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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où sinstallent mes textes et billets d'art contemporain

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Daily motion

    Wikio

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    200 N'oeuf ? | 04 janvier 2009

    Atelier van Lieshout

    Baby, 2008

    Galerie Bob van Orsouw

    Crédit photo Anthropia

     

     

    2009 arrive et je vois du signifiant "bébé" partout.

    Laurence n'attendra plus d'enfants avec nous,

    quand Rachida met le sien au monde sans père ni repère.

     

    Ailleurs une infirmière mise en examen

    sait qu'elle a administré la mauvaise ampoule

    et le chérubin est parti au paradis des anges ;

    dans un autre hôpital un autre bébé l'a rejoint,

    mais dans les deux cas, l'organisation est fautive, l'hôpital bat sa coulpe.

     

    Dans le sud, Médée a sans doute exécuté les deux filles et le petit dernier,

    faisant le choix de Sophie, elle a sauvé le 7 ans, l'âge de raison,

    elle l'a mis à l'abri,

    elle qui pourtant l'a perdue la raison.

     

    Plus tôt dans l'année, un père n'avait pas fait de choix,

    il avait oublié un petit d'homme dans la voiture.

    Moins grave que celle qui a endormi les siens dans le congélateur éternel

    ou derrière une poubelle dans un sac.

     

    Le monde est envahi de bébés marqués du sceau de la mort,

    avenir de crise, no future,

    où sont donc les adultes ?

    Oui vous savez, ceux qui réfléchissent,

    structurent les services de pédiatrie,

    vérifient et revérifient les livraisons,

    pour un bébé, on n'est jamais trop prudent.

     

    Où sont donc les adultes, qui n'oublient pas la sécurité de leur bébé,

    qui le coeur en vrille de bonheur et d'inquiétude,

    veillent des nuits durant,

    donneraient leur vie pour qu'au fruit de leurs entrailles,

    jamais non jamais, n'arrive le moindre mal.

     

    Pour qu'elle ne couve plus sa progéniture

    une civilisation doit être en panique, 

    pour que sa survie ou son désespoir

    valent davantage que la chair de sa chair, 

    une civilisation doit vraiment être malade.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 16:56:03 dans Actualité | Commentaires (5) |

    Un bébé toute seule | 03 janvier 2009

    AES+F group

    Last Riot

    Crédit photo Anthropia

     

     

    Comme dit la chanson,

    elle a fait un bébé toute seule, Rachida,

    sauf qu'elle transgresse deux fois,

    parce qu'une femme qui se passe d'un homme,

    passe encore,

    mais dans la culture musulmane,

    c'est deux fois péché.

     

    Elle incarne donc une nouvelle figure,

    la fille arabe libérée, sans complexe,

    elle va même plus loin,

    elle refuse de dire qui est le père.

     

    Et là, c'est carrément iconoclaste,

    ne pas dire qui est le père,

    c'est non seulement montrer qu'on peut s'en passer,

    du géniteur normalement nourricier,

    mais c'est le gommer, l'effacer, l'anéantir,

    j'espère juste qu'à sa fille, elle en dira davantage

    et pas trop tard.

     

    Faire naitre un enfant

    dans le scandale d'un déni de paternité,

    c'est refuser que l'homme entre dans la sphère publique,

    réunissant la sainte famille sous les projecteurs médiatiques.

    C'est procéder à l'envers,

    l'homme pour le privé, enfin on l'espère,

    l'homme caché,

    c'est le contraire du paternalisme,

    c'est l'affichage d'un matriarcat sans scrupule.

     

    Enfin, peut-être,

    parce qu'au fond on n'en sait pas plus,

    peut-être est-elle coincée,

    fait-elle du mieux qu'elle peut

    avec une situation adultérine,

    ou un père de sa fille qui se défile,

    peut-être est-elle à son tour victime ?

