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Anthropia

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    Mani pulite | 04 mars 2008

     

     

    Opération mains propres. Indignation de Laurence Parisot. Indignité de Denis Gautier Sauvagnac.

     

    Et surtout soi-disant parachute doré. Rappelons ce qu'est un parachute doré,

    c'est un confortable matelas attribué au titre des indemnités de départ.

     

     

    Ce qui semble être le cas ici. Mais verse-t-on un parachute doré

    à quelqu'un qui fait l'objet d'une mise en examen

    sur des malversations en cours de fonction ?  

     

    C'est la question que Pujadas n'a pas posée ce soir sur France 2. 

     

    L'autre question qu'il n'a pas posée non plus, c'est si l'UIMM avait porté plainte contre son indélicat Président ?

     

    Car si cet homme a détourné de l'argent, il a trompé l'UIMM.

     

    Mais si cet argent a été utilisé avec son accord,

    à des fins politiques (financement de campagnes),

    le parachute doré n'en est pas un, mais c'est une rançon en échange du silence de DGS.

     

    Et si c'est un chantage, c'est qu'un train peut en cacher un autre,

    les responsabilités sont à élargir à d'autres coupables éventuels, prêts à payer très cher le silence de leur ex-Président.

     

    On le voit, la communication est piégée sur toute la ligne.

    Et la piètre prestation de Frédéric Saint-Geours, nouveau patron de l'UIMM ce soir, en était la preuve.

    Il a tout l'air d'un contre-feu allumé pour empêcher la transparence de se faire,

    pas pour nettoyer la situation.

     

    Et plus que jamais se pose la question de ce que finance l'UIMM ? Les élections ? Lesquelles ?

    Les Présidentielles ? S'agit-il de contrepartie pour un lobbying corrupteur ?

    Pourquoi en effet protéger Denis Gautier Sauvagnac contre d'éventuelles poursuites fiscales ou juridiques ?

    Et pourquoi cet homme s'offre-t-il en sacrifice ?

     

    Je pense qu'on n'a pas encore la réponse aux vraies questions.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

    Publié par Anthropia à 01:11:56 dans Actualité | Commentaires (0) |

    K.O. en quatre leçons | 02 mars 2008

     

     

    Avec l'Eternel Candidat, toujours en campagne électorale, et sa loi de rétention de sûreté, le Conseil constitutionnel a fait preuve d'une rare maestria. Rogner la loi par tous les bouts pour la rendre quasi-incolore et inodore, tout en ne la rendant pas inconstitutionnelle. A croire que l'objectif était de faire semblant de valider tout en invalidant, une manière de se moquer de Sarkozy, qui s'en est rendu compte et l'a très mal pris.

     

    Je suis allée chercher dans le texte initial tous les éléments nécessaires pour comprendre ce qui a vraiment été décidé par le Conseil. Et voici ce que j'en retiens.

     

    La loi sur la rétention de sécurité s'applique aux 50 personnes susceptibles d'être concernées, « sous la réserve que les personnes concernées aient pu bénéficier, pendant l'exécution de leur peine, des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elle souffre ». 

    Leçon N°1 à Sarkozy : Occupes toi de les faire soigner, sinon pas de loi de sûreté.

     

    Pour tous ceux qui ont  été condamnés antérieurement à la loi ou pour des faits commis antérieurement, la loi ne s'applique pas,

    Leçon N°2 à Sarkozy : Pas de rétroactivité. La décision de la dangerosité ne pourra intervenir qu'à l'issue de la peine des condamnés, jugés à partir de maintenant, soit dans minimum 15 ans, voire davantage. D'ici là, cher Monsieur Sarkozy, un autre Président aura fait annuler cette loi scélérate.

     

     

    Les personnes déjà condamnées, qui auraient fait l'objet de soins durant leur peine, jugées dangereuses à l'issue de leur peine, seront soumises à la surveillance de sûreté, SI et SEULEMENT SI, elles se soustraient à la surveillance de sûreté prévue pour elles ; elles seront alors placées en rétention de sûreté en centre médico-judiciaire. Cela doit faire allons au moins 1 personne ou deux, assez bêtes pour ne pas respecter les injonctions de soins.

    Leçon N°3 à Sarkozy : Une telle loi pour deux personnes, c'est d'un ridicule achevé.

     

    Elles pourront être placées en rétention de sûreté, UNIQUEMENT sur décision du tribunal de l'application des peines et non sur décision d'une commission administrative prévue par la loi.

     

    Leçon N°4 à Sarkozy : la décision de la dangerosité appartient aux juges et pas à une commission administrative. Donc pas d'arbitraire, pas de lettres de cachet d'un ministre de l'Intérieur.

     

    Voilà un magnifique K.O. en quatre leçons magistrales.

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 14:30:23 dans Actualité | Commentaires (0) |

    Pauv'con 2 | 01 mars 2008

     

     

     

    Vous avez remarqué

     

    On ne dit jamais :

     

    Pauv' bite !




    Inspiré du commentaire de Thierry, du 1er mars 2008.



     

     

     







     

    Publié par Anthropia à 17:22:08 dans Actualité | Commentaires (3) |

    Le couvent des artisans | 29 février 2008

    Cliché Anthropia


     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 20:09:38 dans Actualité | Commentaires (1) |

    La revanche de l'Indienne | 26 janvier 2008

    Indienne

    nom d'un tissu fabriqué en Inde au XVIIème siècle

     

     

     

    Dans les prises de conscience adolescentes, il suffit d'un rien, d'un fait relaté en cours d'histoire, pour que tout à coup vous sentiez le basculement du monde.

     

    Pour moi, ce fût un cours sur l'Inde du XVIIème siècle.

     

    Au XVIIème siècle, l'Inde était une superpuissance mondiale. Voilà tout est dit. En une phrase et son commentaire. La Grande-Bretagne se servit de sa suprématie militaire et lui 'emprunta' ses matières premières, le coton, par exemple, qu'elle fit venir dans ses filatures, en délocalisant les métiers à tisser indiens en Angleterre. La France interdit l'importation de ces tissus, qu'on appelle les Indiennes, ce qui dynamisa son propre artisanat local : on fabriqua les Indiennes dans le Sud de la France.

     

    Il fût une autre mondialisation, imposée par l'Occident pilleur, copieur, chantre de la concurrence faussée.

     

    Je ne cherche pas l'auto-flagellation, non, je constate, c'est tout. Et je me dis qu'Arcelor-Mittal n'est finalement que la réponse de la bergère au berger, quatre siècles plus tard, quatre siècles pour rattraper le temps perdu, la paupérisation constante, fruit de cette première mondialisation.

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 10:53:12 dans Actualité | Commentaires (0) |

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