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Vidya Gastaldon
Crédit Photo Anthropia
Publié par Anthropia à 19:50:37 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
Vidya Gastaldon
Crédit Photo Anthropia
Faut-il voir dans nos amis virtuels de virtuels amis ? Test grandeur nature, hier, avec la rencontre au sommet de quelques familiers du site @si, d’anciens du site Big Bang Blog, déjà amis comme Juléjim, ou dont on goûte avec émotion l’arrivée, avec Petit Poisson, et des nouveaux, en tout cas des visages que je ne connaissais pas, je n’étais pas au fameux pique-nique de l’été, j’ai nommé Sleepless, Fan de Canard, Florence Arié, Oblivion, Francès, Bysonfutée (Monsieur et Madame), le Farfadet, avec la présence d’Alain Korkos, plus vrai qu’à la télé de mon ordinateur.
Découvrir la tête qui se cache derrière le pseudo a quelque chose d’un secret de famille : ah, il est comme ça, du genre je ne l’avais jamais vu, mais quand je le rencontre, je le reconnais, oui, finalement, très peu de surprises, on se parle comme après une interruption de conversation, qu’on avait engagée à l’aveugle, dont on se souvient de certaines bribes, et qu’on poursuit presqu’aussitôt. C’est comme un fil multi-support, il commence par écrit, il se poursuit de visu, on pourra peut-être enchaîner au téléphone, mais ce qui fait lien, c’est probablement le goût de l’autre, on l’avait ressenti dans les commentaires, cela se confirme, on s’écoute, on se regarde, on se sent, on se comprend. Pas d’incongruité à notre groupe, malgré l’extrême liquidité de toute relation, nos intérêts, nos opinions et un certain humour nous réunissent dans le plaisir de la conversation.
Tout à coup la peau des posts se décolle et se détache un arrière-plan, un fond d’humanité, du réel qu’on ne pourra pas barrer, de la graine d’amitié à faire pousser sur son balcon ou dans son jardin. Le temps d’un Clapton à la guitare par Farfadet, et je repars guillerette, je ne suis pas la seule, semble-t-il.
Publié par Anthropia à 10:31:32 dans Art contemporain | Commentaires (4) | Permaliens
Vidya Gastaldon
Doma ine de Kerguéhennec
Créd it Photo Anthropia
L’univers numérique semble incommensurable. Qui n’a jamais perdu dans un trou noir du grand Tout, qui nous sert désormais d’infini, un fichier qu’il avait soigneusement rangé, croyait-il, en son temps, et qu’il ne parvient pas à retrouver même avec la touche recherche de son gestionnaire.
A la radio, qui plus est nationale, on n’imagine pas que ce type d’événement puisse arriver, processus certifié, procédure blindée, système de validation redoublé, un disque dur paré à toute éventualité, non, pas eux, cela ne peut pas leur arriver.
Et pourtant si, c’est ce qui est arrivé ce matin, durant plusieurs minutes, à France Culture. La pôvre speakrine qui excusait, notre nouvelle grille, on a perdu l’émission de Dominique Rousset, l’Economie en Questions, comme si la crise et ses commentateurs disparaissaient peu à peu devant le business as usual, banques d’affaires, banques centrales et paradis fiscaux reprenant le bon vieux rythme d’avant.
Mais rassurons-nous, l’émission a été retrouvée, juste très, très différente de celle que faisait jadis Dominique Rousset. Il faut dire que les économistes qu’on lui a collés, Olivier Pastré, Patrick Artus et Nicolas Baverez, ne sont pas précisément des analystes inonoclastes, c’est dire que l’establishment sera bien gardé, que la langue de bois sera garantie.
La question ironique de la productrice jetée à la cantonade vers la fin de l’émission, l’aviez-vous prédite la crise ?, et le long silence des Artus and Co, conclu d’un « soyons modeste » de Pastré, venait comme décrédibiliser toute l’émission, effectivement, comment faire confiance à ces économistes qui annonçaient la reprise à la veille de ce qui fût l’une des catastrophes historiques de l’économie.
Juste un fait, que Philippe Martin rappelle et qui interroge : la crise ne touche pas tout le monde équitablement, la montée du chômage atteint beaucoup plus les hommes ; leur taux de chômage rejoint peu à peu celui des femmes.
