Depuis le 13-10-2006 :
1727948 visiteurs
Depuis le début du mois :
108739 visiteurs
Billets :
1226 billets
<< Société Générale, on est là pour vous aider | La tyrannie des marchands d'excitants | L'acte gratuit de Gianni Motti >>
David Mach
Che 2008
Galerie Jérôme de Noirmont
Fiac 2008
il y a parfois des phrases échappées de la bouche de nos philosophes,
qui mériteraient d'être stabilotées, épinglées, encadrées,
quand elles sont prononcées au détour d'une émission comme C dans l'air,
alors il faut retourner l'écouter.
C'était dans Faut-il enseigner la morale à l'école ?,
dans une envolée forte de Philippe Meirieu,
et j'ai humblement pris note :
"il y a ce libéralisme débridé, le culte de la starac,
ce que Stiegler appelle le libéralisme pulsionnel.
Demande, exige et si t'as pas, critique, zappe, tape !
Chez les Grecs, le civisme est le sursis à l'acte,
je ne tape pas, je parle, je sursois à ma violence...
Le zapping permanent, la pub, les marques,
ce qu'il faut c'est que le gamin soit soumis en permanence...
à l'exhaltation de la pulsion.
Fais ton caprice, ça fait marcher le commerce.
La base, c'est Liberté totale d'exercice pour les marchands d'excitants,
mais répression absolue pour les excités...
Si vous êtes excités,
vous n'êtes pas civiques."
C'est ce qu'on appelle la double injonction, le double bind,
et c'est merveilleusement parlé par Monsieur Meirieu.
C'est ici, minute 32, à réécouter.
Publié par Anthropia à 10:20:38 dans Est-ce que tu vois ce que tu vois ? | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires récents