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Ce soir sur Thalassa, on diffuse un reportage
Une enquête de Malek Sahraoui et Elvire Curtet.
Production Bonne Compagnie
Un cri, une chute dans l'océan.
Un homme a été jeté par-dessus bord !
Au début des années 90,
l'équipage d'un cargo ukrainien s'est débarrassé
de 8 jeunes passagers clandestins,
en les précipitant à la mer.
C'est le témoignage de Kingsley Ofusu,
le seul survivant du drame,
qui va confondre les marins du MC Ruby
et les envoyer en prison.
Découvrir des passagers clandestins à bord
est un casse-tête monumental pour un capitaine.
Il peut être inculpé par la police,
accusé d'aide à l'immigration illégale
et voir son bateau immobilisé sans possibilité de débarquement.
Dans ce cas, le capitaine est souvent menacé
de licenciement par son armateur.
L'équipage du MC Ruby a choisi la méthode la plus expéditive,
la plus violente, pour échapper à cette menace :
supprimer les huit migrants qui s'étaient cachés dans les cales.
Cette affaire appartient-elle au passé,
ou le silence de l'océan cache-t-il d'autres crimes aussi odieux ?
L'enquête débute au Ghana,
à la rencontre de Kingsley Ofusu,
le seul rescapé du MC Ruby et se poursuit en Europe,
une terre promise de plus en plus inabordable."
Voici la présentation faite sur le site de France 3.
Petit problème, il y a eu une contre-enquête sur cette affaire,
sous l'égide d'Antoine Garapon, et personne de France 3
n'a eu le simple réflexe de consulter le livre qui en est sorti,
Affaire MC Ruby, anatomie d'un procès,
ni de venir voir les anthropologues,
juristes, psy qui se sont concentrés sur cette étrange affaire.
Alors demain je ferai une synthèse de ce que les chercheurs ont trouvé,
derrière les mensonges de l'affaire MC Ruby,
il y a un risque pour un homme actuellement en prison,
un risque que ce reportage le mette en péril,
comme le procès l'a déjà fait lors de sa tentative de suicide.
Ce qui n'aurait pas été le cas si le reportage avait su donner la parole
à ceux qui pensent qu'il y a eu une terrible erreur judiciaire.
Publié par Anthropia à 14:40:11 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Mc Dermott et Mc Gough né en 1952 et 1958
Late night Jennifer Jones 1967, 2008
Galerie Jerome de Noirmont
FIAC 2008
Crédit Photo Anthropia
Publié par Anthropia à 10:46:40 dans Actualité | Commentaires (1) | Permaliens
McDermott et Mc Gough nés en 1952 et 1958
Late night Jennifer Jones 1967, 2008
Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
FIAC 2008
Crédit Photo Anthropia
Je ne sais pas pour vous,
mais au bout d'un moment je sature,
l'hystérie médiatique qui se met elle-même à tout recompter,
les fédérations qui se complaisent à introduire le doute,
et - 12 pour l'une, ça fait bien + 12 pour l'autre, non,
et hop, un écart de 24 points d'un seul,
on redécouvre les joies du calcul mental,
de la logique des chiffres,
parce que ça y est, on en est là,
à un chiffre d'écart,
mais qu'est-ce que cela change,
puisqu'au décompte médiatique,
elle a largement gagné,
mais que de toutes façons,
cela ne résoudra pas le problème,
match nul, 50-50, cela ne fabrique pas une majorité ça,
un parti ingérable, pourquoi vouloir l'enlever ?
Publié par Anthropia à 10:44:29 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Fabrice Hyber
Peace and Love
2008
Courtesy Galerie Jérome de Noirmont
Crédit Photo Anthropia
J'ai beau savoir que le pouvoir se nourrit
de ces victoires à la Pyrrhus,
qui mettent des partis à terre,
que la meilleure est celle
qui a joué de tous les atouts de son jeu,
du soutien des vieux soutiers,
des chantages aux secrétaires de fédération,
et même et y compris des votes dans les chaussettes,
parce qu'il n'y a pas de bassesses en politique,
il n'y a que les 42 voix qui donnent les militants tradi à 1,
contre les citoyens
qui rêvent d'une autre façon de faire de la politique à 0,
oui la politicarde a produit cette équation binaire.
