Depuis le 13-10-2006 :
1723955 visiteurs
Depuis le début du mois :
104746 visiteurs
Billets :
1226 billets
Atelier van Lieshout
Baby, 2008
Galerie Bob van Orsouw
Crédit photo Anthropia
2009 arrive et je vois du signifiant "bébé" partout.
Laurence n'attendra plus d'enfants avec nous,
quand Rachida met le sien au monde sans père ni repère.
Ailleurs une infirmière mise en examen
sait qu'elle a administré la mauvaise ampoule
et le chérubin est parti au paradis des anges ;
dans un autre hôpital un autre bébé l'a rejoint,
mais dans les deux cas, l'organisation est fautive, l'hôpital bat sa coulpe.
Dans le sud, Médée a sans doute exécuté les deux filles et le petit dernier,
faisant le choix de Sophie, elle a sauvé le 7 ans, l'âge de raison,
elle l'a mis à l'abri,
elle qui pourtant l'a perdue la raison.
Plus tôt dans l'année, un père n'avait pas fait de choix,
il avait oublié un petit d'homme dans la voiture.
Moins grave que celle qui a endormi les siens dans le congélateur éternel
ou derrière une poubelle dans un sac.
Le monde est envahi de bébés marqués du sceau de la mort,
avenir de crise, no future,
où sont donc les adultes ?
Oui vous savez, ceux qui réfléchissent,
structurent les services de pédiatrie,
vérifient et revérifient les livraisons,
pour un bébé, on n'est jamais trop prudent.
Où sont donc les adultes, qui n'oublient pas la sécurité de leur bébé,
qui le coeur en vrille de bonheur et d'inquiétude,
veillent des nuits durant,
donneraient leur vie pour qu'au fruit de leurs entrailles,
jamais non jamais, n'arrive le moindre mal.
Pour qu'elle ne couve plus sa progéniture
une civilisation doit être en panique,
pour que sa survie ou son désespoir
valent davantage que la chair de sa chair,
une civilisation doit vraiment être malade.
Publié par Anthropia à 16:56:03 dans Actualité | Commentaires (5) | Permaliens
AES+F group
Last Riot
Crédit photo Anthropia
Comme dit la chanson,
elle a fait un bébé toute seule, Rachida,
sauf qu'elle transgresse deux fois,
parce qu'une femme qui se passe d'un homme,
passe encore,
mais dans la culture musulmane,
c'est deux fois péché.
Elle incarne donc une nouvelle figure,
la fille arabe libérée, sans complexe,
elle va même plus loin,
elle refuse de dire qui est le père.
Et là, c'est carrément iconoclaste,
ne pas dire qui est le père,
c'est non seulement montrer qu'on peut s'en passer,
du géniteur normalement nourricier,
mais c'est le gommer, l'effacer, l'anéantir,
j'espère juste qu'à sa fille, elle en dira davantage
et pas trop tard.
Faire naitre un enfant
dans le scandale d'un déni de paternité,
c'est refuser que l'homme entre dans la sphère publique,
réunissant la sainte famille sous les projecteurs médiatiques.
C'est procéder à l'envers,
l'homme pour le privé, enfin on l'espère,
l'homme caché,
c'est le contraire du paternalisme,
c'est l'affichage d'un matriarcat sans scrupule.
Enfin, peut-être,
parce qu'au fond on n'en sait pas plus,
peut-être est-elle coincée,
fait-elle du mieux qu'elle peut
avec une situation adultérine,
ou un père de sa fille qui se défile,
peut-être est-elle à son tour victime ?
Finalement, elle est là l'énigme,
ne pas savoir dans cette absence de père,
si la femme est victime ou coupable,
se situer dans la ligne de fuite,
la question est là,
Amazone ou bien Cendrillon ?
Publié par Anthropia à 11:06:07 dans Actualité | Commentaires (4) | Permaliens
Sur ce média américain, Alternet, les doutes sont nés
de ce que la crise des crédits hypothécaires ne serait
qu'un mythe cultivé par les banquiers.
A lire absolument.
Publié par Anthropia à 23:54:45 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Anthropia à 13:15:01 dans Name dropping'short stories | Commentaires (1) | Permaliens
Robert indiana
Lovered violet 1966-1999
Fiac 2007
Crédit photo Anthropia
Je voudrais ici commencer une série de nouvelles,
contant des rencontres fortuites avec des noms,
je veux dire des visages connus,
de ces petits moments, où ma petite histoire cogne à l'histoire de people,
cela m'est arrivé assez souvent,
et toujours par inadvertance, je ne suis pas groupie,
je ne fais pas signer d'autographes,
et je dois dire que ces célébrités
en général me tombent dessus,
ce qui fait que je suis surprise,
perd mes moyens, ne sais pas comment réagir.
Voici un premier récit, sous forme de chanson.
Je chante une caresse
d'un chanteur tout de tendresse
glissée dans l'ombre d'une voiture.
J'ai trace dans ma chevelure.
Je chante une caresse.
.Rêvant taciturne
d'un qui m'avait laissée,
moi fantôme au coeur blessé
dans le cinéma diurne.
Au café sans caractère,
on sert de l'Edelzwicker
sur la musique d'Easy rider
les filles de peu viennent et espèrent.Espèrent.
Au loin arrivent rue du Hameau
les bodybuilders, sortis par flots
des halls de foires des accros,
barbes à papa et ballots.
Garée sur le trottoir,
amortie, les idées noires,
j'avais aboli l'espoir,
quand a pointé son museau rare.
Jugez ma panique
quand j'ai reconnu l'idole,
venue direct et pas chic
dans le bistrot des rugby dolls.
Oh le sourire,
des épisodes précédents tout relire,
une revenante clignant des yeux,
fin de soirée pas camaïeu.
Au 17, là où tout se défit,
les géraniums étaient gris,
mais le visage à cinq centimètres
mettait du rose aux fenêtres.
Toi qui a mis
sur mon visage ta main amie
et sur mon souffle un parfum de vanille
qui murmurait, ris, ris, ris.
Comment dit-on merci
à toi de m'avoir reconnue,
qui fuis les paparazzis
tu as pris le temps d'un salut.
Au café des minutes dernières
on sert de l'Edelzwicker
sur la musique d'Easy rider
les filles de peu viennent et espèrent.
Si tout est moyen,
si la vie est un film de rien
ce passage-là était vraiment bien
ce passage-là était bien.
Il est reparti
rejoindre la troisième partie,
à l'auberge des people
le restaurant était plein.
Ah, c'était plein.
Je chante une caresse,
d'un chanteur tout de tendresse,
glissée dans l'ombre d'une voiture,
j'ai trace dans ma chevelure.
Publié par Anthropia à 14:14:00 dans Name dropping'short stories | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| 174| 175| 176| 177| 178| 179| 180| 181| 182| 183| 184| 185| 186| 187| 188| 189| 190| 191| 192| 193| 194| 195| 196| 197| 198| 199| 200| 201| 202| 203| 204| 205| 206| 207| 208| 209| 210| 211| 212| 213| 214| 215| 216| 217| 218| 219| 220| 221| 222| 223| 224| 225| 226| 227| 228| 229| 230| 231| 232| 233| 234| 235| 236| 237| 238| 239| 240| 241| 242| 243| 244| 245| 246| >>
Commentaires récents