Mardi 17 octobre, Claude Bardon a fêté en musique, ses 10 ans à la tête de l'Orchestre de Vendée, au théâtre Millandy de Luçon. A l'occasion de son anniversaire, le chef d'orchestre, entouré de ses 62 musiciens, a donné un concert, placé sous le signe de l'émotion. Interview de ce passionné de musique classique !
Henri : Vous dirigez l'Orchestre de Vendée depuis 1996, quel bilan tirez-vous de cette décennie ?
Claude Bardon : « Je suis arrivé en 1996, deux ans après la création de l' Orchestre de Vendée. A l'origine, en 1994, des professeurs de musique ont eu l'idée de se réunir pour créer un orchestre. Ils ont fait appel à mes services et c'est avec plaisir que j'ai accepté leur proposition. Au départ, il a fallu redonner confiance à certains musiciens qui n'étaient pas prêts à monter sur scène. Au final, nous avons réussi à former un ensemble uni, comme une seconde famille. Vous savez, un orchestre c'est comme une mayonnaise. Elle prend ou elle ne prend pas. Lorsqu'elle prend, elle monte, elle monte pour arriver à un résultat délicieux. »
Henri : L'objectif de l'Orchestre de Vendée est de rendre la musique classique plus accessible au grand public, pensez-vous avoir rempli cette mission ?
Claude Bardon : « Le résultat a été au de là de nos espérances. Nous avons joué dans presque toutes les salles de concert de Vendée, seul Fontenay reste à accrocher à notre palmarès. A chaque fois le public a répondu présent au rendez-vous. Nous allons là où l'Orchestre National des Pays de la Loire ne se produit pas. Vous savez, c'est simple, la musique communique. Elle parle à tout le monde et touche la sensibilité des gens. Elle ne fait pas de distinction entre les individus et c'est toujours un réel plaisir de jouer dans des endroits reculés, où la musique classique n'a pas l'habitude d'être entendue. »
Henri : Vous sortez à l'instant de scène, comment vous sentez-vous après 1h30 de concert ?
Claude Bardon : « Ce soir le concert a été une vrai fête. Plusieurs membres de ma famille étaient présents, dont ma fille qui a fait le déplacement depuis Niort pour venir me voir. En quelque sorte, j'ai joué à la maison. De plus, je suis étonné par la faculté d'adaptation de mes musiciens et la qualité de leur prestation. Pour préparer le concert de ce soir, nous avons débuté les répétitions lundi dernier. En une semaine, ils ont su assimiler les morceaux avec une rapidité déconcertante, ce qui n'est pas chose facile lorsqu'on apprend des morceaux comme la symphonie n° 4 de Tchaïkovski. »
Henri : Pourquoi avoir choisi d'interpréter l'ouverture de La Flûte enchantée de Mozart, le concerto pour piano n° 2 de Prokofiev et la symphonie n° 4 de Tchaïkovski ?
Claude Bardon : « Mon but est d'amener mes musiciens à posséder tout le répertoire symphonique. Année de Mozart oblige, son choix s'est imposé. Pour Prokofiev, nous avons suivi l'avis du soliste piano, Tristan Pfaff. Enfin, Tchaïkovski m'a semblé être un exercice de style intéressant pour l'Orchestre. »
Nicolas Pipelier
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