Mais pour quoi en faire ?
Puisque maintenant, c'est le schisme qui s'annonce.
Pas au sein du Conseil National, puisqu'on nomme les barons
sur la base des résultats aux motions, Royal n'est donc qu'à 29%,
tout est bien qui finirait bien donc
pour les hollandais aux semelles de plomb,
qui renvoient hypocrites l'arbitrage de la victoire à ce cénacle.
Mais quelle victoire, puisque le schisme est là,
comment va-t-il se régler ?,
contre le TSS pas de justice,
seule solution, un nouveau parti,
contre le parti des godillots, le bataillon des militants à la papa,
chercher un parti de citoyens,
qui pratique le non-cumul des mandats,
qui pratique une démocratie participative,
la tentation doit en être forte,
quelque part dans un QG de perdants solaires.
Publié par Anthropia à 12:14:01 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Devriendt Robert
Sequence from the series Le nouveau rituel (détail)
2007
Coutesy Galerie Baronian-Francey
FIAC 2008
Crédit Photo Anthropia
Quarante années de lutte féministe
nous amènent au seuil de ce ring,
pour le combat de la décennie,
entre la fllle-à-papa et la fille-mère,
j'ai nommé Martine Aubry et Ségolène Royal.
Tout un symbole, on le voit,
la situation n'est pas à parité,
l'une joue de l'establishment,
du confort d'une situation acquise,
on peut même dire assise,
n'a-t-elle pas toujours bénéficié
de bons papas gateaux sur son chemin,
quand ce n'est pas de copains premierministrables ?,
l'autre est partie de plus bas,
pourtant il semble qu'elle ait davantage la niaque, ici,
parce que l'escalade du village vosgien
à la capitale est un tout petit peu plus abrupte,
et qu'entre temps le père a failli, qu'il a fallu l'abattre,
et qu'au passage, la mère n'a pas été plus tendre.
Donc nous en sommes à cette configuration
qu'une fille-à-papa va tenter de dégommer la fille-mère,
parce qu'il y va de la bonne moralité d'un parti,
et que dans ce parti, les hommes sont comment dire plutôt mous.
Que Martine Aubry se présente amoindrirait-il
la valeur innovante de la candidature de Ségolène Royal,
réflexion au choix sexiste, comme si une femme en valait une autre,
ou haineuse, Ségolène Royal ne vaudrait que pour sa féminité.
Les hommes qui ne savaient se dépatouiller
de cette candidate encombrante,
sont bien contents de voir Martine s'y coller,
non, non, loin de moi l'idée que Martine serait un sous-marin,
elle est grande, elle sait ce qu'elle fait,
mais elle incarne un peu l'esprit Jospin/Agasinsky dans cette affaire,
ceux qui sont du cénacle versus la bâtarde.
Un beau combat de catch en T-shirt mouillés en perspective.
Mais c'est le symbole que je retiens, deux femmes debout,
un femme poteau-milieu
comme on le dit des femmes des îles,
élevant leurs enfants hors mariage,
et en face une grande fille,
qui voudrait gagner le manche,
en tout cas c'est ce qu'elle se dit,
elle s'est émancipée du Père Delors, puis du Père Mauroy,
ce serait son tour enfin d'avoir le phallus ? peut-être.
Combat de cheffes, comme seule une civilisation
où les femmes ont su prendre leur place,
diplômées, indépendantes,
sachant jouer les jeux de pouvoir, peut en produire.
Qui a dit que le féminisme français était moins efficace que l'américain ?
Alors que la meilleure gagne et en l'écrivant,
je me dis que c'est la première fois
que j'accorde l'expression au féminin.
Publié par Anthropia à 11:55:28 dans Actualité | Commentaires (7) | Permaliens
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