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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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    Petits agacements avec Ségolène | 22 juin 2007

     

     

    Ségolène énerve au sein du PS, nous dit-on.

     

     

    Oui, elle énerve passablement les partisans de Fabius ou Mélanchon, qui ont avancé le slogan du SMIC brut à 1500 Euros. Mais les autres ?

     

     

    Que dire d'un slogan qui fait le tour de passe-passe d'annoncer aux Smicards l'évolution quasi-automatique de leur minimum, on sait en effet que le SMIC cela augmente chaque année peu ou prou sur la base de la hausse du coût de la vie, et qu'avec un coup de pouce parfois, on peut au lieu d'être pingre comme l'est notre Prime-Président à 2%, on peut faire un petit effort à 3%. Donc si vous suivez la progression, cela vous amène dans les cinq ans à ce SMIC-là. C'était donc une promesse de gascon, n'en déplaise à Monsieur Fabius, un "tour de passe-passe communicationnel", destiné à se rallier automatiquement, le croyait-on, 17% de la population active, à savoir les Smicards.

     

    Mais la proposition avait un handicap certain, c'était qu'elle faisait trembler les autres salariés, ceux de la classe moyenne, ceux qui ne sont donc pas riches à moins de 4000 Euros par mois, qui eux voient depuis des décennies leur train de vie se restreindre, mangé par les notes de téléphone, la hausse des loyers -car ceux-là n'ont pas droit au prêt à taux zéro, aux aides de la ville de Paris pour les jeunes proprios, à l'APL, à la part réduite à la crèche et à la cantine, bref, tous ceux qui paient tout plein pot, mais qui sont d'une certaine façon empêchés de croître et de multiplier. Car on parle de la croissance nationale, de celle du PIB -indicateur débile, mais quand parlera-t-on de la croissance du couple avec deux enfants gagnant 2000 euros, c'est à dire pas assez pour s'en sortir, notamment à Paris et dans les grandes villes, or justement, il y habite dans les grandes villes.

     

     

    Ségolène Royal commence l'aggiornamento, le grand ménage, elle s'intéresse ainsi à tous les Français, je veux dire, aux 80% des Français, les autres, hauts revenus, boursiers, rentiers, ne sont pas invités à cette table-là, non mais, il ne manquerait plus que cela.

     

    Et ces 80% des Français ne s'y retrouvent pas dans le discours "misérabiliste de la gauche". D'ailleurs, pour ceux qui ont voté Sarkozy, je pense qu'ils ne le savent pas encore, mais ils ne s'y retrouveront pas non plus avec le Prime-Président.

     

     

    En cela, Ségolène Royal fait bien de reposer les valeurs de la gauche. Pour qui, pour quoi combattons-nous ? Pour les salariés de tous poils, pour une France, un groupe national, pour une majorité des Français qui veulent être de la fête. En ce sens, ouvrir tous les débats, sans oeillères, n'en déplaise à Monsieur Mélanchon, est un devoir de la gauche en cette période de refondation. Défendre les faibles, certes, mais aussi les "normaux", les pas riches, les qui bossent dur et qui ne voient pas les fruits de leur travail. Ce n'est pas Travailler plus pour gagner plus, c'est cesser de souffrir en travaillant.

     

     

    Alors, moi j'ai envie de suivre cette piste-là, elle est décapante, elle ne s'embarrasse pas de "mains sur le coeur". Elle fait le boulot courageusement.

     

     

    Ah, oui, c'est vrai. Ségolène a parlé de la généralisation des 35 heures, qui n'était pas une bonne chose. Un autre dogme. Oui, dans les hôpitaux, dans les TPME, généraliser les 35 heures, c'est introduire du risque social, car ils n'en ont pas les moyens. Je l'ai vu quand j'ai fait des centaines d'accords. Les petites boîtes qui n'avaient pas les reins assez solides pour augmenter de 10% la masse salariale, de créer des emplois à hauteur des baisses de temps de travail.

     

     

    Mais les TPME devraient regarder vers leur droite, car celui qui vient de généraliser les 35 heures, au détour des heures supplémentaires, c'est notre ami Sarkozy. En effet, là où les TPME ne payaient que 10% supplémentaires sur les heures travaillées entre 35 et 39, elles ont la joie de découvrir que désormais elles paieront 25% supplémentaires sur ces mêmes heures. C'est en fait la réelle généralisation accomplie par la droite, on aura tout vu.

