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Exposition BNF
Cliché Anthropia
Publié par Anthropia à 11:40:57 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Liam Gillick
FIAC 2007
Cliché Anthropia
On se demandait en quoi le divorce du Président nous concernait. La question ne se pose plus.
Nous sommes mis à contribution pour payer la pension alimentaire de Cécilia. Le traitement du Président va être augmenté de 140%, passant à environ 18 000 euros. Tout cela a été voté à la majorité des votants tous UMP, puisque les autres, le PS, a déserté les bancs de l'assemblée nationale. Tout cela au nom de la transparence.
Si encore la transparence était faite sur les coûts de l'Elysée.
Certes, on a repeigné les budgets élyséens des différents ministères, qui étaient auparavant sollcités pour contribuer sur tel ou tel poste de conseiller ou tel déplacement présidentiel.
Mais qu'en est-il des frais de bouche, des invitations de copains, de la caisse noire, des séjours coûteux dans les propriétés de l'Elysée, bref de tous ces éléments qui participent du budget de l'Elysée, mais qui ne se voient pas forcément dans le traitement du Président ?
Non, le compte n'y est toujours pas, de la transparence et de la netteté des budgets réels affectés à l'activité du Palais présidentiel.
Publié par Anthropia à 16:32:45 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Juliano Piekirika
Artstudio, 2007
FIAC 2007
Cliché Anthropia
«Essayer de trouver des accords» pour que «personne ne perde la face». Nicolas Sarkozy, dans son intervention à propos du Tchad, tient la politique étrangère en piètre position, puisqu'il ramène toute l'affaire Tchad à une simple question d'orgueils nationaux, ne pas perdre la face.
Qu'est-ce à dire ? Que la détresse de ces enfants, extirpés de leur milieu, ne mérite pas un mot de compassion ? Que la situation, dans laquelle s'est commise cette « mushroom » association (association née d'une hypermédiatisation d'un conflit, « après la pluie médiatique, poussent les champignons »), ne mérite pas une position de soutien aux ressortissants, même s'il s'avère qu'ils ont contrevenu aux législations internationales ?
Le Président commente ici a minima, il n'assume pas, ni ne fait preuve d'embarras devant la position ambivalente des services français, qui ont prêté leur concours logistique d'un côté et peut-être signalé aux autorités tchadiennes l'opération illégale, de l'autre.
Bref, ne pas perdre la face est donc ce qu'il faut sauver à tous prix. Les meubles en quelque sorte. Comme toujours, dans les cas embarrassants, Sarkozy se conduit avec désinvolture, sans prendre la mesure des événements.
Cette expression, «perdre la face», n'a pas toujours eu ce sens. Dans la bible, l'allusion rappelle l'épisode Caïn et Abel ; Caïn « perdit les faces » (traduction Chouraki), de ce que Dieu ne tint aucun compte de son cadeau, ne louant que celui que lui fit Abel. Tout cela se termina comme on sait. Sans un mot, Caïn attira Abel au champ et le tua.
Perdre la face est donc, contrairement au commentaire passe-partout diplomatique, un sentiment qui atteint le fondement même de celui qui l'éprouve.
Perdre la face serait donc du côté de la honte, de l'humiliation, du sentiment d'être nié absolument, qui provoque la colère meurtrière.
Et s'il y a un pays qui peut se sentir humilié, trahi et en colère dans cette affaire, c'est bien le Tchad, qui, si le rapport du HCR est avéré, a vécu une tentative de rapt de ses enfants pour le compte de familles, au choix, manipulées ou prêtes à tout pour s'approprier les enfants, que leur obsession adoptive a transformé en objets de consommation dite humanitaire.
Tout cela me rappelle les rapts d'enfants réunionnais par les services sociaux français, dans les années soixante, qui arrachaient à des familles pauvres les autorisations de placement dans les fermes de la France profonde.
La situation aurait mérité un véritable mea culpa, suivi d'une proposition de faire la lumière sur les responsabilités des uns et des autres, et d'un soutien « humain » à l'équipe mise en examen. Tout cela s'appelle une gestion de la complexité, mais ce mot échappe sans doute à celui qui nous représente.
