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Est-ce qu'on voit ce qu'on voit ? Si droit opposable au logement il y a, on se demande qui s'oppose à qui.
Les membres du DAL tentent de faire valoir ce droit, en l'objectivant, se poser comme ayant droit à ce droit opposable.
Christine Boutin, le Préfet, qui sont supposés appliquer ce droit, se contentent d'évacuer les citoyens, sans répondre sur le droit opposable, sans même avoir l'air de se souvenir qu'une telle loi a été votée. Haro des CRS sur les mal-logés, critiques par Christine Boutin sur les people qui les soutiennent.
On se demande si nos lois ont encore un quelconque sens pour nos dirigeants. On se demande même à quoi elles servent.
Publié par Anthropia à 12:14:02 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (4) | Permaliens
Je me demandais pourquoi, au Tchad, on n'avait pas libéré tout de suite les journalistes et les hôtesses de l'air, de toute évidence, hors de cause dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Le juge d'instruction avait compris, le Président du Tchad aussi, le journaliste ressortait souriant, donc tout baignait. Pourquoi attendre la fin du week-end ?
J'ai trouvé une possible explication. On annonce urbi et orbi que Sarkozy va partir au Tchad chercher les journalistes et les hôtesses de l'air.
The truth comes out, non ? La vérité d'une belle image sur le JT de TF1 et de France 2, la victorieuse libération par Sarkozy, comme en son temps Cécilia, de malheureux otages innocents. Et pour cela, qu'est-ce qu'on ne ferait pas, même laisser les dits-otages en prison quelques jours de plus.
Le plan média est une pratique décidément épouvantable.
Publié par Anthropia à 11:13:01 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) | Permaliens
Steve Canaday
Hot mama
FIAC 2007
Cliché Anthropia
La guerre du marketing fait rage entre Dove et L'Oréal depuis quelques mois. Comment tenter de détrôner le leader de la place, sinon en prenant l'exact contre-pied du premier, par un marketing fondé sur la beauté simple, sans artefact, une beauté du développement durable en quelque sorte.
Les sites d'Arrêt sur Images et d'Actualité de la recherche en histoire visuelle sont revenus sur cette vidéo de Dove faisant la critique du marketing de type L'Oréal. @si a aussi mis en doute la sincérité du site Diplomatie ouest-indienne, qui s'attaquait à Dove à ce sujet.
J'aimerais parlé ici de mon expérience d'utilisatrice.
Utilisatrice du shampoing L'Oréal, je constate avec suspicion, depuis des années, que ce shampoing mousse de plus en plus vite, dès qu'on le pose sur la tête en fait, ce qui m'étonne étant donné que dans mon enfance, la mousse n'arrivait que lorsque les cheveux étaient propres, ce qui ne se produisait qu'à la seconde application du produit. De l'autre côté, j'ai testé Dove, qui donne au contraire le sentiment d'un grand déficit de lavage, pas de mousse, l'impression de se mettre un produit sans grâce, sans efficacité. Mais pour autant l'efficacité de L'Oréal n'est pas acquise, sauf pour son marketing, puisque l'effet du shampoing disparaît en deux jours et qu'il faut ensuite recommencer. Ce qui, on l'a bien compris, résume fort bien l'objectif : rendre dépendant d'un produit pour une consommation rapide avec obligation d'achat régulière.
J'ai donc décidé ici de renvoyer dos à dos ces deux marques, même si j'aime bien la désacralisation de l'image publicitaire que Dove produit dans son marketing de number 2. Pepsi contre Cola, la bataille est maligne.
Mon problème est de trouver le produit lavant, qui n'agressera pas mes cheveux pour les rendre paille de fer en deux ans. C'est sûr que L'Oréal n'agresse pas les cheveux, puisqu'il ne lave pas. Et trouver cette perle rare, dans un monde où les supermarchés ne font que répercuter dans leur gondoles les lignes de produits leader du marché, c'est pas gagné.
Rappelons-le ici, le capitalisme ne produit pas les produits dont nous avons besoin, -malgré l'apparence de choix dans les hyper/super, on ne trouve jamais que ce que la politique commerciale des magasins et des leaders de marché nous propose- il fournit le consommable, aux conditions qu'il a défini, pour que celui-ci s'épuise le plus vite possible et provoque un acte d'achat à répétition.
Dans le cas des shampoings L'Oréal, l'argument de vente implicite est la faculté "moussante" (impression de propreté et d'efficacité), l'objectif réel étant que cela tienne deux jours pour devoir recommencer.
