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Anthropia

Mon village au bord du ciel, blog où s'installent mes textes et billets d'art contemporain

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J'habite à Ivry, dans un loft sur jardin de bambous. Ici vous trouvez les scories de mes textes, ce qui déborde, dépasse ou mes essais-erreurs.




J'écris régulièrement des Chroniques Ivryennes, relatant mes rencontres et mes balades dans la ville.



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Mon corps à la médecine | 21 mars 2008

Dans mon jardin

Cliché Anthropia

 

 

Depuis l'affaire Sébire, les médecins se trouvent confrontés à un curieux dilemne.

 

A ceux qui les somment de gérer l'euthanasie, ils rétorquent qu'ils sont tenus par leur serment d'Hippocrate,

et qu'à ce titre, ils ne sauraient donner la mort.

 

Mais ce n'est pas si simple, car depuis des lustres, les médecins français au nom de l'épidémiologie, de la santé publique, de la prophylaxie, ont convaincu les pouvoirs publics et les pauvres de nous, que notre corps dès lors qu'il est malade appartient à la médecine, à son acharnement thérapeutique, à ses soins palliatifs, à sa médecine anti-douleur (encore si peu développée). C'est le médecin qui dit qu'on est guéri, c'est lui qui prolonge la vie au-delà du raisonnable, il est le maître de nos humeurs, de notre anatomie, de notre physiologie.

 

Mais le cas Chantal Sébire le met en porte-à-faux : il est le maître, sauf pour accorder la mort, il dénie au grand malade la liberté de se supprimer, il condamne le compassionnel qui se porterait au secours d'un tel désespoir, et la loi Léonetti qu'il a tolérée, renforce encore cette toute-puissance du soin palliatif sur le désir de mourir.

 

Chantal Sébire s'est présentée au tribunal médiatique sur ce créneau précis : "je veux me supprimer, mais comme mon Grand Corps Malade appartient à la science, je demande l'autorisation". Position perverse, certes, mais seule capable de répondre au positionnement hypocrite de nos Hippocrates, qui veulent gérer la fin de vie, sans gèrer l'accompagnement à la mort.

 

 




 

 

 

Publié par Anthropia à 12:35:41 dans Actualité | Commentaires (3) |

23-03-2008  23:16  23-03-2008 23:16
D'autant plus inapproprié  De  yannick G  Sujet:  D'autant plus inapproprié
qu'ils ne récupèrent après, ni les oreilles, ni la queue. yG ps: Quoi, c'est pas marrant, pfff, z'êtes rabat joie des fois. ;)
23-03-2008  18:31  23-03-2008 18:31
D'accord  De  Anthropia  Sujet:  D'accord
Je change ma chute, d'accord avec votre remarque.
23-03-2008  18:28  23-03-2008 18:28
Chantal Sébire  De  Juléjim  Sujet:  Chantal Sébire
"nos Hippocrates, qui veulent gérer la fin de vie, sans gèrer la mise à mort." dites-vous. D'accord sur tout le reste sauf cette conclusion où vous employez l'expression "mise à mort". je la trouve impropre et inutilement brutale, surtout par opposition à "fin de vie". Ne pourrait-on pas parler plutôt "d'entrée dans la mort"?

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