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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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    Sarko, flemme, soupçon et intercession papale | 19 septembre 2008

    Aristarkh Chernyshev et Alexei Shulgin

    Xl Gallery

    Art Basel 2008

    Cliché Anthropia

     

     

    Dans le paysage mental de Sarko,

    vouloir agir sur un problème commence par le soupçon.

    La sécurité ?

    Soupçonnons dans un fichier les potentiels délinquants,

    ceux qui ouvrent leur gueule.

    La laïcité ?

    Préférons le prêtre qui confesse à l'instituteur qui rôde.

    Et pour la sécu,

    naturellement les fraudeurs,

    qui sont responsables du trou,

    même si on le sait, ces pratiques

    n'en représentent qu'un infîme pourcentage.

     

    Soupçonner est tellement plus flemmard,

    que se demander comment relancer l'économie,

    car qui dit carnet de commande plein

    dit emploi, dit charges sociales à payer,

    dit cotisations sécu et trou comblé. 

     

    Il se repose sur ses fondamentaux, Sarko,

    la flemme et le soupçon.

    La flemme,

    parce que s'attaquer à un vrai problème complexe,

    c'est pas du boulot de maire

    ni de président de conseil général,

    qu'il a toujours été,

    dépenser l'argent des taxes,

    c'est ça qu'il a appris.

    Le soupçon, parce qu'un bon avocat

    retourne la charge du soupçon.

    Il soupçonne les économistes

    et aussi l'économie.

     

    Il préfère la foi catholique, Sarko,

    l'intercession papale auprès de Dieu

    pour relancer le business.

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 08:23:48 dans Actualité | Commentaires (0) |

    La vérité sur la crise | 17 septembre 2008

    La grue de la fable

     

     

    La remarquable émission de Nicolas Demorand sur France Inter

    a vu ce matin un débat interactif tout à fait passionnant

    entre Soros, Demorand et l'auditoire de la chaîne.

     

    A la question sur la morale en capitalisme,

    Soros a répondu que ce sont les Etats qui doivent être éthiques,

    en faisant les lois,

    mais que les capitalistes peuvent tout faire et même être amoraux,

    pour peu qu'ils s'inscrivent à l'intérieur des lois.

    Eux n'ont pas à être moraux, c'est l'Etat qui doit l'être.

     

    Et j'ai trouvé cette phrase parfaite,

    pour expliquer le rôle de l'Etat,

    rôle que nous demandons à notre gouvernement de jouer

    depuis des lustres.

     

    Oui le capitalisme a des défauts

    et c'est à l'Etat de les cadrer,

    pas quand c'est trop tard,

    comme le fait en ce moment la Réserve Fédérale

    aux USA,

    mais en anticipant.

     

    CQFD.

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 09:53:29 dans Actualité | Commentaires (0) |

    Stratégie de com : Endormir | 14 septembre 2008

    George Segal

    Blue woman on bed

    FIAC 2007

    Cliché Anthropia

     

    Je ne sais pas pour vous,

    mais ces Italiens qui croient bien faire

    en perdant l'accent tonique

    pour faire davantage Français, 

    m'endorment.

     

    Cela avait commencé fort, dès dimanche, le jour du Seigneur,

    Carla chez Drucker, même mes chatons en perdaient leur dynamisme.

     

    Mais c'est à Benoît,

    Que je dois un somme en plein jour.

    J'avais beau essayer d'écouter cet intellectuel brillant, dixit le buzz,

    je m'assoupissais, mes yeux se fermaient.

     

    Qu'en retirera le public ?

    Le tricot de la ménagère de 50 ans devait lui tomber des mains,

    Pas un mot mis en valeur,

    Le discours était monocorde, rien pour se rattraper.

     

    Les seuls mots qui me viennent devant ces morceaux de bravoure,

    sont soporifiques et lénifiants.

    Y passerait-on une demi-seconde, s'il ne s'agissait pas de people.

    Mis à part la déférence de Drucker

    Et la mise en scène

    du service du protocole de l'Elysée

    et de la Nonciature,

    que conserverions-nous de ces tunnels médiatiques ?

     

    C'est ce qu'on appelle l'effet de contexte.

    On ne retient pas ce qui est dit,

    On constate que c'est mal dit, sans valorisation du message,

    Mais ce qui compte n'est-ce pas, c'est le contexte.

    C'est la First Lady,

    qui a des pommettes et un beau manteau.

    C'est le Pape, qui est vieux et en aube blanche.

    Il est applaudi par un Président qui semble ému,

    alors ça doit être bien ce qu'il a dit.

    Tout le gratin est là :

    des ministres et des intellectuels, des artistes et des hommes d'affaire,

    800, oui 800, qui font tous la révérence et le baise main.

     

    Et me revient une autre expression

    Celle d'un révolutionnaire,

    « La religion, c'est l'opium du peuple ».

    N'est-ce pas le nouveau plan de com. du Président :

    Endormir le peuple par tous les moyens ?

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 15:24:53 dans Actualité | Commentaires (1) |

    Alain Jacquet est mort | 11 septembre 2008

    Cliché Anthropia

    Alain Jacquet

    Déjeuner sur l'Herbe, 1964

     

     

    Un remake déjà présenté ici tout pixellisé.

    Il  y a inclu Pierre Restany et son épouse,

    une façon de montrer comment la peinture est faite en famille,

    en influence, en conseil, en discussions nombreuses autour de l'art.

     

    Il demeure à jamais.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:48:04 dans Actualité | Commentaires (0) |

    Garbage | 08 septembre 2008

    Cliché Anthropia

     

    Une fois élu le Président il y a plus d'un an,

    les gouvernants ne se soucient apparemment plus

    de ce que pensent les Français.

    Guerre d'Afghanistan, qui fait une majorité contre elle,

    quand on sait que les Afghans nous prennent pour des Américains

    qui envahissent le pays.

    Fichiers Edvige, Cristina du Ministère de l'Intérieur,

    où n'importe quel élu ou policier de la majorité,

    pourra interroger le fichier Edvige,

    pour savoir quel adversaire il a en face de lui.

    Aux élections ou dans un contrôle, par exemple,

    il suffira d'un clic pour connaître ses tendances sexuelles,

    l'état de son compte en banque ou sa fiche d'impôts.

    Franchise médicale, carte hospitalière, carte judiciaire, carte militaire,

    qui font grincer les dents de tout un chacun.

    La démocratie française n'a lieu qu'une fois tous les cinq ans,

    au moment des élections,

    le reste du temps les Français sont priés de se taire,

    le Président ou le Ministre fait ce qu'il veut,

    comme si plus rien ne s'opposait à sa toute-puissance,

    comme s'il n'avait plus à entendre ce qu'en pense le peuple.

    Faut-il que le peuple aille dans la rue

    pour que les gouvernants entendent ce que pense le peuple ?

    Et si le service minimum imposé aux salariés notamment fonctionnaires

    empêche qu'on voie désormais la réalité des conflits d'entreprises,

    de plus en plus nombreux, malgré les apparences,

    faudra-t-il que les citoyens s'y mettent à leur tour ?

    Non décidément, la gouvernance sarkozyste charrie nombre de détritus,

    qu'on ne saurait laisser s'amonceler comme ça sans réagir.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 09:16:43 dans Actualité | Commentaires (0) |

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