     

    Finalement, elle est là l'énigme,

    ne pas savoir dans cette absence de père,

    si la femme est victime ou coupable,

    se situer dans la ligne de fuite,

    la question est là,

    Amazone ou bien Cendrillon ?

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 11:06:07 dans Actualité | Commentaires (4) |

    La crise des subprimes est-elle un mythe ? | 02 janvier 2009

     

    Sur ce média américain, Alternet, les doutes sont nés

    de ce que la crise des crédits hypothécaires ne serait

    qu'un mythe cultivé par les banquiers.

    A lire absolument.

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 23:54:45 dans Actualité | Commentaires (0) |

    Name dropping'short stories : Alain Souchon | 02 janvier 2009

    John Boldessari

    Knees oneelbow (with bottle) 2007

    Crédit photo Anthropia

     

    Et l'originale ici

     

    Publié par Anthropia à 13:15:01 dans Name dropping'short stories | Commentaires (1) |

    Name dropping'short stories : Alain Souchon | 01 janvier 2009

    Robert indiana

    Lovered violet 1966-1999

    Fiac 2007

    Crédit photo Anthropia

     

    Je voudrais ici commencer une série de nouvelles,

    contant des rencontres fortuites avec des noms,

    je veux dire des visages connus,

    de ces petits moments, où ma petite histoire cogne à l'histoire de people,

    cela m'est arrivé assez souvent,

    et toujours par inadvertance, je ne suis pas groupie,

    je ne fais pas signer d'autographes,

    et je dois dire que ces célébrités

    en général me tombent dessus, 

    ce qui fait que je suis surprise,

    perd mes moyens, ne sais pas comment réagir.

    Voici un premier récit, sous forme de chanson.

     

    Je chante une caresse

    d'un chanteur tout de tendresse

    glissée dans l'ombre d'une voiture.

    J'ai trace dans ma chevelure.

    Je chante une caresse.

    .  

    Rêvant taciturne

    d'un qui m'avait laissée,

    moi fantôme au coeur blessé

    dans le cinéma diurne.  

     

    Au café sans caractère,

    on sert de l'Edelzwicker

    sur la musique d'Easy rider

    les filles de peu viennent et espèrent.  

    Espèrent.

     

    Au loin arrivent rue du Hameau

    les bodybuilders, sortis par flots

    des halls de foires des accros,

    barbes à papa et ballots.  

     

    Garée sur le trottoir,

    amortie, les idées noires,

    j'avais aboli l'espoir,

    quand a pointé son museau rare. rare. 

     

    Jugez ma panique

    quand j'ai reconnu l'idole,

    venue direct et pas chic

    dans le bistrot des rugby dolls.  

     

    Oh le sourire,

    des épisodes précédents tout relire,

    une revenante clignant des yeux,

    fin de soirée pas camaïeu.

     

    Au 17, là où tout se défit,

    les géraniums étaient gris,

    mais le visage à cinq centimètres

    mettait du rose aux fenêtres.   

     

    Toi qui a mis

    sur mon visage ta main amie

    et sur mon souffle un parfum de vanille

    qui murmurait, ris, ris, ris.

     

    Comment dit-on merci

    à toi de m'avoir reconnue,

    qui fuis les paparazzis

    tu as pris le temps d'un salut.  

     

    Au café des minutes dernières

    on sert de l'Edelzwicker

    sur la musique d'Easy rider

    les filles de peu viennent et espèrent.  

     

    Si tout est moyen,

    si la vie est un film de rien

    ce passage-là était vraiment bien

    ce passage-là était bien.

     

    Il est reparti

    rejoindre la troisième partie,

    à l'auberge des people

    le restaurant était plein.

    Ah, c'était plein.

     

    Je chante une caresse,

    d'un chanteur tout de tendresse,

    glissée dans l'ombre d'une voiture,

    j'ai trace dans ma chevelure.  

     

     

     

     

     

     

     

     
     

     

     

     

     

     

     

    Publié par Anthropia à 14:14:00 dans Name dropping'short stories | Commentaires (0) |

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