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HENRI, l'actu par les étudiants en journalisme de l'Isatic

Les dix étudiants de la promotion 2006-2007 DEES Journalisme de l'ISATIC (Institut Supérieur d'Application des Technologies de l'Information et de la Communication), basé à Luçon (85), sont heureux de vous accueillir sur leur blog : HENRI. Pendant cette année d'études, ce journal se proposait de donner un tour d'horizon de l'actualité européenne, nationale, locale et culturelle, selon nos sensibilités. Bonne lecture.

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Du « Moulin Pantalon » à l'ISATIC | 22 novembre 2006

Une partie des bâtiments construits sur le lieu-dit du « Moulin Pantalon » au 19ème siècle, à Luçon, héberge aujourd'hui l'école ISATIC-ISRAD, du groupe des Établières. Le reste est laissé à l'abandon. Retour sur l'histoire de ces murs.


« Ruines en deuil et meurtries d'absences
Le corps défait dans un champ clos (...)
L'arche où s'abritait la croyance
S'enfonçait dans l'incognito. »
Antoine Richard (2001)

Les élèves de l'école ISATIC-ISRAD à Luçon, (groupe des
Etablières), évoluent dans un cadre chargé d'histoire, un décor de ruines. « Ici, avant, c'étaient des séminaristes qui jouaient au foot avec les gamins, partageaient le potager avec les villageois... » raconte Philippe Boisseleau, actuel directeur de l'école ISATIC-ISRAD. L'école est installée dans une partie du bâtiment depuis dix ans et le reste est laissé à l'abandon. L'église et trois ailes se délabrent, régulièrement squattées et taguées.
La vie de ces bâtiments commence en 1850, lorsque Monseigneur Bailles, (évêque de Luçon depuis 1846), acquiert un terrain de trois hectares en bordure de la route des sables : le « Moulin Pantalon ». Un an plus tard, et sur les plans de l'architecte Emile Boeswilwald, (qui s'inspire du collège catholique Sainte marie d'Oscott en Angleterre), débute la construction du collège libre de la Vendée : l'Institution Ste Marie et St Joseph.
C'est Monseigneur Delamare, (successeur de l'évêque Bailles) qui est à l'origine de l'ouverture du collège le 20 octobre 1856, sous le nouveau nom d'Institution Richelieu. « Cette année là, une trentaine d'élèves ont intégré les locaux. » indique M. Williaume, président de l'association du patrimoine luçonnais. Quatorze années plus tard sera construit l'aile du réfectoire puis la chapelle, en 1881.
En 1919, alors que la première guerre mondiale vient de s'achever, le bâtiment est transformé en hôpital militaire. Il deviendra « Grand séminaire » dès 1921, soit un institut destiné à former des prêtres chrétiens. Il comptera jusqu'à 258 élèves, « ce qui en faisait le plus important séminaire de France, avant de fermer ses portes en 1972 », précise M. Williaume.


Floriane Boillot
Céline Chevallier

Publié par deesjournalisme à 15:47:17 dans Isatic | Commentaires (0) |

Claude Bardon fête ses 10 ans à la tête de l'Orchestre de Vendée | 22 novembre 2006

Mardi 17 octobre, Claude Bardon a fêté en musique, ses 10 ans à la tête de l'Orchestre de Vendée, au théâtre Millandy de Luçon. A l'occasion de son anniversaire, le chef d'orchestre, entouré de ses 62 musiciens, a donné un concert, placé sous le signe de l'émotion. Interview de ce passionné de musique classique !


Henri : Vous dirigez l'Orchestre de Vendée depuis 1996, quel bilan tirez-vous de cette décennie ?

Claude Bardon : « Je suis arrivé en 1996, deux ans après la création de l' Orchestre de Vendée. A l'origine, en 1994, des professeurs de musique ont eu l'idée de se réunir pour créer un orchestre. Ils ont fait appel à mes services et c'est avec plaisir que j'ai accepté leur proposition. Au départ, il a fallu redonner confiance à certains musiciens qui n'étaient pas prêts à monter sur scène. Au final, nous avons réussi à former un ensemble uni, comme une seconde famille. Vous savez, un orchestre c'est comme une mayonnaise. Elle prend ou elle ne prend pas. Lorsqu'elle prend, elle monte, elle monte pour arriver à un résultat délicieux. »

Henri : L'objectif de l'Orchestre de Vendée est de rendre la musique classique plus accessible au grand public, pensez-vous avoir rempli cette mission ?
 
