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Il est vrai que pour la majorité des personnes, Roth, évoque l'onomatopée suggestive d'une manifestation nauséabonde et bruyante conséquence d'une digestion chaotique trahissant non seulement l'excès de table mais aussi le manque d'urbanité et de civilité et disons le d'éducation chez le rustre qui s'y laisse aller.
Depuis le weekend du 14 juillet, Roth, ravissante petite ville d'Allemagne située en Bavière, est devenue la scène d'un grand théâtre à ciel ouvert où des acteurs fantasques ont interprété à leur façon une comédie dont le scénario trop évident ne pouvait être que bousculé. Les pronostiqueurs les plus avertis en furent pour leurs frais.
Huit triathlètes du Cnsqy, Valérie, Vincent, Thierry, Nicolas, Sébastien, Stéphane, Didier (le tatoué) et Didier (le vieux), répartis comme la laborieuse troupe du conte qui a bercé notre enfance et que Walt Disney n'aurait pas dédaigné pour le casting de Blanche Neige et les sept Nains. Chacun dans son rôle, animé de la même ferveur et de la même rage de vaincre, sifflotant gaiement comme leurs congénères rescapés d'un jardin desséché de banlieue.
Les promesses estivales du mois de juillet devaient , comme chaque année, nous apporter une pleine journée de pluie et de vent, ce le fut.
Dans la grisaille matinale, le regard morne qu'une nuit trop courte soulignait, les valeureux prenaient soudain conscience que le vrai défi à relever n'était pas d'avaler les distances démesurées (3,8 km de natation 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied), mais d'éviter toutes défaillances que l'intraitable blogueur n'auraient pas manqué d'exploiter dans ses chroniques vengeresses.
L'abandon était inenvisageable.
C'est par vagues successives que le départ était donné aux 4 481 concurrents.
Valérie , en jeune femme accomplie dans sa ravissante combinaison de natation mouchetée de rose sur fond noir, ouvrait le bal , et plongeait gaillardement dans les eaux tiédasses du canal , montrant la voie au reste du club. En attendant d'enfiler le bonnet de natation au couleur de leur vague , les sardines restantes avaient tout leur temps pour se poser la question à laquelle la Recherche fondamentale et les plus grands courants de pensées philosophiques ont vainement tenter de répondre : qu'est ce que je fous là?
Sans espoir de réponse et dans un ordre que nos hôtes germaniques apprécient chacun put prendre le départ.
Au sortir de la natation une grande expérience attendait les baigneurs. En effet il semble que les bavarois férus de discipline sont aussi d'une pudibonderie les empêchant d'être confrontés en public à l'exposition des parties basses même si l'observation des appendices compte tenu des conditions météorologiques et du séjour aquatique prolongé nécessitait une acuité visuelle digne d'un aigle royal en chasse a qui on aurait confié la mission de retrouver l'aiguille dans la botte de foin.
Bref la transition s'est effectuée sous une grande tente où de dévouées bénévoles apportaient toute l'assistance attendue aux nageurs transis.
La deuxième épreuve démarrait dans une ambiance de kermesse avec un passage obligé , salué par le crépitement des crecelles, devant les tables dréssées sur des tréteaux , abritées de la pluie, où les spectateurs les plus enthousiastes , exprimaient leur solidarité avec les cyclistes en portant cérémonieusement à leurs lèvres désséchées de grands verres contenant une sorte de breuvage de couleur jaune surmonté d'un col mousseux tout blanc.
Curieuse coutume locale , il faudra songer à y gouter (si quelqu'un à une adresse).
Puis le grand frisson de la côte de Solarer Berg Hipolstein, qui vous fait vivre la montée comme un col du Tour de France entre deux haies resserées de spectateurs.
Quelques 180 km plus loin et quelques seaux d'eau supplémentaires nous avions terminé avec la partie cycliste.
Retour à la tente de transition pour constater que nos accortes hôtesses avaient gardé la même joie de vivre et la même prévenance quand dans un léger mouvement de tête elles détournaient le regard , non par pudeur, mais pour masquer ce sourire qu'elles ne pouvaient maîtriser à la vue de nos pityobles attributs.
Que dire de la troisème épreuve , qu'enfin la pluie avait cessé, que pour la majeure partie du parcours nous avons courru le long du canal et que le soleil de l'Est est soudain apparu pour donner au soir de cette journée les couleurs qu'elle méritait.
Regrets pour Greg qu'un empêchement professionnel a privé de we et pour Steph qui a vu son cadeau d'anniversaire s'envolé sur Ebay.
Remerciements à l'organisation sans faille chaudement louée par Thierry, à Madame Moumout qui a distrait de son temps précieux de jeune maman pour intervenir auprès de la logeuse et à Monsieur Zorroth pour toute son aide et ses encouragements
Publié par sectiontriathlon à 15:04:37 dans Récits | Commentaires (1) | Permaliens
25-07-2008 11:16
De sectiontriathlon
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