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Liam Gillick
FIAC 2007
Saynette - novembre 2007
Dans le bureau du Premier ministre, avec le Pdt de GDF
"Le Premier ministre : Non, vous ne pouvez pas faire ça.
Le Pdt de GDF : Mais si, on doit augmenter de 10% nos tarifs
pour dégager les bénéfices qu'attendent nos actionnaires.
Le Premier Ministre : Mais, vous ne vous rendez pas compte,
ça va nous coûter les Municipales, ça.
Le Pdt de GDF : Qu'est-ce que vous voulez ?
Le Premier ministre : On ne pourrait pas couper la poire en deux ?
Le Pdt de GDF : Que voulez-vous dire ?
Le Premier ministre : Vous annoncez que vous voulez augmenter les tarifs du gaz de 10%.
Nous, on proteste. On vous l'interdit.
On vous dit de n'augmenter que de 4,5% en décembre, comme ça, on a le beau rôle.
on a défendu le pauvre et le précaire.
Le Pdt de GDF : oui, mais 4,5% c'est pas assez.
Le Premier ministre : mais après les Municipales, vous ferez ce que vous voulez,
vous augmenterez de 5,5% en avril, comme ça, vous aurez vos 10%.
Comme ça le compte est bon et ni vu, ni connu, j't'embrouille,
les Français auront déjà oublié.
Le Pdt de GDF : Comme vous voudrez, Monsieur le Premier ministre."
Déjà oublié ? Non, on est là. Monsieur le Premier ministre,
vous ne pouvez pas vous moquer de nous ainsi.
Vous le savez, les Français ont une mémoire,
les Français ne sont pas manipulables à l'envi.
Publié par Anthropia à 11:19:27 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
Florence Reymond
Cliché Anthropia
Nicolas Sarkozy vient d'enterrer tout à la fois François Fillon, la direction des Impôts et la Princesse de Clèves.
Qu'est-ce à dire ?
Devant un parterre, où le Premier ministre brillait par son absence jusque dans le discours du Président, qui n'en avait que pour Eric, par çi ,et Eric, par là, Sarkozy a adressé un discours de Premier des ministres, alignant les petits exemples de gabegie publique et proposant des réformettes organisationnelles.
Ce n'était pas un discours présidentiel, pas de hauteur de vue, pas d'orientations.
Outre l'enterrement du premier ministre, Sarkozy est revenu sur une vieille lune du Ministère des Finances, qui traîne dans les cartons depuis avant Fabius. Le fameux rapprochement de la Direction des Impôts et de celle de la Comptabilité Publique, j'ai nommé, l'Assiette des Impôts (calcul) et leur perception. Sans succès jusqu'à ce jour. Il faut avoir entendu le Directeur général des Impôts parler de la "Maison" à propos de sa direction, pour se rendre compte du clivage, du fossé, du ravin, que dis-je des douves creusées autour de ce chateau-fort du Ministère. Mettre en place une telle réforme pourrait bien valoir son poste à Eric Woerth. On devrait assez vite découvrir un mini-scandale le concernant (façon DSK ou Guaymar), de manière à l'évincer de sa place et donc affaiblir le projet de réforme.
Ensuite, Vous-Savez-Qui a introduit une réforme technologique majeure : la vidéoconférence. Où il est dit que les juges pourront désormais dialoguer par visioconférence avec les détenus, qui resteront dans leurs prisons, pour éviter les tonnes de CO2, les cohortes de fonctionnaires en file indienne. Et à défaut de technologie, les juges pourront se déplacer : où l'on voit que désormais la Justice est sommée de venir au chevet du délinquant. C'est ce qu'on appelle le service public au sens de Sarkozy. Et pourquoi pas le juge à domicile ? L'humiliation des magistrats n'a pas de prix et le ton cynique de Sarko valait le détour.
Enfin, et pour faire parler dans les chaumières, petit exercice habituel de Sarko, celui-ci est allé une fois de plus piétiner notre belle culture classique, en indiquant que désormais, les concours, où on apprenait par coeur (comme si c'était le cas) la Princesse de Clèves, seraient remplacés par la reconnaissance du travailler plus et des heures supplémentaires. Façon contremaître, le chef de service tapera sur l'épaule de son OS2 et lui donnera une enveloppe pour ses bons et loyaux services : mutation au grade supérieur.
Et si l'on devait résumer ce discours, rappelons cette maxime : pour mieux noyer son chien, l'accuser de la rage !
Sarkozy vient de ridiculiser des siècles de culture administrative, de se moquer des dysfonctionnements dont les fonctionnaires sont victimes, vient de caricaturer les fonctionnaires et d'illustrer une fois de plus sa méconnaissance des structures et de l'engagement des grands serviteurs de l'Etat.
Gageons qu'ils ne sauraient tarder à le lui rendre.
Publié par Anthropia à 12:54:12 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Ségolène Royal
A tous ceux que ça intéresse, voici La consultation de Ségolène Royal
1) Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?
Et j'ajoute : Quels sont les points fondamentaux de notre modèle auxquels il ne faut pas renoncer ?
Publié par Anthropia à 11:06:20 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Hôtel glauque le matin sous la neige
Cliché Anthropia
Nous y sommes, nous allons vivre la grande réforme stérile, le grand ménage de droite,
l'anéantissement de notre modèle social,
le démantèlement de notre douceur de vivre.
J'aurais bien voulu vivre une réforme intelligente,
à partir d'une analyse des points forts de notre mode de vie,
l'organisation d'un Grenelle de la Bonne vie à la française.
Qu'est-ce qu'on garde ? Qu'est-ce qui est central pour nous ?
Au lieu de quoi, on sabre les budgets des secteurs,
où les faibles sont impuissants à se défendre,
et qui ne gênent pas les riches.
Au secours, Thatcher revient,
Vous savez cette castratrice,
dont le seul but était de mettre
le pays à genoux.
Et qui a réussi.
Publié par Anthropia à 09:11:39 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
La guerre terroriste aura lieu
Vu dans friche industrielle
Cliché Anthropia
MAM dans un papier du Figaro de ce jour
a décidé de doter son ministère d'une salle PC de crise nec plus ultra.
Kesako ? S'agirait-il de nous défendre d'une prévisible attaque terroriste,
que notre envoi de 1000 hommes en Afghanistan pourrait bien nous valoir ?
Que nenni, répond MAM. Nous avons toujours été la cible d'attentats.
En attendant, nous étions tranquilles ces dernières années,
à nous comparer aux Espagnols et aux Anglais,
si nous étions dans la ligne de mire, le coup ne partait pas,
et nous ne nous en portions que mieux.
Mais gageons que tout à coup, on ne sait pourquoi ?!?!,
les risques sur notre sol vont exploser.
Façon d'améliorer la situation,
après l'impuissance d'achat, l'insécurité terroriste.
Publié par Anthropia à 12:52:48 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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