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HENRI, l'actu par les étudiants en journalisme de l'Isatic

Les dix étudiants de la promotion 2006-2007 DEES Journalisme de l'ISATIC (Institut Supérieur d'Application des Technologies de l'Information et de la Communication), basé à Luçon (85), sont heureux de vous accueillir sur leur blog : HENRI. Pendant cette année d'études, ce journal se proposait de donner un tour d'horizon de l'actualité européenne, nationale, locale et culturelle, selon nos sensibilités. Bonne lecture.

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Il n'est de richesse que d'hommes (Jean Bodin) | 12 décembre 2006

Le rapport Levy-Jouyet sur l'économie immatérielle vient d'être remis lundi 4 décembre au ministre de l'économie et des finances, Thierry Breton. Ce rapport met en valeur les richesses non quantifiables de l'hexagone : les innovations, le talent et les idées des Françaises et des Français.

« L'immatériel est aujourd'hui le facteur clef de réussite des économies développées », explique le rapport remis, lundi 4 décembre, au ministre Thierry Breton et co-dirigé par Maurice Levy, président de l'entreprise de communication Publicis, et Jean-Pierre Jouyet, chef du service de l'inspection générale des Finances. La capacité à innover, l'image de marque de la France,  mais également le capital talent et le savoir-faire des hommes et des femmes sont devenus les clefs de l'avenir économique.

Selon la mission Levy-Jouyet, les services immatériels pèsent déjà environ 20 % de la valeur ajoutée produite en France et près de 15 % de l'emploi, soit autant que l'industrie automobile. Mais de cette économie en pleine mutation, la France n'a pas apprécié tous les enjeux : « Si le pays se donne les moyens de valoriser et de développer le talent et l'ardeur des hommes et des femmes, de formidables perspectives s'ouvriront alors ». Pour ce faire, les auteurs proposent la mise en place de 70 recommandations. Elles tournent autour de trois axes : renforcement du capital humain (« plan Marshall » pour l'enseignement supérieur, nouvelle politique de soutien à la création) ; développement accru des PME innovantes ; enfin, redéfinition des actifs de l'État, invité à mieux valoriser ses marques culturelles et à reconsidérer l'ensemble des rentes et des droits qu'il attribue.

« Il y a trente ans, être leader de l'industrie automobile, c'était avant tout s'imposer sur des critères techniques et sur des performances. Aujourd'hui, c'est la marque, le concept, le service après-vente qui prime. » La valeur des entreprises repose donc plus sur des éléments non quantifiables comme la valeur de leur portefeuille de brevets, l'image de marque ou la capacité créative de leurs équipes.

« Nous avons devant nous un immense travail de pédagogie à faire », a expliqué Thierry Breton. « Il y a des décisions rapides à prendre pour développer les facteurs immatériels de la croissance, c'est pour cela que le Label « made in France » doit apporter cette touche si distinctive qui fait la différence et la valeur de notre pays. »


Jean-Baptiste Lenne

Publié par deesjournalisme à 18:45:01 dans France | Commentaires (0) |

Ségolène plébiscitée, la candidate Royal fait controverse | 11 décembre 2006

Les visites au Proche-Orient de la candidate socialiste Ségolène Royal ont déclenché une violente réaction de la part de la droite française. Ce sera désormais son lot quotidien jusqu'aux prochaines élections présidentielles.

