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Peace and love
(Droits réservés)
Cela se passe en région,
cela aurait pu se passer à Paris.
Un de mes clients a eu une altercation,
avec un de ses salariés, appelons-le Hugo,
en procédure de divorce, surendetté,
et ce jour-là, en proie à une saisie du fisc sur son salaire.
Il reviendra le lendemain,
armé d'un fusil,
et il se suicidera, il l'aura voulu, devant tout le monde.
Mon client prend peur, il pense à Colombine,
à ces types américains qui pètent les plombs
dans la rue, au milieu d'une cafeteria,
qui se mettent à canarder tout ce qui bouge.
Alors mon client appelle la police,
demande une intervention en civil, discrète,
juste au cas où il mettrait ses paroles à exécution,
parce qu'il l'a répété deux fois, Hugo, qu'il veut se suicider
dans le bureau du patron, devant tout le monde.
L'après-midi, mon client pas tranquille
rappelle au commissariat, pour insister, il précise qu'il veut juste sécuriser,
que le type n'est pas physiquement menaçant,
que c'est au cas où, pour éviter qu'il se suicide
ou qu'il pète les plombs, mon client a charge d'âmes.
Le lendemain matin, Hugo arrive,
semble-t-il plus tranquille,
et un camion de police aussi,
six gros bras, en uniformes,
armes et taser au poing.
Ils sautent sur le type, le collent au mur,
lui écartent les jambes violemment,
le menotent en le tutoyant,
et l'entraînent dans le camion ;
à ce moment-là, deux autres arrivent,
des officiers, pour vérifier que cette arrestation
se passe bien.
Et mon client est furieux, va voir les policiers,
ah mais, il n'avait pas menacé, j'avais dit de faire en douceur,
l'homme n'est finalement pas armé,
mais tout de même emmené au poste,
gardé à vue 24 heures.
Mon client jura mais un peu tard
qu'on ne l'y prendrait plus.
Publié par Anthropia à 10:13:32 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) | Permaliens
Bulle
représentant l'équipe et quelques artistes
de la Galerie Air de Paris
peint par Navin Rawanchaikul
Cliché Anthropia
Glané pour vous lors des repas en ville, ces petites rumeurs,
dont on ne sait si elles sont vraies ou pas :
- Le gouvernement français au moment de sa constitution
doit être présenté devant un comité des banques
avant d'être officiellement nommé.
Je savais déjà que
sans l'alliance du premier ministre et du Président,
c'est le Ministre des Finances qui arbitre les décisions.
Mais les banques valideraient carrément les ministres
et pas seulement celui des Finances ?
- Qui finance la Réserve américaine
dans son plan de soutien aux banques ?
Les fonds souverains off shore ?
En attendant que les contribuables américains remboursent ?
En voilà trois bonnes questions.
- Au lieu d'investir dans un fonds pour sauver les banques,
z'auraient mieux fait d'aider les propriétaires défaillants
à conserver leurs maisons.
Finalement les contribuables
vont financer le parc immobilier des banques,
pour des biens qui sont paraît-il
de piètre qualité et probablement invendables,
vue la crise immobilière actuelle.
C'est un jeu à qui perd gagne dans tous les sens.
- En France, la catégorie de salariés la plus importante
est constituée d'employés de banque.
(je croyais que c'était les profs, et ben paraît que non).
Je me demande si c'est le cas aux USA.
Peut-être ont-ils sauvé les banques
pour sauver leurs salariés ?
Et pas seulement à cause du lobby bancaire.
Publié par Anthropia à 10:27:02 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Cliché Anthropia
Zaka Hadid 2007
FIAC, Paris, 2007
"De jeunes apprentis-djihadistes français "se rendent aujourd'hui
dans la zone pakistano-afghane
pour y recevoir enseignement et entraînement", nous dit MAM,
notre Ministre de l'Intérieur.
Voilà ce qu'on appelle l'esprit en escalier
ou un plan de com un peu tardif, non ?
Vous vous faites contester sur un fichier Edvige ?
Vite, vite, inquiéter les Français,
les convaincre par la preuve par neuf,
que les fichiers sont indispensables.
Mais que je sache, le seul problème de ce fichier,
c'est qu'il ne recense pas les délinquants,
mais tous les autres, qui ne le sont pas.
Que la police nous protège des fautifs, nous on s'occupe des autres.
Publié par Anthropia à 11:42:59 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Cliché Anthropia
Le chat, sentinelle de l'invisible.
Jacques Hellul
Publié par Anthropia à 12:59:43 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Cliché Anthropia
Untitled character
Roth Stauffenberg
Art Basel 2008
Je zappe, je zappe. Deuxième série de la soirée. J'en suis à 22 morts,
dont une vingtaine par naufrage d'un ferry, deux immolés dans le désert.
Si je multiplie par 365 jours, je dois bien voir pas loin de 1000 morts par an.
Sans compter ceux des week-ends, multiplier le tout par deux ou trois,
surtout quand il pleut.
Je presse les boutons sur ma télécommande et je vis la mort par procuration,
les chairs, les os, les corps bleus, les tas de morts, la charpie, les morceaux,
la mort tous les soirs, depuis quand je n'ai pas vu un vrai mort ?
Je me joue le trauma par délégation, Auschwitz, Verdun même combat,
qu'est-ce qui nous prend à nous les contemporains,
de vouloir vivre ça tous les soirs ?
Publié par Anthropia à 08:46:43 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
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