Claude Bardon : « Le résultat a été au de là de nos espérances. Nous avons joué dans presque toutes les salles de concert de Vendée, seul Fontenay reste à accrocher à notre palmarès. A chaque fois le public a répondu présent au rendez-vous. Nous allons là où l'Orchestre National des Pays de la Loire ne se produit pas. Vous savez, c'est simple, la musique communique. Elle parle à tout le monde et touche la sensibilité des gens. Elle ne fait pas de distinction entre les individus et c'est toujours un réel plaisir de jouer dans des endroits reculés, où la musique classique n'a pas l'habitude d'être entendue. »
 
Henri : Vous sortez à l'instant de scène, comment vous sentez-vous après 1h30 de concert ?
 
Claude Bardon : « Ce soir le concert a été une vrai fête. Plusieurs membres de ma famille étaient présents, dont ma fille qui a fait le déplacement depuis Niort pour venir me voir. En quelque sorte, j'ai joué à la maison. De plus, je suis étonné par la faculté d'adaptation de mes musiciens et la qualité de leur prestation. Pour préparer le concert de ce soir, nous avons débuté les répétitions lundi dernier. En une semaine, ils ont su assimiler les morceaux avec une rapidité déconcertante, ce qui n'est pas chose facile lorsqu'on apprend des morceaux comme la symphonie n° 4 de Tchaïkovski. »

Henri : Pourquoi avoir choisi d'interpréter l'ouverture de La Flûte enchantée de Mozart, le concerto pour piano n° 2 de Prokofiev et la symphonie n° 4 de Tchaïkovski ?
 
Claude Bardon : « Mon but est d'amener mes musiciens à posséder tout le répertoire symphonique. Année de Mozart oblige, son choix s'est imposé. Pour Prokofiev, nous avons suivi l'avis du soliste piano, Tristan Pfaff. Enfin, Tchaïkovski m'a semblé être un exercice  de style intéressant pour l'Orchestre. »


Nicolas Pipelier

Publié par deesjournalisme à 15:13:05 dans Régional | Commentaires (0) |

Le festival du scoop d'Angers, tremplin des jeunes talents | 15 novembre 2006

À l'occasion de l'ouverture ce mercredi 15 novembre du 21ième festival International du scoop et du journalisme d'Angers, Alain Lebouc, directeur de l'événement, raconte à Henri ses deux décennies à la tête du festival,  « un tremplin formidable pour tous les talents ».

Mercredi débute la 21ème édition du festival international du scoop et du journalisme d'Angers. «  Le même esprit de convivialité et de découverte des jeunes talents nous habite » indique Alain Lebouc, directeur de l'évènement. Les journalistes et photographes aiment venir présenter et faire partager leurs travaux au festival, « qui au fil des années est devenu un rendez-vous incontournable. »
En 1985, Alain Lebouc, chimiste au CNRS  (Centre National de Recherche Scientifique), a créé, en compagnie de son épouse Danielle, le festival du scoop et du journalisme à Angers.  « Les 38 000 visiteurs ont eu depuis le début l'occasion d'approcher et de discuter avec les journalistes, toujours venus gratuitement et amicalement. »

Plantu, Poivre d'Arvor, Stuart Franklin et les autres...

Puis la couverture médiatique et l'engouement toujours plus grand des angevins ont permis au festival d'acquérir ses lettres de noblesse. « Nous avons réussi, par quelques faits d'armes retentissants, à polariser autour d'Angers des parrains prestigieux »: PPDA pour la première édition, Emmanuel Chain en 2005 ou encore Martine Laroche-Joubert cette année. De plus, « l'esprit d'accessibilité et l'oeuvre de pédagogie de l'évènement ont attiré et fidélisé de nombreux professionnels: Frédéric Courant et Jamy Gourmaud, de l'émission  'C'est pas sorcier', Jean-Marie Cavada ou Patrick de Carolis. » « Par notre travail, nous avons montré l'exemple et permis de mettre en lumière des actes ou des personnes », affirme fièrement l'ancien scientifique. Ainsi, Angers fut le premier à exposer et primer « L'homme arrêtant les chars » de Stuart Franklin (1989), ou « la pieta algérienne » d'Hocine (1997), deux témoignages plebiscités ensuite au World Press Photo, le grand prix mondial.

Mais le festival du scoop, ce sont aussi des témoignages vidéos de notre temps. « Le reportage sur les hmongs de Grégoire Deniau est une oeuvre forte et boulversante. » Le journaliste s'est frayé un chemin au péril de sa vie pour rencontrer les tribus hmongs, persécutées par les milices communistes en Asie du sud-est. Son document, diffusé sur Envoyé Spécial le 16 juin 2005 fut primé à trois reprises à Angers. Le festival a également été le témoin de « découvertes rares » comme le documentaire de Jean-Yves Empereur sur les fouilles du phare d'Alexandrie (1994), septième merveille du monde.