Ségolène Royal termine ses visites au Proche-Orient par Jérusalem, loin de toute la controverse française déclenchée suite aux récents propos tenus par un député du Hezbollah. Ce dernier aurait comparé l'invasion israélienne avec l'occupation nazie en France pendant la seconde guerre mondiale, bien que les avis divergent sur l'exactitude de ces paroles. La candidate socialiste était restée muette à celles-ci, déclenchant une vague de colère de la droite française.
C'est une femme politique fréquemment critiquée depuis son ascension. Tout d'abord, au sein de son propre parti, qui l'a néanmoins amené à une candidature officielle pour les Présidentielles de 2007, avec plus de 60% des suffrages. Puis, par l'ensemble de la classe politique française. La plupart du temps, elle se contente de rester sourde face à ces critiques ou prouve habilement qu'elle prend son rôle de présidentiable très au sérieux. « Vous avez devant vous le seul politique français qui s'est exprimé contre l'accession au nucléaire civil pour l'Iran » déclara Ségolène Royal lors de sa présence en Proche-Orient. En agissant ainsi, elle se calque sur l'opinion majoritaire des états-membres de l'ONU.
Aux dires des différents politiques étrangers qu'elle a pu rencontrer jusqu'à maintenant, c'est une personnalité qui fascine. Aux regards des sondages, sa cote de popularité est au beau fixe. Une bonne partie de l'électorat français se dit conquis par sa rigueur et sa position concernant le droit des femmes et l'éducation, entre autres.
Mais, le revers de la médaille se traduit notamment par certains membres de sa famille politique qui doutent d'elle pour assumer un rôle de Présidente de la République. S'y ajoutent les attaques permanentes de l'opposition, la difficulté à la voir s'asseoir sur des positions et ses similarités avec le candidat Nicolas Sarkozy sur des sujets ô combien sensibles à traiter, notamment en matière d'ordre intérieur. Et cette « main de fer », derrière l'image douce et inoffensive, qui serre tout ce qui peut la contrarier. Certains journalistes, ou, il y a peu, Françoise de Pannafieu, députée de Paris 16e, doivent encore s'en souvenir. En effet, la présence de la député parisienne pendant son voyage officiel a permis à Ségolène Royal de prouver à quel point elle pouvait être sèche quand on la piquait au vif.
Du coup, les médias sont à l'affut. Les portraits politiques, psychologiques, personnels et thèmes astraux pleuvent autour de la concernée. Ses moindres faits et gestes sont épiés, analysés, approuvés ou conspués. Tout comme pour son homologue de l'UMP. Elle doit soigner son image au possible et mettre de côté sa vie familiale pendant un moment au risque de la voir s'étaler dans tous les kiosques de France.
Elle est qualifiée parfois de « fille politique » de François Mitterrand, pour lequel elle officia en tant que secrétaire chargée de mission de l'Elysée en matière de santé, d'environnement et de jeunesse, de 1982 à 1988. La candidate Royal, qui se voit déjà investir le palais de l'Elysée en mai prochain, devra redoubler d'efforts pendant les cinq prochains mois, la victoire n'étant jamais quelque chose d'acquis, au regard de l'énorme surprise du second tour des Présidentielles de 2002.
Une caricature parue récemment dans le quotidien « Le Monde » illustre une Ségolène Royal trouvant de plus en plus difficile de sourire quand la colère monte. C'est son tout nouveau statut qui lui impose cela. Celui de chef de file des socialistes, peut-être unis, en marche vers les hautes institutions françaises. Et sourire face aux critiques reste inévitable pour tout candidat à une telle élection.


Marc Desmaillet

Publié par deesjournalisme à 15:22:52 dans France | Commentaires (1) |

Ligue des Champions : Lille dans la cour des grands | 08 décembre 2006

Lille s'est qualifié mercredi pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, pour la première fois de son histoire. Elle rejoint Arsenal et Manchester, également qualifiés, dans le club privé des grandes équipes européennes.

Pour la première fois de son histoire, Lille disputera les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, grâce à sa victoire 2-0 face au Milan AC. Ce succès, conjugué au match nul d'Athènes à Anderlecht (2-2), propulse les nordistes parmi les seize meilleures équipes européennes. C'est la première fois qu'un club français gagne à San Siro.
Dans les autres matchs, on peut noter la qualification de Manchester United, d'Arsenal, et dans le groupe E, les nuls de Lyon et de Madrid, sans influence sur le classement.

Lille héroïque
Face à une équipe milanaise assurée de terminer en tête du groupe, les Lillois ont su imposer leur jeu et surprendre la défense italienne par deux fois. Auteurs d'un bon début de match, les hommes de Claude Puel ont rapidement ouvert le score grâce à Odemwingie (7è), reprenant une lourde frappe de Bodmer, repoussée par le gardien adverse.
Mieux organisés que des Milanais statiques et démotivés, les nordistes ont pris le jeu à leur compte, sans pour autant se mettre à l'abri d'un retour italien. En seconde période, le Milan AC s'est repris pour devenir plus menaçant, mais Keita a doublé la mise (67è), suite à un joli une-deux avec Bodmer, en grande forme. Il fallait encore tenir vingt minutes, et espérer qu'Athènes ne gagne pas face à Anderlecht, synonyme d'élimination pour les Lillois.
En fin de match, Cabaye a même expédié sa reprise de volée sur la barre transversale italienne, preuve de l'envie des nordistes d'obtenir leur billet pour les huitièmes. Soulagement au coup de sifflet final, quand Claude Puel, l'oreille collée au transistor, annonce le match nul des Grecs de l'AEK Athènes, synonyme de qualification.

