l'assurance maladie.

    En France, les mutuelles avaient réussi

    à prendre la main sur ce type de remboursement.

    Cela les rendait "indispensables". Elles ne croyaient pas si bien dire.

     

    Le gouvernement a décidé que la privatisation des remboursements, c'est bien.

    Bientôt, la Sécurité Sociale ne remboursera plus les lunettes, ni montures, ni verres.

    A quand les dents ?

    Et pour ceux qui n'ont pas de mutuelles, les pauvres quoi, tant pis pour eux.

    J'espère que les personnes âgées et les ouvriers

    qui ont voté pour ce gouvernement

    se rendent enfin compte de ce qu'ils ont fait.

     

    Qui a dit qu'il n'y avait pas de différence entre la gauche et la droite ?

     

     

    Optique: appel de la Mutualité française

    Le président de la Mutualité Française Jean-Pierre Davant a appelé aujourd'hui

    la ministre de la Santé Roselyne Bachelot à "négocier"

    sur la question du remboursement des frais d'optique,

    prévenant que les mutuelles ne font pas "de bénéfices".

    Hier soir, Roselyne Bachelot a jugé que la question de confier

    aux complémentaires santé la totalité du remboursement des soins d'optique "est posée".

    Mme Bachelot estime qu'il faut "les mettre en concurrence",

    avec "un vrai outil de régulation, fasse preuve qu'elles ont un avantage, une valeur ajoutée",

    mais surtout si l'on fait "passer le remboursement de tel ou tel secteur vers les organismes complémentaires,

    il faut faire en sorte que tous les Français soient couverts par une complémentaire".

    Source : AP

     

     

    Ah, désolée, si vous avez du mal à lire cette dépêche AFP,

    adressez-vous à Roselyne Bachelot pour lui demander de renoncer à son idée

    d'obliger tous les Français à posséder une assurance complémentaire,

    le plus bel enterrement de la Sécurité Sociale qui soit.

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:13:28 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (3) |

    La vérité du Djeun | 12 avril 2008

    Jaume Plenso

    One thought fills immensity

    Galerie Albion

    Cliché Anthropia

     

     

     

     

     

     

    Le concept de « jeunisme » qui envahit la médiasphère,

    des pages de pub pour la wii-fit

    aux diatribes des nostalgiques des temps hiérarchiques

    à la Finkelkraut,

    ne vaut pas tripette.

     

      

    Qu'est-ce à dire ?

    Que lorsqu'un concept ne rend plus compte de réalités très plurielles,

    il doit être abandonné.

     

    Qu'y a-t-il de commun entre un jeune de 15 ans,

    un jeune de 25 ans, un jeune de 35 ans,

    un jeune de 45 ans, un jeune de 55 ans,

    un jeune de 65 ans ?

     

     

    Rien.

     

     

    Qu'ils achètent des consoles de jeux,

    qu'ils portent des Converse ou qu'ils écoutent Grand Corps Malade

    ne change rien à l'affaire.

     

     

    Ils vivent sur des planètes différentes,

    ne voient pas la vie du même point de vue,

    même si leur look emprunte à l'uniforme mondial.

     

     

     

    C'est même ça qui brouille les pistes ; 

    quelques épithètes de la consommation standard,

    pratiques, confortables, synonymes de détente et de jouissance,

    se sont mondialisés dans une langue collective.

    L'iconographie est rassembleuse.

     

     

    Mais grattez le blouson, éteignez l'écran, balancez les sportshoes ;

    allez voir à l'arrière, les années marquent toujours la différence.

    Remisé le bleu de vie publique, chacun retrouve sa nature privée.

     

     

     

    Je me souviens dans les années 90

    avoir invité une cinquantaine de personnes,

    dont toutes disaient qu'elles faisaient dans la Communication,

    pour qu'elles racontent le détail de leur métier.

     

    Et la soirée s'était passée à faire le tour de ce concept,

    montrant son flou et son inadéquation à la réalité.

     

    Cinquante métiers, du webmaster à l'attachée de presse,

    du journaliste d'entreprise à l'organisateur de salons,

    du consultant au monteur de court-métrages,

    du prof d'école de com' au spécialiste des murs d'écran.

     

    Le concept de com' ne rassemblait rien.

     

     

     

    Et si j'invitais sur ce blog tous les Djeuns patentés,

    n'afficheraient-ils pas la même diversité,

    le même grand écart entre un mot fourre-tout

    qui ne veut rien dire et l'infinie richesse des profils.

     

     

     

    Djeun est un prêt-à-penser,

    utile surtout aux stigmatisateurs de la post-modernité

    et de la jeunesse.

     

     

    Et si nos intellectuels se mettaient enfin à approfondir,

    peut-être verraient-ils dans les temps actuels,

    une ribambelle sociétale

    qui cherche une nouvelle définition d'aujourd'hui,

    s'émancipant des regrets d'hier.

     

     

     

    Un homo technologicus,

    mâtiné de développement personnel et de spiritualité,

    se dépatouillant avec son intimité

    et son corps face à l'intimité et au corps de l'autre.

     

     

    Un nouveau rapport, qui ne passerait plus par le social.

       

    En quelque sorte, l'homme intimal.

     

     

    Est-ce pour cela qu'on l'appelle djeun ?

    Parce que jusqu'à aujourd'hui,

    seule l'enfance montrait cette part secrète de soi à vif,

    cette fragilité de l'être,

    qui ne joue pas l'évidence de l'être fort, de l'être unifié.

     

     

     

    Un sujet, qui s'accepte comme être fragile, quelque soit son âge.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 12:11:48 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

    Préjugés | 07 mars 2008

     

     

    Où on apprend

    que le coût de l'emploi 

    en France est de 24 dollars/heure,

    27 en Grande-Bretagne et 34 en Allemagne.

    (Statistiques américaines)

     

    A force de les entendre, ces patrons français,

    Se plaindre du coût du travail,

    On se prendrait à les croire.

     

     

     




     

     

    Publié par Anthropia à 23:22:43 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

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