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Crèche de Noël à Saint-Sulpice
Cliché Anthropia
Ce que vous n'avez peut-être pas compris dans le discours de Sarkozy sur la nécessité de redonner à la religion une place prééminente, c'est qu'il a décidé de créer un nouveau régime spécial de retraite : celui des curés, qui travaillent plus pour gagner plus, mais à la retraite, hein, à la retraite ?
C'est Philippe Verdin, un religieux dominicain, qui n'aime pas qu'on lui rappelle le passé complexe de sa congrégation, le co-auteur du livre de Sarkozy sur la République, les religions, l'espérance, qui a mangé le morceau, dans un demi-borborygme, durant l'émission Du grain à moudre, France Culture, sur la laîcité négative.
Et oui, quand on procéde aux coupes claires à la SNCF, on revalorise du côté des catholiques.
Elle est pas belle la conception de Sarkozy sur la laïcité ?
Publié par Anthropia à 20:32:21 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Bernard Kouchner
Ministre des Affaires Etrangères
Comment va Bernard Kouchner ? Non, mais c'est que je m'inquiète. Hier, il préside un colloque de directeurs et Présidents d'Alliance Française. Assis à côté de l'orateur, qui rappelle son passé glorieux de french doctor, ses hauts faits dans le portage de sacs de riz, il se met à répondre en langue des signes, d'un rictus, haussement d'épaules et balayage du plat de la main, façon de dire foutaises que cela, ce passé est révolu. Le moins qu'on puisse dire c'est que cela n'a pas l'air de lui faire plaisir qu'on lui rappelle le temps où il était un homme, un vrai.
Puis il vient à la tribune faire le speech, le visage grave. Je salue ici les thanatologues présents dans la salle, représentants d'une langue qui va mourir. Sur un ton tellement pince-sans-rire que la salle accueille la phrase d'un silence glacial. Etait-ce une blague, au fait ?
Constatant que sa névrose finissait par se voir, il se rattrape aux branches, remet du liant dans son discours, non sans dire au détour d'une phrase que "le développement du français pouvait passer par une médiatisation en anglais", on oublie la francophonie, on parle de la France en anglais, et on supprime les alliances françaises, où comme chacun sait les présidents jargonnent le français comme une vache espagnole.
Et me revient en mémoire le mot d'une amie américaine parfaitement bilingue, à qui un amerloque monolecte demanda une seule bonne raison d'apprendre le français. Elle répondit "because french is smart" (le français est intelligent). Elle constatait que dans notre langue, nous apportons des pensées originales, et que c'est un atout pour eux, Américains, qui agissent avant tout, d'apprendre une langue qui permet de réfléchir. C'est aussi ce que disait Robert Redford, quand il rattachait son engagement politique à sa présence en France en 68.
Nous avons une spécificité d'avoir encore la liberté de penser, d'avoir une laïcité qui nous permet de penser le profane et le rationnel, même si nous pratiquons une religion, (chez nous, pas de bataille sur la théorie darwinienne de l'évolution), d'être décalés par rapport au monde simple de l'argent. Si nos philosophes s'exportent, Derrida, Kristeva, et les autres, c'est justement pour cela.
Et on voudrait vendre notre langue à l'encan, former nos têtes blondes à la pensée bling-bling (merci Attali, voir plus bas), nous enreligioser pour qu'on s'abstienne de penser, laisser des traducteurs anglophones appauvrir nos pensées par des traductions applatissantes ?
Non, nous devons nous battre pour que notre ton décalé devienne audible, que notre verve soit entendue, que notre forme d'intelligence soit reconnue. C'est notre "argument concurrentiel", cette différence, il ne faut pas y renoncer.
* Ceux qui vont mourir te saluent
Publié par Anthropia à 11:00:30 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Pyramide de chocolat d'ambassadeurs
(enfin pour la pub)
(moi personnellement, j'en raffole pas, mais je me dis que le bling-bling a quelque chose à voir avec cette pub)
Une très célèbre ambassade d'un Empire outre-océanique ne cesse de bruisser des derniers épisodes de la France bling-bling à l'étranger. Figurez-vous que le Président fait des émules.
Un ambassadeur aurait débarqué avec sa maîtresse dans son ambassade, tout frais arrivé de Paris. Apprenant cela, sa légitime épouse, bien que séparée depuis des lustres, s'est illico presta souvenue que c'était son cher husband. Eh oui, ils n'étaient pas divorcés.
Elle a donc rappliqué avec armes et bagages et s'est très officiellement installée comme femme d'ambassadeur dans l'ambassade. Il faut dire que c'est une ancienne de la TV, alors question standing, elle s'y connaît.
Et la maîtresse a dû précipitamment déménager à quelques pâtés de maison de là.
La bonne société locale n'en revient toujours pas. Je le tiens d'un copain, qui couche avec la copine du meilleur ami du majordome.
Publié par Anthropia à 10:20:45 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Le rapport Attali va sortir, bientôt, et sans faute. Enfin, il paraît que c'est pour ça qu'il a été retiré hier des pages des Echos, il était bourré d'erreurs.
A lire absolument cet extrait clairement libéral tiré du Figaro : « Ainsi, la commission veut «préparer la jeunesse à l'économie du savoir et à la prise du risque». Ce qui signifie, dans le primaire, accélérer l'apprentissage de l'anglais, du calcul et de l'informatique... »
Je n'ai rien contre ces trois matières dont je me sers sans cesse dans mon travail. Je n'ai absolument rien contre, vraiment. Mais si le savoir et la prise de risque se résument à l'apprentissage de l'anglais, du calcul et de l'informatique, c'est le degré zéro de l'humanité.
Ces quelques mots dans un rapport très, très libéral, m'apparaissent comme la caricature absolue de ce qu'on veut faire du petit Français : un financier de Wall Street, un boursicoteur obsédé par le fric, un singe savant américanisé, un épicier de luxe informatisé, bref le portrait-robot de l'arriviste décervelé, en quête du cyber-bling-bling pouvoir.
On voudrait faire de nos chères têtes blondes des petits libéraux tous pareils, qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Venant d'Attali, on aurait pu souhaiter autre chose. Mais voilà, il faut bien l'admettre, nos élites ne jurent que par l'américanisation, l'argent et la technologie. Aux orties, les humanités, la tête bien faite, l'honnête homme. Le primat de l'individu nomade robotisé est déclaré. C'est la guerre qui l'est ce faisant : la guerre à l'intelligence du cœur, aux solidarités, à la culture, à l'humanisme et à la vraie prise de risque. Car selon moi, la prise de risque, c'est le pari de l'art, de l'originalité, de la diversité, du goût, que la commission ignore. Et si la croissance doit repartir, c'est bien plutôt par une offre décalée qu'on y arrivera.
Peut-être que si Attali avait su s'entourer, il y aurait moins de libéralisme dans son rapport et sans doute aussi moins de fautes dans sa rédaction.
Dernière minute : le rapport Attali est en fait un rapport bling-bling, commandité par l'Elysée, il est édité par une co-édition entre la Documentation française et Xo, Fixot éditeur. Manière de privatiser les profits et de faire payer les coûts par l'Etat. Rien d'étonnant donc à ce qu'il fasse l'apologie de l'écolier bling-bling.
Publié par Anthropia à 09:30:17 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (2) | Permaliens
Cliché Anthropia
Hier soir au 20 heures de France 2, un reportage nous apprenait qu'il y avait des centrales d'achats pharmaceutiques, des regroupements de pharmaciens, qui tentaient d'obtenir des prix de la part des grands laboratoires pharmaceutiques.
Publié par Anthropia à 15:23:21 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
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