     

     

    Alors, on nous dit qu'il y aura une usine à gaz qui permettra de compenser par un financement spécial. Ah, l'Etat compenserait donc cette généralisation. Voyons, voyons, quelle caisse va-t-il taper ? Les cotisations de Sécu ?, l'UNEDIC, patronnée par son cher frère ? Pas du tout. Vous verrez, la bonne fée "TVA sociale", d'un coup de baguette magique, va avancer l'argent aux petites entreprises. Enfin, si elle y parvient, car en ce moment, c'est une vraie déesse Shiva, à mille bras, quand on voit tout ce qu'elle devra financer. 

     

    Donc pour résumer, nous, le peuple des 80%, nous allons financer le passage de fait aux 35 heures, horaire devenu de base pour toutes les entreprises. Pour une droite qui pleurait depuis cinq ans, c'est tout de même bien paradoxal.

     

     

    Publié par Anthropia à 09:46:08 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (14) |

    Mailons-nous d'Arrêt sur Images | 20 juin 2007

     

    Si vous aussi vous trouvez qu'il n'est pas normal de supprimer l'excellente émission Arrêt sur Images.

    Si vous aussi vous pensez qu'elle est fine, transparente, claire et informative.

    Si vous pensez que France Télévisions devrait rendre quelques comptes sur sa politique médiatique liberticide et pro-pouvoir,

    Si vous souhaitez une réunion explicative avec Monsieur de Carolis,

    Demandez-lui d'organiser une réunion de téléspectateurs en lui adressant un mail à : p.decarolis@francetv.fr

    Mailons-nous de nos affaires !

     

     

    Publié par Anthropia à 12:55:01 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

    Back to 68 | 20 juin 2007

    On est en avril 68. Jours ordinaires de la vie ordinaire.

     

    Un employé est rentré chez lui frustré, il n'a pas osé dire ce qu'il pensait à son patron. Le chef aime réunir son petit monde, il s'écoute parler, pas moyen d'en placer une. D'ailleurs, il n'ouvre jamais de tour de table, pourquoi faire ? 

     

    En haut, on a refusé ton papier. Un journaliste repart tête basse changer son angle, on ne discute pas. Hier son rédacteur en chef est passé dans la voiture du directeur de l'information. Ils rentraient de Colombey. C'est comme ça qu'ils ont les informations, dans la voiture. C'est comme ça que son chef a su que son papier n'était pas convenable. 

     

    A l'école, les élèves s'ennuient ferme dans leur blouse grise, ils ne le montrent cependant pas. Dans la classe de filles où elle s'embête, aujourd'hui c'est grammaire latine, juste après le cours de réthorique, ce sont des longues lignes de règles qu'il faut apprendre par coeur. Les élèves aimeraient bien de temps en temps un cours sur le XXème siècle ou bien une pédagogie un peu plus amusante, mais le professeur est seul maître dans sa classe. On se prend une punition pour un rien si on moufte.

     

    Madame Grace n'en peut plus, elle a déjà quatre enfants, elle n'en voulait pas mais son mari si. Elle voudrait divorcer, mais il lui faut son accord. Et puis c'est son mari qui gère le compte en banque, elle n'a pas un centime, elle n'a pas même  le droit d'émettre des chèques. Elle ne sait pas comment s'y prendre, elle a besoin de l'autorisation de son époux pour pouvoir travailler. C'est lui qui garde les cartes de sécurité sociale enfermées dans son coffre.

     

    La France couleur grisaille, la France au garde-à-vous, la France d'avant la parole libre, est-ce la France d'avant 68 que le nouveau pouvoir veut mettre en place ? Avec juste la méthode Cauet, les jeux de Monsieur Dechavanne et les JT de MM. PPDA et PUJADAS pour occuper notre temps de cerveau disponible.

     

     

    Publié par Anthropia à 08:58:07 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (2) |

    Règlements de comptes (2) | 19 juin 2007

    Publié par Anthropia à 13:11:39 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

    Règlements de compte à OK France Télévisions (1) | 19 juin 2007

     

    Il semble qu'on soit teigneux à OK France Télévisions. On aime la vengeance qui se mange au choix chaude ou froide.