Publié par Anthropia à 08:35:33 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Hommage à André Gorz à la suite de sa disparition volontaire avec D. sur France Culture
Lire aussi ma critique de Lettre à D. dans critique littéraire ci-contre
J'ajoute à cet hommage un mail reçu ce jour :
"Le philosophe André Gorz et sa femme Dorine se sont suicidés ensemble dans leur maison de Vosnon, dans l'Aube, Lui avait 84 ans, elle 83 ans, et souffrait d'une maladie évolutive extrêmement douloureuse." (Le Monde, 26 septembre 2007)> Le 24 septembre 2007, dans leur maison de Vosnon, près de Troyes, dans l'Aube (France), le philosophe, sociologue et journaliste André Gorz et son épouse Dorine se sont donc donnés la mort ensemble. Pour ainsi dire, comme prévu. On se souvient que l'année dernière, dans son dernier livre, Lettre à D. Histoire d'un amour, magnifique déclaration d'amour à sa femme et compagne de toute sa vie depuis plus d'un demin siècle, André Gorz avait écrit : "Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre." Ce destin personnel, digne de l'antique sagesse des stoïciens, me fait immédiatement penser à l'exemple du célèbre écologiste américain Garrett Hardin (1915-2003) qui s'est également suicidé en compagnie de sa femme, souffrant aussi (comme Dorine Gorz) d'une grave malade.> D'origine autrichienne (émigré en Suisse de 1939 à 1953; diplômé en 1945 de l'Ecole d'ingénieurs de l'Université de Lausanne), ami d'Herbert Marcuse (qui l'initia personnellement aux écrits de l'Ecole de Francfort), ancien compagnon de Jean-Paul Sartre aux Temps Modernes, développant une interprétation existentialiste du marxisme avant de faire définitivement ses Adieux au prolétariat (1980), dans la logique de sa conversion, sous l'influence d'Ivan Illich notamment, à une critique du productivisme de la société industrielle, André Gorz a marqué, depuis les années 1970, l'histoire de l'écologie politique et de ce qu'il appela lui-même "la nébuleuse écologique". Son ami du Nouvel Observateur Alain Hervé, fondateur de la section française des Amis de la Terre, lui avait offert dès 1973 une tribune dans le mensuel écologiste Le Sauvage qu'il animait à la suite du succès du numéro spécial de 1972, "La dernière chance de la Terre", du Nouvel Observateur. Gorz (c'était déjà un nouveau nom - il s'appelait Gerard Horst) prend alors un nom de plume écologiste : Michel Bosquet. C'est sous ce nom de Bosquet qu'il politise la pensée écologique radicale en train de naître en Europe, alors que l'environnementalisme américain domine la scène publique internationale. Avec son livre Ecologie et politique (1975, 1978; traduit en anglais en 1980 sous le titre Ecology as Politics), véritable petit traité d'écologie politique à l'usage des nouvelles générations, André Gorz/Michel Bosquet devient - avec Ivan Illich (1926-2002) dont il épousait les thèses anti-productivistes sur "l'inversion des institutions" - une figure de proue dans l'essor du mouvement écologiste radicale en Europe. Avec Illich, André Gorz était l'un des rares grands intellectuels critiques de la seconde moitié du XXe siècle a avoir dépassé l'optimisme historique de la modernité occidentale. Significativement, il avait aussi reconnu, avant bien d'autres, la dissidence du grand économiste américain Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1995), d'origine roumaine, qui avait mis en lumière "les mythes" de la science économique moderne, aussi bien marxiste que libérale, vis-à-vis de l'énergie et de la matière. L'avenir de la croissance économique n'était plus dans la croissance, même "durable", mais dans la décroissance de la civilisation industrielle et de l'idéologie de l'abondance de la "société de consommation". Georgescu-Roegen, Illich, Gorz sont désormais reconnus comme les pères fondateurs de la mouvance radicale de "l'après-développement" et de "la décroissance".> Jacques Grinevald (IUED, Genève)
Publié par Anthropia à 16:25:42 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Moi c'est fait, et vous, vous êtes abonnés au nouveau site d'Arrêt sur Images en ligne ?
Non ? Alors allez-y.
Publié par Anthropia à 11:05:36 dans Actualité | Commentaires (10) | Permaliens
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