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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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Daily motion

    Wikio

    http://www.wikio.fr

    Glauque | 24 août 2009

    Crédit photo Anthropia


    Parfois, il n'y a pas d'autres mots

    pour dire le retour au travail,

    la sensation que c'est lourd, lourd ; 

    après des jours au vert, au bleu,

    le travailler plus est insupportable,

    parce que la femme n'est pas faite pour travailler,

    qu'elle a de toutes façons déjà tellement de trucs à faire,

    que ça suffit.

    Mais voilà, elle a repris ses petites manies,

    le café noir sans sucre

    pour s'éviter le mal de tête qu'elle sent arriver,

    et juste avant, le lancement de l'ordinateur,

    on ne dira jamais assez le plaisir de quitter le bureau,

    le temps que l'ordinateur se charge.

    Et puis pour prolonger,

    sans doute va-t-elle télécharger une photo d'ailleurs,

    changer son fond d'écran, poster une impression,

    pour que le rêve perdure, ou en tout cas la trace d'un rêve,

    le bientôt pâle souvenir de cet absolu bien-être qu'on ressent,

    en vacances.

    Publié par Anthropia à 10:03:48 dans Art contemporain | Commentaires (1) |

    Dans la rade | 20 août 2009

    Crédit photo Anthropia

     

    Publié par Anthropia à 21:06:22 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

    L'enchantement avec Kerguéhennec | 18 août 2009

    Sept colonnes à Mallarmé

    1967-1971

    Etienne Hadju

    Domaine de Kerguéhennec

    Crédit photo Anthropia

     

    Publié par Anthropia à 09:40:49 dans Bouche rouge | Commentaires (0) |

    Les formes du travail 29 : Arbre à came | 16 août 2009

    Crédit photo Anthropia



    Arbre à came,

    je n'ai pas résisté à l'association des deux mots,

    parce que ça m'obsède les arbres à came,

    depuis quelques temps.

    En fait, j'ai vu le mien,

    je veux dire celui de mon auto,

    cette partie intime du moteur,

    qu'on ne voit que quand c'est grave,

    cet été, il était rayé, mon arbre à came,

    parce que la courroie de distribution

    avait cassé, envoyant valdinguer

    des trucs en métal, qui ont frappé

    mon arbre à came, et les soupapes,

    et tout était comme ça un peu abimé,

    mais il parait que c'est comme ça la fin,

    des petites rayures et pour le garagiste,

    c'est aussi grave qu'un thermomètre à 41°,

    ou sur mon ordi l'information

    d'un virus qui aurait tout ravagé,

    mais ne parlons pas de malheur.

    C'était la fin de mon auto,

    j'ai fait l'accompagnement à la mourante,

    j'ai vidé les petits recoins, plein de trucs

    inutiles conservés toutes ces années,

    et j'ai barré la carte grise :

    vendu le....

    Et j'ai eu comment dire,

    une demi-seconde d'émotion,

    parce que cette voiture a été témoin

    d'un tas de choses et voilà,

    une tranche de vie, une.

    Et moi, je suis toujours là,

    mon arbre à came va bien merci.

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:12:19 dans Les formes du travail | Commentaires (0) |

    L'enchantement avec Kerguéhennec | 14 août 2009

    Photo de photo (toujours impossible)

    Jochen Lempert

    Crédit photo Anthropia

    Domaine de Kerguéhennec

    Exposition jusqu'au 27 septembre


    L'enchantement avec Kerguéhennec,

    c'est bien sûr le choix des artistes,

    Jochen Lempert en est un exemple,

    son art de saisir l'éphémère sur la surface d'un plan d'eau,

    ou les nids dans les arbres de nos villes,

    son développement de photos noir et blanc

    jusqu'à la surexposition,

    pour ne garder que l'oiseau d'ordinaire invisible,

    ou le gris intense d'une vague,

    j'ai tenté ici une photo de photos,

    toujours impossible,

    ce n'est pas de la botanique,

    son regard personnel sur la vie

    est du côté de l'humilité,

    saisir ce que d'autres ne voient pas.

     

    L'enchantement avec Kerguéhennec,

    c'est aussi les sculptures dans le Parc,

    le chateau, les annexes, le petit restaurant,

    les concerts de musique l'été.

     

    L'enchantement avec Kerguéhennec,

    c'est un accueil de l'art contemporain,

    d'une rare qualité

    dans ce cadre superbe.

     

     

     

    "Jochen Lempert

    De sa longue formation de biologiste Jochen Lempert a conservé l’habitude d’observer le réel sous toutes les coutures, de le soumettre au rayonnement de la lumière, de le soupeser lentement, de l’ausculter. Depuis qu’il est photographe, il a en plus acquis la faculté de se laisser surprendre de façon désintéressée, de ne pas chercher à comprendre : d’aiguiser au jour le jour sa capacité d’étonnement… Or c’est par l’observation pour ne pas dire la contemplation que vient l’étonnement chez lui. Et c’est ainsi qu’il guette la présence animale là où elle est la plus furtive : dans l’environnement urbain en particulier. Nombreux sont les oiseaux perdus en particulier dans ses images, comme cette silhouette fragile et pourtant majestueuse volant près d’un building inhospitalier et qui nous renvoie à notre condition d’habitant précaire. Car derrière la question de la présence de l’animal se pose celle de la présence tout court, que les animaux soient isolés ou qu’ils soient vus en groupe : nuée d’oiseaux, d’insectes ou bans de poissons discernables à quelques rides à la surface de l’eau. Et ce qu’il y a de remarquable chez Lempert, c’est ce sentiment que la présence rime toujours avec une certaine clandestinité, qu’elle est résistance. Même ses essaims de moucherons ont quelque chose d’une communauté d’individus en danger. Même lorsque Lempert, pour réaliser un photogramme, pose une luciole sur une feuille de papier photo, le coléoptère n’a de cesse de vouloir s’évader. Même lorsqu’il glisse des feuilles d’arbre dans le passe-négatif de son agrandisseur, celles-ci révèlent des ici ou là des nécroses ou la présence d’insectes parasites. Enfin de même, lorsqu’il visite un museum d’histoire naturelle et qu’il rephotographie à quinze ans d’intervalle le même diorama puis qu’il expose les deux images quasi similaires, l’ellipse temporelle qu’il met en évidence nous interroge sur le rapport entre notre mémoire et notre instinct.

    Frédéric Paul."

     

    Publié par Anthropia à 10:18:08 dans Art contemporain | Commentaires (0) |

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