    Voici les derniers petits arrangements entre amis et les derniers règlements de compte que quelques personnes de haute tenue morale et à l'élégance toute ordurière ont commis :

    Plat chaud au choix

    Il ne vous aura pas échappé que jeudi dernier, Madame Royal est rentrée dans le lard de Monsieur Pujadas en l'accusant en direct d'avoir privilégié dans sa présentation et dans le reportage passé, le nom du candidat de l'UMP à Bordeaux de préférence à celui de la candidate PS qui lui était opposée. Pujadas se défendant en rappelant qu'il était évident que le ballottage était en la défaveur de la candidate PS, Ségolène Royal lui rappela par deux fois le nom ignoré de Michelle Delaunay, pour contrebalancer celui de Juppé qui avait été cité cinq fois. Bref, Pujadas l'avait mauvaise, et a fini l'entretien en rappelant son désaccord avec l'interprétation de Royal.

    1. Làs, le pauvre Pujadas a dû avaler son stylo dimanche quand il a dû annoncer que le ballotté favorable, Juppé, avait perdu et de manière nette ces élections. Il faisait grise mine, il était à deux doigts d'imiter PPDA qui se lamentait sur le vilain coup du sort qui s'acharnait sur Juppé.

    Mais David est un sang chaud, sans grâce ni légèreté. Pour se venger, il signala aussi tôt que Michelle Delaunay était médecin -ce qui sans doute était une critique-, -il paraît d'ailleurs qu'elle est spécialiste des mélanômes et qu'elle traite à l'hôpital pour 25 Euros la consultation de spécialiste en consultation privée, ce qui doit être le record de France des honoraires les plus bas, mais elle est socialiste n'est-ce pas- enfin, je poursuis, donc Pujadas signale que cette médecin a 60 ans et qu'elle est novice en politique, façon de dire vous voyez, vous avez élu une vieille et une incompétente. Quelle élégance, Monsieur Pujadas, quelle délicatesse, on sent bien là que votre information est tout à fait objective et votre servilité un effet d'optique. Il  n'y a pas de petit plaisir en matière de vengeance.

    2. Mais cela ne suffisant pas, dans la même soirée, alors que Marianne a mangé le morceau en ligne et que l'AFP toute inquiète de ne pas annoncer le scoop du millénaire signale comme URGENT le message selon lequel Hollande et Royal se séparent, le même Pujadas malgré de fortes réticences -o combien fortes, on l'imagine- à mélanger la soirée électorale avec des informations sur la vie privée des hommes politiques, se fait un plaisir d'annoncer en premier sur une chaîne publique, haut et fort donc sur le plateau, en tançant les deux élus PS qui traînaient dans le coin. Deuxième vengeance, en une soirée, il n'en pouvait mais, à peine deux jours après, d'une soirée électorale deux coups, quel triomphe.

    On aurait souhaité qu'il eût déplacé la même énergie pour interroger les étranges images de la conférence de presse du G8, où Monsieur Sarkozy hésite entre vodka, médicament psychotrope, phase maniaque ou phase dépressive, à vous de décrypter. Le Financial Times opte lui pour le prozac, hier dans un papier sur la politique économique insuffisante de notre Prime-Président.

     

    Plat froid, une formule

    Un peu plus loin à OK France 5, Far Far Away comme dirait Shrek, une autre bataille se déroulait depuis un an déjà. Un directeur d'antenne, que nous surnommerons, L'amidj Nula, avait décidé en juin 2006 qu'il voulait la tête de Schneidermann. La vengeance fût tardive mais elle arrive cette fois il a gagné, le shériff licencie Daniel Schneidermann. Un rapport avec France 2, oh peut-être, il paraît qu'une certaine Arlette Chabod n'avait pas supporté que le même DS la critiquât pour ses abus un an plus tôt. Alors, L'Amidj Nula a-t-il été le bras séculier de la sorcière Chabod ou l'ami du jogger du petit déjeuner ?

    Vous le saurez en suivant notre prochain épisode de Règlement de comptes à OK France Télévisions II.

    MAIS AVANT TOUT, CLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PETITION

    PETITION

     

    Publié par Anthropia à 12:35:37 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

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