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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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    Escarpins roses | 03 décembre 2007

    Escarpins roses

    Vus à la galerie Air de Paris - Rue Louise Weiss - Paris

    Cliché Anthropia

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:39:51 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

    Lettre de non-motivation | 09 novembre 2007

    Lettres de non-motivation

    Julien Prévieux

    Editions La Découverte

     

    J'ai déjà parlé ici de Julien Prévieux et de ses oeuvres. Ce jeune artiste contemporain titille l'entreprise, la renvoie à ses incohérences, à ses abus de langage.

     

    Et la démarche iconoclaste fait penser, hurler certains. DSK sur le plateau de Canal Plus réagissait, avec une réelle inculture en art contemporain qu'on ne lui connaissait pas, en disant : "il ne faut pas se moquer des chômeurs".

     

    Mais ce n'est pas des chômeurs que Julien Prévieux fait la critique. Les entreprises sont dans la ligne de mire, le réel lieu de la censure, de l'autoritarisme, de l'impossibilité de parler vrai. S'il y a bien un lieu d'impossible dialogue à coeur ouvert, c'est dans l'entreprise qu'on le trouve. Les grandes gueules sont au choix syndicalistes ou sur une voie de garage.

     

    Dans ce livre, on trouve donc des petites annonces, piochées par Julien Prévieux dans la presse, il y répond par une lettre de non-motivation, non je ne veux pas de ce job, il explique. Puis la réponse "automatique" des DRH, qui prennent la lettre dans son sens opposé, la lettre de motivation, et répondent qu'ils ne peuvent donner de suite positive à la lettre. Evidemment, on comprend que les lettres ne sont pas lues, que le service Com a conseillé de toujours répondre aux chômeurs. Mais qui se moque ici des chômeurs ? Julien Prévieux qui dénonce une pratique, ou les DRH qui envoient ces "fin-de-non-recevoir".

     

    Puis-je ajouter, confidence de l'artiste, qu'il vient de refuser un projet très bien payé d'un grand groupe de conseil, qui lui demandait de "s'insérer" dans la problématique de l'entreprise et d'en faire "une oeuvre". Se faire rétribuer par l'entreprise, sans se faire récupérer, Julien Prévieux a bien compris que c'était mission impossible.

     

     

    Note de l'éditeur : Toutes les lettres que vous allez lire sont authentiques. Julien Prévieux est artiste. Il y a huit ans, après avoir vainement cherché un emploi, il s'est mis à les refuser tous. Il a décidé de prendre les devants : refuser l'emploi qui nous est de toute façon refusé. Depuis, il a rédigé et envoyé plus de 1 000 lettres de non-motivation en France et à l'étranger. Il a reçu environ 5 % de réponses, en majorité automatiques. Vous trouverez ici une sélection des meilleures lettres, regroupées en deux parties : celles avec les réponses des entreprises et celles restées sans réponse.


    La lettre de motivation est un jeu social dont personne n'est dupe, un exercice obligatoire dans le rituel du recrutement. Julien Prévieux joue à ce petit jeu comme quelqu'un qui écrirait de vraies lettres, en réponse à des offres d'emploi qui lui auraient été personnellement adressées, et qui petit à petit, deviendrait fou, finissant lui aussi par envoyer des lettres automatiques, une machine écrivant à des machines. Son propos n'est pas celui du pastiche ou de la caricature (imiter, grossir le trait). C'est tout l'inverse : chacun des personnages qu'il incarne tour à tour fait apparaître, précisément son franc-parler, ce jeu social comme ce qu'il est, un jeu factice, mensonger et, en définitive, d'une incroyable violence. On comprend que la plupart du temps cette lettre dans laquelle le candidat est censé se livrer, exprimer sa personnalité et ses désirs, n'aura même pas été lue avant d'atteindre la corbeille. En ce sens, la lettre de motivation apparaît comme la mise en scène de l'infériorité du demandeur et de la toute puissance de l'entreprise.


    C'est cet exercice imposé de la fausseté, du mensonge en soi et de l'humiliation, que les lettres ici rassemblées, dans leurs formes variées, proliférantes, souvent dingues et toujours opiniâtres, font dysfonctionner.


    A l'heure du « travailler plus » pour vivre moins, ces lettres de non-motivation nous réapprennent quelque chose de fondamental. Retrouver cette capacité, jouissive, libératrice, de répondre : non.

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 10:51:00 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

    Les formes de Zarka | 27 septembre 2007

     

    Raphaël Zarka

    Les formes du repos

    Photographies de la Biennale de Lyon

    (droits réservés)

     

    Repéré comme un des artistes les plus doués de sa génération, lisez le dernier Beaux-Arts Magazine, Raphaël Zarka m'a touché par ses formes du repos, des masses de béton majeures, flamboyantes, des élucubrations de l'homme, plantées là, incongrues, dans un paysage naturel, une forêt, une plage, un champ.

     

    Exposé à la Biennale de Lyon, je l'ai rencontré personnellement à La Planck (voir mes liens), le mur animé par Keren Detton, à la Galerie Air de Paris, rue Louise Weiss, à Paris XIII ou lors de l'exposition Le Syndrôme de Broadway, dont je vous ai fait la visite récemment (voir ci-contre).

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:07:25 dans Art contemporain | Commentaires (6) |

    Ricardo Cavallo | 12 septembre 2007

     

    Totems

    Ricardo Cavallo

    (Droits réservés)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 22:53:15 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

    Rue Louise Weiss | 08 septembre 2007

     

    Aujourd'hui, vernissage de la rue Louise Weiss. C'est la rentrée des artistes contemporains.

     

    La rue est en vie, à partir de 16 heures jusqu'à 21 heures.

     

    Chez Air de Paris, Dorothy Iannone, Monica Majoli, à La Planck, mur expérimental de Keren Detton, Wolf von Kries, un artiste berlinois plein de surprises.

     

    Hâte d'y être.

     

     

     

    Publié par Anthropia à 12:31:09 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

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