Depuis le 13-10-2006 :
2046021 visiteurs
Depuis le début du mois :
72836 visiteurs
Billets :
1253 billets
Cindy Shermann
Sans titre
Jeu de Paume
Des négociations bidons, où on décide de ne rien lâcher.
Des entretiens à l'Elysée, les syndicats sortent floués,
la synthèse est communiquée avant la fin de la réception.
Des réformes ficelées qui laissent sans possibilité de réponse
les principaux acteurs concernés ; chercheurs, magistrats, avocats,
médecins, infirmiers, militaires, enseignants, policiers, ouvriers,
patients, élèves, justiciables, commerçants, la liste est si longue.
Des Grenelle poudre aux yeux, dont on n'applique qu'une ou deux mesures,
des prêts d'argent aux banques sans contrepartie,
mais qu'attendent-ils donc ces gouvernants, ces patrons, ces élites,
se gaussant de nos pauvres révoltes,
qu'attendent-ils donc ? Une capitulation à genoux ?
un renoncement à notre qualité de vie ?
une paupérisation avec soumission à la clef ?
il faudra davantage qu'une manif et que quelques séquestrations,
semble-t-il, pour qu'ils s'arrêtent.
Un peu comme en 36, quelque chose d'un front populaire peut-être,
un FRONT POPULALRE, vous comprenez ?
Publié par Anthropia à 13:44:21 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Alberto Simon
Salvatore Pippa's Screens and Sticks
2003
A force de bouger les lignes,
dans l'intention secrète de casser les repères,
de nous tournebouler au risque du vertige,
il se pourrait bien qu'il nous laisse
liquéfiés au pied de nos MP3,
à ne plus savoir
ce qu'est la vraie démocratie,
à quoi ressemble une République vertueuse,
comment ça fait d'être solidaires,
les lignes dans tous les sens,
sera-t-on encore un peuple,
chacun errant dans le struggle for life.
Publié par Anthropia à 13:58:18 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Atlan 2
Ousman Sow
A l’époque de Georges Bush II, il n’a pas été rare de rencontrer des amis américains venir s’excuser auprès de moi chaque fois que leur président commettait une de ces turpitudes dont il avait le secret. L’Axe du mal les avait notamment fait s’étouffer et plusieurs d’entre eux m’avaient dit leur honte d’être citoyen d’un pays dont le Président était capable d’un tel discours.
Aussi, quand j’ai entendu Ségolène Royal présenter ses excuses devant ses amis du Sénégal, pays où de surcroît elle est née, je m’y suis retrouvée ; j’avais moi-même présenté mes excuses à plusieurs amis africains, parce qu’étant citoyenne de France, ce que dit ce Président se fait en principe en mon nom. On lui a reproché de se présenter en femme d'Etat ce faisant. Or, c'est bien comme citoyenne que cette femme politique a pu intervenir et faire son mea culpa.
Ce que les Américains disent quand ils affichent un Not in my name sur leur T-shirt ou au fronton de leur maison.
Publié par Anthropia à 13:50:23 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Aristarkh Cherryshevet
Alexeis Hulgin
XL Gallery
Crédit Photo Anthropia
Pour une fois nous sommes associés au grand jeu du monde,
Obama parle à nos jeunes,
il vient chez nous à Strasbourg,
à Londres, on nous dit qu'il a intercédé en notre faveur
auprès de Hu Shin Tao pour qu'on ait
notre liste de paradis fiscaux,
nous sommes en dialogue permanent,
et nos médias nous reportent le minute par minute,
et pourtant j'ai l'impression que jamais, non jamais,
je n'ai aussi peu compris à quoi nous jouons,
les règles me manquent, le terrain,
je ne sais pas à quoi il ressemble,
le nombre de joueurs fluctue et les résultats du match,
j'attends encore les pom-pom girl pour l'annoncer.
Nous sommes associés au grand jeu du monde,
mais le monde sait-il à quoi il joue ?
Publié par Anthropia à 09:38:35 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
God nose
John Boldessari
Galerie Gemini
Crédit Photo Anthropia
Savez-vous ce qu'est le risque-client ?
Pour Bouygues, c'est un risque qu'on gère.
Je me plains que le portail ne propose que
les 5 dernières factures du client,
on me répond qu'on peut m'en envoyer de plus anciennes,
mais ce sera payant 28 francs la facture,
non, on ne peut pas me l'envoyer par internet,
je demande que ce soit gratuit puisque pour des raisons techniques
et malgré quatre appels de ma part,
je n'y avais pas accès jusque là,
on vérifie qu'il me reste encore 12 mois de bagne bouygues à tirer,
c'est non, pas de risque qu'elle se désabonne dans la semaine.
Vision court terme, calcul statistique.
Sachant qu'un client est fulmineux,
jusqu'à combien de semaines du dead line,
peut-on lui refuser un geste commercial ?
Je demande un changement de formule,
on me suggère des propositions
qui engagent 24 mois supplémentaires.
C'est ça le risque-client,
le "gagnant-perdant" permanent qu'on impose au client
est géré par procédures-types.
Que dans 12 mois je décide de me retirer,
ne sera pas mis en corrélation avec cet incident ;
on manage séparément la toute-puissance du service-client
et le coût d'obtention d'un client :
43 euros de facturation de duplicata d'un côté,
400 euros à réinvestir dans la quête d'un nouveau client, de l'autre.
C'est du gagne-petit, du pense-à-la-petite-semaine,
pas de vision systémique chez Bouygues,
on pense un jour à la fois,
je ne suis qu'un client statistiquement veau,
c'est comme ça qu'on m'a classée
dans la grande simulation mathématique,
de nos comportements non rationnels.
Rendez-vous dans un an
avec ma mémoire d'éléphant.
Quant à la mauvaise réputation, la sacro-sainte image,
Bouygues s'en fout, Bouygues est grand.
Publié par Anthropia à 11:07:30 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| >>
Commentaires récents