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Transitioners : Le Producteur
Société réaliste (Ferenc Grof et Jean-Baptiste Naudy)
Cliché Anthropia
Je ne sais pas pour vous,
mais j'ai l'impression que la France fait du sur place,
dans crise, doit se cacher une étymologie du cercle,
on tourne en rond, on répète ad libitum
que rien ne va plus,
et c'est vrai de l'automobile et des sous-traitants,
de ces bourgs secondaires de région
que Sarko a mis à genoux, sans tribunal, sans hôpital,
sans caserne, les commerçants souffrent dans ces coins-là,
c'est vrai aussi des jeunes au chômage, perte des CDD,
des boulots d'intérim, hésitation à recruter dans ces conditions.
On fait du surplace parce que Sarko ne sait pas
nous offrir des perspectives,
sa vision Nucléaire-Réformes gestionnaires
et Bouclier fiscal,
ce n'est pas une perspective, c'est une impasse.
Faisons un rêve : Objectif développement durable,
obligations faites aux banques aidées de favoriser ces projets-là,
obligations aux entreprises automobiles de développer ces projets-là,
relance du bâtiment autour de maisons passives,
d'immeubles à économies d'énergie,
formation massive de ces jeunes aux emplois durables,
un espoir, un vrai, qui irait dans le sens de l'avenir,
de la lutte contre l'effet de serre,
mise en demeure des porteurs de stock options,
bonus et niches fiscales en tous genres
d'investir dans le secteur solaire, éolien, géothermique, etc.
Si on mettait la clef de sol de l'écologie à l'entrée
de cette nouvelle symphonie.
Ne serions-nous pas tout à coup plus sécures, plus enthousiastes,
plus certains que c'est le bon chemin ?
Mais pour ça, il faut un pilote dans l'avion,
un homme sincère, un homme qui ait envie
que tous ensembles on s'en sorte,
et certains ont élu un égo surdimensionné,
à vision étriquée et tactique narcissique.
Et c'est pour ça qu'on fait du sur place.
Publié par Anthropia à 10:54:35 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par Anthropia à 14:12:05 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par Anthropia à 19:58:20 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Crédit photo Anthropia
Quand 75% des Français soutiennent la grève,
quand 75% des Français pensent
que la solidarité est une priorité nationale dans le contexte de crise,
et qu'ils s'apprêtent à voter avec leurs pieds,
il est peut-être temps de comprendre que le troisième tour est arrivé.
Publié par Anthropia à 08:52:08 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) | Permaliens
Bruns à forts pectoraux
Crédit photo Anthropia
J'ai capté ce jour qu'un certain épuisement communicationnel
avait saisi notre Président,
il répondait depuis le Doubs sur le bouclier fiscal
et il annonait littéralement, il défaillait dans la langue,
je cite "J'ai pas été élu pour augmenter les impôts.
Si on veut augmenter les impôts dans ce pays,
y a tellement de candidats,
qu'on aura pas de mal à en trouver pour 2012
Mon but, c'est de faire investir en France..
Certains de mes amis sont... mes amis, colonne vertébrale,
on peut dire qu'il y a des grosses vagues, alors quand y a des grosses vagues,
y en a qu'ont l'impression d'avoir le mal de mer avant d'avoir le mal de mer,
en tout cas, moi, j'ai été élu pour faire un travail, je le ferai".
Magnifique discours, où l'intertextualité fait rage,
la sienne d'abord, "j'ai pas été élu pour augmenter les impôts",
oui on le sait, ne l'a-t-il pas dit et répété,
mais ici, ce qu'on lui reproche, le bouclier fiscal,
ce n'est pas une augmentation d'impôts,
c'est un plafonnement à 50% des impôts
des 14 000 plus riches fortunes de France.
Trace aussi de ce 2012 qui doit le hanter,
se représentera-t-il, début mou d'une campagne,
"les autres veulent augmenter vos impôts".
Le "certains de mes amis sont mes amis",
sonne comme une tautologie incomplète,
le "certains" revoyant aux plus riches pour qui il a créé ce bouclier;
il est comme hésitant à en parler,
n'est-il plus sûr que tous ses amis soient encore ses amis ?,
"Mon but, dit-il, c'est de faire investir en France",
manque de chance, cette année,
la courbe des investissements étrangers
est stoppée nette, le bouclier n'a servi de rien.
Mais on notera surtout le "colonne vertébrale",
comme une expression perdue dans la phrase,
en écho d'un reproche entendu ici ou là,
il n'en a pas de colonne vertébrale, pas de morale, pas de parole,
et cela hante son discours, comme un fantôme, soliloque.
Le "on peut dire quil y a de grosses vagues",
arrive aussi comme une métaphore mal-t-à-propos,
reste-t-il sur son souvenir de vacances,
fruit d'un gulfstream constaté sur sa plage mexicaine ?,
ou sur le retour d'une peur d'enfant, la grande vague,
On penche pour cette tempête médiatique à laquelle il fait face,
on sent que tout se bouscule,
la grosse vague menace de le submerger,
il va mal notre président.
Et quand on va mal on s'accroche à la dernière bite d'amarrage possible,
"j'ai été élu pour faire un travail et je le ferai",
et on se prend tout à coup à se demander,
mais au fait c'est quoi ce travail qu'il est supposé faire ?
Et en bonus un point sur le paquet fiscal chez Marianne
Publié par Anthropia à 10:02:43 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (3) | Permaliens
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