J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.
J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.
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Dans mon jardin
Cliché Anthropia
Depuis l'affaire Sébire, les médecins se trouvent confrontés à un curieux dilemne.
A ceux qui les somment de gérer l'euthanasie, ils rétorquent qu'ils sont tenus par leur serment d'Hippocrate,
et qu'à ce titre, ils ne sauraient donner la mort.
Mais ce n'est pas si simple, car depuis des lustres, les médecins français au nom de l'épidémiologie, de la santé publique, de la prophylaxie, ont convaincu les pouvoirs publics et les pauvres de nous, que notre corps dès lors qu'il est malade appartient à la médecine, à son acharnement thérapeutique, à ses soins palliatifs, à sa médecine anti-douleur (encore si peu développée). C'est le médecin qui dit qu'on est guéri, c'est lui qui prolonge la vie au-delà du raisonnable, il est le maître de nos humeurs, de notre anatomie, de notre physiologie.
Mais le cas Chantal Sébire le met en porte-à-faux : il est le maître, sauf pour accorder la mort, il dénie au grand malade la liberté de se supprimer, il condamne le compassionnel qui se porterait au secours d'un tel désespoir, et la loi Léonetti qu'il a tolérée, renforce encore cette toute-puissance du soin palliatif sur le désir de mourir.
Chantal Sébire s'est présentée au tribunal médiatique sur ce créneau précis : "je veux me supprimer, mais comme mon Grand Corps Malade appartient à la science, je demande l'autorisation". Position perverse, certes, mais seule capable de répondre au positionnement hypocrite de nos Hippocrates, qui veulent gérer la fin de vie, sans gèrer l'accompagnement à la mort.
Publié par Anthropia à 12:35:41 dans Actualité | Commentaires (3) | Permaliens
23-03-2008 23:16
De yannick G Sujet:
D'autant plus inapproprié
23-03-2008 18:31
De Anthropia Sujet:
D'accord
23-03-2008 18:28
De Juléjim Sujet:
Chantal Sébire
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