Jean-Baptiste Lenne

Publié par deesjournalisme à 18:09:30 dans Régional | Commentaires (0) |

Le recyclage des déchets électroniques devient obligatoire | 15 novembre 2006

À compter du 15 novembre 2006, la collecte et le recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques s'imposent dans l'hexagone. Cette mise aux normes européennes vise un taux minimal de collecte et de traitement de 4 kg par habitant pour fin 2006.

Ordinateurs, téléviseurs, frigos, téléphones portables : une fois désuets ou hors service, ces appareils ne finiront plus leur vie dans une décharge ou dans les poubelles des ménages. C'est une filière destinée au recyclage de ces déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E) qui a vu le jour aujourd'hui, conformément aux dispositions prévues par l'Union Européenne dans ce domaine.
Près de deux millions de déchets électriques et électroniques sont produits chaque année par les Français, soit 14 kg par habitant et par an. L'objectif est de valoriser, d'ici à la fin 2006, 4 kg de déchets par habitant, alors que seulement 2 kg sont recyclés à ce jour.
La directive européenne sur les D3E, qui s'applique dans l'hexagone avec quinze mois de retard, vise à fixer un taux de recyclage de 50 à 75 % selon les produits concernés. Le traitement de ces déchets, pris en charge par les producteurs, sera financé par une « écotaxe » fixée sur les D3E et dont le montant sera affiché sur les produits en question. De l'ordre d'un cent d'euro pour un téléphone portable, celle-ci pourra s'élever à 13 euros pour un réfrigérateur.
Ces déchets sont divisés en trois catégories. L'équipement électroménager ou "produits blancs", d'une part: appareils de lavage, de cuisson, de chauffage, réfrigérateurs, aspirateurs ou encore fers à repasser. Le matériel audiovisuel ou "produits bruns" : postes de radio, de télévision, caméscopes, chaînes hi-fi et autres instruments de musique. Enfin, l'équipement bureautique et informatique, ou "produits gris" : ordinateurs, imprimantes, photocopieuses, téléphones ou encore répondeurs sont ici concernés.


Guillaume Steuer

Publié par deesjournalisme à 17:57:14 dans France | Commentaires (0) |

L'Italien ENI ouvre les vannes au Géant russe Gazprom | 15 novembre 2006

Mardi 14 novembre, le Géant russe Gazprom a signé un accord commercial avec le gazier italien ENI, afin d'obtenir un accès direct au marché transalpin.

Le gazier russe Gazprom a conclu mardi un accord avec son homologue italien ENI. Le contrat qualifié 'd'historique' par l'administrateur délégué, Paolo Scaroni permet au russe Gazprom de vendre directement son gaz en Italie. « C'est la première fois que nous vendons directement du gaz en Europe continentale » confie l'un des porte-parole de Gazprom. De cette façon, le géant russe renforce son rôle de 1er fournisseur de l'Europe en gaz.

Dès 2007, Gazprom pourra vendre du gaz sur le marché italien, pour un volume qui atteindra 3 milliards de m3 à partir de 2010 et jusqu'à expiration du contrat en 2035. Jusque là, Eni, premier client du groupe russe, s'approvisionnait et revendait sous son nom. En janvier 2005, l'Italie avait été contrainte de puiser dans ses stocks stratégiques à la suite des soucis de livraison du fournisseur russe.

L'avancée russe sur le marché italien ne s'arrête pas là. Personne ne sait encore sous quelle forme le gazier russe sera présent en Italie. Cependant ENI a précisé que Gazprom n'entrerait pas au capital de SNAM Rete Gas, la société italienne de transport de gaz. Malgré cela, les russes pourraient rentrer comme actionnaire minoritaire dans Enipower, une filiale spécialisée dans la production d'électricité, forte consommatrice en gaz.

Gazprom vient de gravir une étape de plus dans sa conquête de l'Europe. Son but : vendre son gaz directement, sans intermédiaire, au consommateur final. Pour l'instant, il livre au vieux continent 26% du gaz qu'il consomme mais il n'est pas encore arrivé à contrôler la chaîne de distribution. Bruxelles craint une trop grande dépendance envers le groupe semi-public.


Nicolas Pipelier

Sources : Le Monde, Tsr.ch-Info, La tribune.

Publié par deesjournalisme à 17:05:28 dans Europe | Commentaires (0) |

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