L'Angleterre se rassure
Auteur d'un nul à Porto (0-0), Arsenal, sans Thierry Henry, se qualifie malgré un match médiocre. Manchester United se rassure en battant Benfica par 3 buts à 1 (buts de Vidic, Giggs et du français Saha), après avoir été mené au score, terminant premier devant les Celtics de Glasgow, défaits à Copenhague (1-3)
Lyon et Madrid ont concédé le match nul face au Steua Bucarest (1-1) et au Dynamo de Kiev (2-2 doublé de Ronaldo) sans incidence sur le classement final.

Barcelone met fin au suspense
Mardi, le FC Barcelone a assuré sa qualification en battant le Werder de Brême 2-0. Les Catalans ont rapidement mené au score, par Ronaldinho et Gudjohnsen, grâce à une excellente première mi-temps. Les tenants du titre n'ont toujours pas retrouvé le niveau de jeu qui leur avait permis de remporter le trophée en mai dernier.
Bordeaux a corrigé le PSV Eindhoven 3-1, pour l'honneur, puisque ce match n'avait aucun enjeu, mais de belle manière, comme sur le superbe but du jeune Dalmat. Les Bordelais disputeront la coupe de l'UEFA.

Résumé:
Qualifiés : Chelsea, FC Barcelone, Bayern Munich, Inter Milan, Liverpool, PSV Eindhoven, Valence, AS Rome, Lyon, Real Madrid, Manchester United, Celtic Glasgow, Arsenal, FC Porto, Milan AC et Lille.
Reversés en UEFA : Werder Brême, Spartak Moscou, Bordeaux, Chakhtior Donetsk, Steaua Bucarest, Benfica, CSKA Moscou, AEK Athènes

Tirage au sort des huitièmes de finale le 15 décembre 2006

 

Camille Allain 

Publié par deesjournalisme à 15:57:24 dans Europe | Commentaires (0) |

Pour Noël, Luçon se pare de lumière | 05 décembre 2006

À l'approche des fêtes de Noël, et depuis le 28 novembre, les rues de Luçon s'éclairent chaque soir sous les guirlandes mises en place par la municipalité. L'occasion pour Henri de mettre en lumière les nouveautés des décorations hivernales.
    
 Cette année, la ville de Luçon a investi près de 5000 euros dans l'acquisition d'un nouveau type de guirlandes électriques, installées notamment autour de la place Leclerc et de l'Office du Tourisme. Celles-ci, à la différence des guirlandes à ampoules « classiques », sont composées de diodes électro-luminescentes (LED) très peu gourmandes en énergie : « 20 mètres de guirlandes LED ne consomment que 12 W, alors qu'une seule ampoule classique en consomme 15 », souligne Jean-Yves Sallardaine, chef électricien aux ateliers municipaux. « L'économie d'énergie devient la préoccupation principale de toutes les municipalités. La Roche sur Yon et Mareuil sur Lay ont également fait le choix des guirlandes LED ». A Luçon, c'est la couleur blanche qui a été retenue par la municipalité. Économiques, celles-ci sont aussi prévues pour 50.000 heures d'utilisation, une durée de vie largement supérieure aux lampes des guirlandes traditionnelles. Chaque année, ce sont en effet près de 1000 ampoules qui sont remplacées lors de la mise en place des décorations de Noël.
L'installation commence dès le début du mois de novembre, et mobilise trois personnes à plein temps pendant trois semaines. Près de 70 guirlandes sont suspendues dans les rues de Luçon, pour un total de plus de 1000 mètres linéaires. Étoiles filantes, sapins,... toutes ces décorations sont alimentées par le système d'éclairage public et ne nécessitent pas de branchements supplémentaires. Rue De Gaulle, ce sont des cônes vrillés de « fil lumière » qui ornent les trottoirs. Et sur les murs de la Poste, de la mairie et des Halles, c'est le père Noël lui-même qui a établi ses quartiers.
Les 25 et 31 décembre, la ville restera illuminée toute la nuit pour le passage du père Noël et celui du Nouvel An. Ce n'est qu'à partir du 8 janvier que les employés municipaux ressortiront leurs nacelles pour décrocher ces décorations.


Jean-Baptiste Lenne
Guillaume Steuer

Publié par deesjournalisme à 16:28:18 dans Régional | Commentaires (0) |

TSV vu par des Luçonnais | 05 décembre 2006

Une quinzaine de Luçonnais explique sa consommation et son appréciation de TSV (Télé Sud Vendée), la chaîne locale hertzienne qui diffuse de Fontenay-le-Comte à Luçon.