Et c’est cela qu’on comprend, c’est l’aspect hétérogène de la crise, ceux qui s’en sortent sont ceux qui l’ont générée, pas les traders –qu’on a érigés en boucs-émissaires- non, mais les banques d’affaires, les banques centrales qui font qu’un prêt à une entreprise est moins rentable qu’une spéculation sur la monnaie ou sur le baril de pétrole. Et ceux qui viennent la commenter, sont les mêmes qui ne l’ont pas vue venir, voir qui l’ont suscitée.
Ce que je comprends, c’est que le jeune chef d’entreprise que j’ai rencontré l’autre jour, qui vient d’obtenir deux énormes appels d’offre et qui ne va pas pouvoir y répondre, parce que sa banque lui refuse le prêt dont il a besoin pour produire ses marchés, est la victime de tout ce système, et les salariés qu’il aurait pu recruter pour produire ces marchés, aussi.
Et pendant ce temps, MM. Artus et consorts font la queue devant les grands restaurants à Londres, et prétendent donner des leçons d’économie. Nous avons besoin de penseurs, d’analystes pertinents, non inféodés au secteur bancaire. De qui se moque France Culture à nous refourguer, comme si de rien n’était, les pilotes du Titanic ?
Publié par Anthropia à 10:34:38 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
God-Mother (Baba) 2005
Vidya Gastaldon
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En ce moment au Domaine de Kerguéhennec,
Centre d'Art Contemporain
C’était en juin 2009, nous regardions admiratifs
le superbe travail d’Audrey Pulvar,
à son bureau large et spatieux,
le commentaire à lame fine et tranchante,
l’art de questionner,
l’excellence journalistique faite femme,
c’était en juin 2009, sur France 3.
Un diamant sur canapé.
Nous la retrouvons sur I Télé, en septembre,
toujours aussi magnifique ;
c’est entre18h et 20h,
la même journaliste, le même travail,
mais patatras, I-Télé s’est trompé d’échelle,
il a mis Alice chez les Lilliputiens.
Décryptage 1. Pas de profondeur de champs,
tout est dans tout, pas de recul,
pour une émission d’infos, c’est dommage.
Vous êtes dans le couloir de l’info,
tout le monde semble engoncé,
Martine Aubry ce soir, c’était caricature.
Décryptage 2. Journalistes debout, on imagine,
les pieds qui gonflent, le dandinement,
la fatigue, à 18 heures, c’est terrible,
pour apporter quoi à l’image,
une sensation de presse,
mais pas au bon sens du terme,
dépêchons, dépêchons, pas le temps de s’arrêter,
pas même celui d’aller p…..
Résultat, on n’y comprend rien, on a envie de fuir.
Décryptage 3. Je ne parle pas du son,
même s’il y aurait à dire.
Mais la lumière, jamais on avait si mal éclairé.
Tous les défauts du visage apparaissent,
au lieu d’avoir l’aspect chaleureux,
on a le look transpirant.
Glamour ou glabre, pour qui sonne le glas ?
Ce journal m’a tout l’air d’être au bord
de l’accident industriel,
et s’il devait entraîner une des meilleures newswoman du PAF,
je serais vraiment désolée.
Quelqu’un peut-il apporter son conseil
à ces bons Messieurs d’I-Télé ?
Je propose un décor un peu plus classe,
une recherche d’harmonie dans les tons,
le bleu technologique ou le rustique
avec le bout de bar en bois, il faut choisir.
Je soutiens l’idée que des éclairages moins brutaux
apporteraient un bien-être à tout le monde
et surtout au téléspectateur.
Et puis tiens, tant qu’on y est,
un enchaînement des séquences plus fluide
nous éviterait l’allure rock and stress du journal,
qu’on donne du temps pour passer les plats, please.
Quant au réalisateur, une idée,
pour le cadrage des présentateurs notamment,
contempler à cinquante centimètres
le profil de l’une en plan américain
et la face de l’autre en gros plan,
et tout ça dans le même champ,
ça fait désordre, ça fait brouillon !
Avec sans doute dix fois moins de moyens,
certaines petites émissions du net
ont un look dix fois plus classieux et créatif,
qu’on ne me dise pas que c’est une question de gros sous.
Qu’ils réagissent donc à I-Télé,
avant que ce ne soit le Grand Soir d’Audrey Pulvar.
Publié par Anthropia à 21:06:37 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
Crédit photo Anthropia
Publié par Anthropia à 23:22:19 dans Art contemporain | Commentaires (0) | Permaliens
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