C'était notre rubrique "Consommez, consommez, et posez vous des questions".
Publié par Anthropia à 10:08:14 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Martial Raysse
Big is wonderful
Proposition N°1
FIAC 2007
Cliché Anthropia
Donc les personnels d'Air France sont en grève. Refus de négocier des augmentations de salaire.
Jean-Cyrille Spinetta, pdg d'Air France, rappelle qu'il a la confiance des salariés, pour éviter de répondre à la question très embêtante d'un journaliste de France Culture, lui demandant s'il n'y a pas un problème à ce que son salaire à lui ait été multiplié par quatre, tandis qu'il refuse de revoir l'échelle des salaires des collaborateurs.
Donc le Président s'est fait élire, dans un certain contexte, il connaissait le montant du traitement. Le job est payé environ 6000 euros, moyennant les menus faux-frais de bouche et de déplacement. Mais qu'à cela ne tienne, il demande finalement une augmentation. Avant même d'avoir le moindre résultat, quand il met la France à feu et à sang, qu'il avantage ses petits copains, il demande à ce que ses émoluements soient multipliés par quatre. Ce n'est pas de la provocation, cela ?
Décidément, la règle "Gagner plus" ne s'applique vraiment qu'aux nantis, qu'à ceux qui ont l'autorité pour demander des augmentations de salaire.
Et après cela on se demande ce qui freine la croissance ? Mais l'abus permanent des riches bien sûr. Qui confisquent les ressources à leur profit personnel.
Big is really wonderful.
Publié par Anthropia à 19:33:03 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (3) | Permaliens
On a peu parlé de cette nouvelle maquette, les entretiens avec les journalistes de Libé eux-mêmes ont signalé que le parti pris ne s'expliquait pas, qu'on ne savait pas résumer cette nouvelle maquette. Qu'il fallait donc se faire une opinion.
Quel est le parti pris sous-jacent qui m'apparaît ? Une maquette sérieuse, rigoureuse même. Une maquette qui fait un peu penser à celle du Figaro, ce très bon quotidien d'information, même si cela m'arrache un peu la bouche de le dire, même si son positionnement à droite me dérange souvent.
Une maquette rigoureuse de Libé, donc, qui semble même atteindre le contenu. Davantage d'articles détaillés, le discours des faits, des listes, des budgets, des analyses financières, et moins d'impressionisme, de coups de gueule sans fondement. Et puis des photos dérangeantes, en contrepoint ou en complément, comme le making of, une nouveauté du quotidien, l'explique aujourd'hui.
Ce nouveau Libé annonce en fait une révolution profonde, qu'un journal même de gauche se doit d'être d'abord informatif, puis d'expliquer par un commentaire de gauche les informations recensées.
Bien sûr, on pourra objecter que Libé perd ainsi son allure Links, d'extrême-gauche, qu'il se met à l'unisson d'une société qui demande davantage de "police des moeurs", d'"ordre juste", qu'il se pose en quotidien de référence d'une gauche réformée.
Il est vrai que la social-démocratie s'installe, que l'ouverture vers le centre, amorcée durant la campagne de Ségolène Royal, semble le rendez-vous des nouvelles alliances de cette gauche en pleine refondation.
Va-t-on, comme en Allemagne, voir apparaître, un Parti socialiste plus consensuel, capable d'alliances stratégiques pour faire avancer le pays, parce que dégagé de ses révolutionnaires, et une extrême-gauche anti-mondialiste plus radicale monter en puissance dans un parti extrême ratissant large ?
Personnellement, je suis intéressée par cette audace, de penser la gauche comme capable de ne pas succomber à ses dogmes, une gauche qui resterait fidèle à ses fondamentaux, la protection des plus faibles, l'égalité dans la société, la solidarité, l'ouverture à l'étranger, l'innovation sociale et sociétale, sans s'emprisonner dans des artefacts "de gauche". Et c'est à ce titre que cette innovation de Libé me plaît, parce qu'elle ose l'information sans la déformer, pour mieux contrer les projets libéraux non démocrates du nouveau gouvernement.
Bienvenue donc à cette nouvelle maquette, qui comme le disait Victor Hugo tend à prouver que la forme, c'est le fond qui remonte à la surface, et dans ce cas, que la nouvelle forme, c'est la preuve par 9/neuf d'un désir de refonder le journal, à l'image de la nouvelle gauche.
Publié par Anthropia à 11:00:37 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
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