Une mission accomplie d'info locale
« Je regarde le journal de TSV tous les soirs », explique Jeannine, employée de mairie de 45 ans, « c'est de l'info locale et ça dure un quart d'heure, c'est très pratique ». Parmi la dizaine de personnes interrogées, Jeannine est l'une des téléspectatrices les plus assidues. Peut-être est-ce une conséquence de sa fonction qui la rapproche de la vie locale. Yasmina, une autre employée de la municipalité avoue, comme beaucoup d'autres, ne suivre les programmes qu'à l'occasion : « Mes enfants et mon travail me laissent peu de temps, je regarde surtout la rétrospective des infos de la semaine, le dimanche matin en buvant mon café ». « Ça permet de se tenir au courant des événements locaux. Comme mon mari est friand de brocantes c'est très utile car je ne lis pas la presse régionale », ajoute-t-elle en souriant. TSV remplit donc efficacement sa mission d'information locale, tant au niveau des faits divers que de l'actualité culturelle, et ce, dans un format qui trouve un écho auprès des habitants de la région.

Une télé conviviale
Marie-Laurence, secrétaire d'une trentaine d'années : « J'apprécie les reportages de TSV. Il s'en dégage une sorte de convivialité que n'ont pas les chaînes nationales, ni même France 3. C'est très proche des gens !» En cela, TSV occupe certainement une niche délaissée par les éditions régionales de France 3, comme le précise également un patron d'un bar-tabac luçonnais : « Sur France 3, on parle souvent de Nantes, ou des Charentes mais pas souvent de la Vendée, encore moins de Luçon. ». « Je ne regarde pas quotidiennement TSV mais si j'entends parler, par exemple, d'un accident, je regarde le journal pour me tenir au courant ».
L'actualité sportive locale est aussi l'un des programme plébiscités par les téléspectateurs de TSV comme l'explique M. Le Guevallo, propriétaire du restaurant-bar Le Bordeaux : « Je regarde assez régulièrement les matchs de foot ou de basket des équipes de Luçon, en plus je connais un ou deux p'tits gars qui jouent tous les week-ends ». Camille, 21 ans et basketteur amateur depuis de nombreuses années, est lui aussi intéressé par ces retransmissions : « Luçon est en ligue nationale de basket, c'est une bonne équipe et la réalisation n'est pas mauvaise non plus ».

Une concurrence féroce
Si les zones de diffusion des autres chaînes locales : Canal 15, télévision locale de La Roche sur Yon ; Télé 102, basée aux Sables d'Olonnes, ou Télé Vendée ; ne chevauchent pas celle de TSV, la presse régionale est un concurrent sérieux. « Moi, je lis Ouest France ou Vendée matin, ça m'suffit bien ! », dit Jean-Paul, 31 ans, d'un ton résolu avant d'ajouter : « J'ai la parabole, y a plein de choses intéressantes ». D'une part, la presse quotidienne régionale (PQR pour les intimes) occupe déjà abondamment ce créneau de l'actualité de proximité. D'autre part, on peut s'interroger sur l'avenir d'une chaîne dont l'aire de diffusion, les moyens et, par conséquent, les programmes sont assez réduits, à l'heure ou la télévision satellite et la TNT (télévision numérique terrestre) envahissent les foyers. « J'ai la TNT, donc pour regarder TSV, il faut se lever et aller bidouiller les fils d'antenne », explique Jean-Paul, 51 ans. Evangéline, 25 ans, elle aussi équipée de la TNT explique qu'elle n'est pas très enthousiasmée par les programmes de TSV et que « de toutes façons, elle préfère regarder des films ».

Une chaîne locale, mais méconnue ?
Par ailleurs, TSV semble assez peu connue. Parmi, les personnes sondées, un large tiers n'avait jamais regardé ou même jamais entendu parlé de ce canal hertzien. « Je savais que TSV existait parce que des journalistes sont venus en reportage dans un café où je me trouvais. Depuis je n'ai plus jamais entendu parlé de TSV », commente M. Galino, un allemand installé à l'Aiguillon depuis trois ans. « En Allemagne, il y a plus de chaînes locales, la France semble en retard de ce point de vue ». De plus, une large majorité des jeunes gens interrogés ignore ou se désintéresse de ces programmes. Dans le groupe de lycéennes questionné, seules deux ou trois connaissaient son existence mais aucune ne suit les programmes. Dans un langage peu châtié, les commentaires ont fusé : « de toutes façons c'est ringard. On s'en fout ! ».


Jonathan Nicolas et Nicolas Pipelier

Publié par deesjournalisme à 16:24:39 dans Régional | Commentaires (0) |

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