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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où s'installent mes textes et billets d'art contemporain

Présentation

J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.




J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.



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La droite cassoulet ? | 16 février 2008

 
 
 
Je ne peux pas penser à Anne Roumanoff sans penser à une autre Roumanoff, chanteuse dans les cabarets de Montmartre. Une petite femme, au chignon échevelé, étonnante, marrante, originale, pleine d'énergie.
 
Elle était venue un jour chez moi, du temps où j'habitais Montmartre.
 
Un pur moment de loufoquerie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié par Anthropia à 14:35:38 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

I DO NOT WANT | 16 février 2008

Ecole de Rosheim

Cliché Anthropia

 

 

Je ne veux pas qu'un Président exprime ses ukazes en matière d'éducation tous les quatre matins.

Je ne veux pas qu'il fasse les programmes des écoles, comme s'il en était capable à lui tout seul.

Je ne veux pas qu'il pense que son avis en matière d'éducation doit s'imposer à tous.

Je ne veux pas qu'il décide qu'à trois ans, il peut tester mon enfant, puis le remplir de ritaline, parce qu'il le juge peu discipliné

Je ne veux pas qu'il assène qu'à 5 ans, s'il a échoué, il n'est plus récupérable.

Je ne veux pas qu'il crée des prisons, pour l'y jeter à 10 ans, s'il a emprunté une mobylette.

Je ne veux pas qu'il impose pour modèle unique la figure de l'écolier bling-bling, maîtrisant le calcul, l'informatique et l'anglais (Commission Attali) pour en faire un épicier de luxe informatisé.

Je ne veux pas qu'il lui promette comme avenir radieux un stage et un CDD jetable.

 

Je ne veux pas qu'il traite en délinquant mon enfant étranger.

Je ne veux pas qu'il le raffle et qu'il humilie ses parents sous ses yeux.

Je ne veux pas qu'il lui fasse peur, au point qu'il préfère fuir par la fenêtre au péril de sa vie plutôt que de risquer l'arrestation.

Je ne veux pas qu'il teste son ADN pour vérifier ses gênes.

 

Je ne veux pas qu'il décide de qui mon enfant doit porter le deuil.

Je ne veux pas qu'il décide de lui donner un "correspondant" Shoah, sac à dos mortifère et de repentance.

Je ne veux pas qu'il lui donne un martyr comme exemple de vie (Lettre de Guy Moquet)

Je ne veux pas qu'il prétende lui imposer de croire en un Dieu.

Je ne veux pas qu'il pense que mon enfant doit voir un curé plutôt qu'un instituteur pour apprendre à penser.

Je ne veux pas qu'il se mêle de juger l'éducation que je lui donne.

Je ne veux pas que le Président décide, comme en dictature, de ce que doit contenir la tête de mon enfant.

Je veux qu'il respecte l'école, la laïcité et le pacte républicain, Liberté, Egalité, Fraternité.

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 03:15:01 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (1) |

Ma pierre à l'édifice | 14 février 2008

Robert Indiana

Love, red and violet

FIAC 2007

Cliché Anthropia

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 18:28:22 dans Art contemporain | Commentaires (15) |

Agapê versus Saint-Valentin ? | 13 février 2008

Stéphanie Nava

(dessin sur le mur du Centre d'Art Contemporain)

Regard-caméra

Portrait de l'artiste en spectateur

Ferme du Buisson

Cliché Anthropia

 

 

 

Qu'on se le dise, l'agapê a le vent en poupe, en haut lieu, on se complait davantage dans l'amour du prochain que dans la bestialité copulatoire.

 

Carla Bruni dans son récent entretien dans l'Express se permet ce mot rare, affiché en manière de drapeau, sans doute.

 

S'agirait-il tout à coup d'une rupture dans le modèle à nous donné de l'amour conjugual ? Fêter l'union des âmes, la célébration platonnique, la proximité des corps en prière, l'agapê serait plus 'in' que la Saint-Valentin ? Faut-il entendre ça comme un message subliminal ?

 

Fini le coeur bling-bling, le marketing-rose, la marchandisation de l'amour, jusqu'aux noces élyséennes qui renonceraient au battage matchien pour combler le vide d'une société en mal de sens ? La pensée "agapê" pour sortir du pouvoir d'achat ?

 

Et me revient en mémoire la figure du Sigisbée, dans la Venise du XVIIIème siècle, cet ami des femmes mariées, qui les sortait, les emmenait à l'Opéra, naviguait en écoutant leurs peines de coeur sur le blues des canaux, sans jamais aller plus loin. Un amant platonique, un coach désintéressé, un eunuque, en quelque sorte. S'agirait-il d'évacuer la libido à la française, de nous enfermer derrière la vitre, pour prétendre à la félicité spirituelle, au sacrifice de nos désirs ?

 

A la veille d'une grève historique des médias publics ? Une nouvelle story pour nous emmener en gondole, sans doute.

 

 

PS : Que Christophe Barbier se présente en journaliste qui ne se commettrait pas à publier le SMS version Nouvel Obs et puisse sans vergogne nous dire qu'il a passé plusieurs jours à corriger l'article avec Clara Bruni, son amie. Mais c'est quoi pour lui le journalisme ? De l'éditing, de la com' ?

L'Express, service média de l'Elysée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 11:18:07 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

Les perdants | 12 février 2008

 

Dans son dernier papier, Henri Guaino a cette remarque terrible : comment fait-on pour indemniser les perdants ? C'est à dire que dans la guerre du libéralisme, il y a des gagnants et des perdants, que le système n'est pas gagnant-gagnant, mais gagnant-perdant, que certains vont perdre et d'autres gagner. Et qu'il faut compenser le dommage de guerre en quelque sorte.

 

Se résigner à la perte, à la défaite, il y a quelque chose de l'ordre de la visite à Münich1, de l'entretien de Montoire2, dans cet "indemniser les perdants", une rémission, que dis-je une reddition, quelque chose contre lequel on ne peut aller. Alors s'y résigner, s'y résoudre, s'y condamner, voilà le programme que nous proposent Sarkozy et son parti.

 

Cette notion qu'il faille des perdants me révolte, se présenter la corde au cou, accepter la résignation va à l'encontre de toute la pratique politique : non, on peut faire autrement, on peut développer de nouvelles solutions, on peut mettre les gens en formation, on peut changer la donne.

 

Mais certainement pas en baissant la tête et en acceptant la défaite.

_________

1. 29 septembre 1938 Conférence de Münich, dont nos dirigeants français reviennent sans avoir pris la mesure du danger hitlérien. Daladier négocie l'occupation des Sudètes et pensent ainsi avoir obtenu la paix.

2. 22 octobre 1940 Entretien de Montoire entre Pétain et Hitler. Où la politique vichyste de collaboration a pris toute son ampleur.

 

 

 

 

Publié par Anthropia à 14:33:04 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) |

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