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Kilos | 04 octobre 2004

Ouille, le chiffre sur la balance a augmenté sensiblement.  Il va vraiment falloir que je me remette à compter les points.  Fastidieux certes, mais efficace.
J'ai toujours eu des problèmes de poids, enfant, j'étais déjà trop ronde.  Ca s'est arrangé quand j'ai commencé le sport en compétition, quatre heures par jour dans une piscine, ça modifie la morphologie.  Puis, j'ai arrêté le sport intensif, commencé à sortir en boite, goûté au plaisirs chimiques et encore maigri.  Je me sentais bien, légère, en forme,...
J'étais trop légère et mon entourage s'allarmait.  Je me suis calmée, j'ai repris du poids, l'ennui, c'est que j'avais l'impression que tout ce que je prenais, je le prenais dans les seins.  Moi qui adorait avoir un bonnet A, je suis passée au bonnet C et je me suis mise à avoir un complexe à ce sujet.  Je n'osais plus porter de bikini, de tops moulants, de décolletés.  Je faisais tout pour cacher ces seins que je détestais.  Le fait d'en avoir honte m'a valu quelques déboires sentimentaux, je me figeais dès qu'un garçon les touchait, et je paniquais dès qu'il s'agissait de dégrafer mon soutien-gorge.  Ces complexes sont restés, mais je vis bien avec depuis qu'un garçon a mal interprété ma pudeur.  Nous avions rendez-vous, l'ambiance s'échauffe, les caresses commencent et quand il a voulu enlever mon soutien, je me suis complètement bloquée.  Il s'est demandé pourquoi et en l'absence de réponse, il a déduit que mes seins étaient faux, non content de ce délire, il a poussé plus loin et a imaginé que j'avais été un homme avant !  Je suis grande (1m83), carrée (12 ans de natation, ça marque), j'avais donc le profil...
Quand il a lâché ça, j'ai été abassourdie, j'avais l'impression de rêver.  Ca m'a beaucoup marquée, je me demandais ce que je renvoyais comme image pour que quelqu'un puisse déduire ce genre de trucs.  Lui, il était bloqué aussi, il s'était ancré ça dans la tête et avait du mal à envisager de faire l'amour avec un transsex.  Nous en avons beaucoup parlé, j'ai pleuré, je suis partie dans un état second.  Je ne savais même pas comment lui prouver que j'avais toujours été une fille !  J'étais dépitée car il me plaisait vraiment beaucoup, je l'ai donc appellé et nous avons décidé de nous revoir. Evidemment mes seins l'intriguaient toujours, j'ai donc du prendre sur moi et oser le déballage.  J'étais mal à l'aise, j'avais l'impression de passer à l'expertise.  Finalement, il a souri et constaté qu'ils étaient normaux.  Il a bien fallu que j'explique d'où venait le malaise et il avait vraiment du mal à comprendre.  Il ne comprenait pas pourquoi je me préférais avant, avec mes 55kg, alors que je faisais limite peur.  Il me trouvait mieux avec 10kg de plus et prétendais qu'il ne m'aurait même pas regardée si il m'avait connue plus tôt.  Il a été patient, m'a appris à aimer mon nouveau corps, à mieux vivre avec.  Finalement, même si sur le coup j'étais abattue, je pense que sa réaction m'a fait du bien.  J'ai été plus à l'aise avec les amants qui ont suivi, je m'assumais enfin, je me sentais belle et tout ça grâce à lui.  Et il est sans doute celui qui en a profité le moins !
Je suis nostalgique quand je repense à ça, je pense encore à lui avec beaucoup de tendresse, mêmes si quelques années se sont écoulée.  J'aimerais qu'il sache combien je lui suis reconnaissante, mais je l'ai perdu de vue, c'est dommage.

Publié par Chimène à 12:39:43 dans Chimène | Commentaires (8) |

Week-end | 04 octobre 2004

Le week-end est fini et contrairement à mes attentes, il a été très bon.
Vendredi après-midi, départ pour Paris, j'avais insisté pour le Thalys, mais mon homme préférait faire le trajet en car avec les potes de roller...c'est loin Paris en car.  Départ 16h20, pause bouffe dans un resto-route et arrivée à 21h30 à Montparnasse.  Promis, après avoir goûté au prériph', je ne me plaindrai plus du ring bruxellois !
Bref, juste le temps de chausser les rollers, de retrouver ceux avec qui nous avions rendez-vous et c'était parti pour la rando.  Je m'attendais à un parcours technique, rapide et presque sans pauses...ben non, contrairement à Bruxelles, le relief parisien est plat, le revêtement de la route nickel et les pauses étaient nombreuses.  La différence avec Bxl, c'est le rythme plus soutenu.  Un parcours peu technique avait l'avantage de nous permettre de patiner le nez au vent et d'admirer les monuments éclairés, ceci dit, j'ai failli me prendre un ilôt, j'ai baissé la tête juste à temps !
Retour à Montparnasse, le temps de prendre un verre et nous étions déjà dans le car vers Bxl, arrivée à 5h30.
Retour chez moi à 5h45, douche rapide, court dodo et à 9h30, départ pour Soest, à côté d'Utrecht.
Temps ensoleillé chez les Bataves, ça s'annonçait bien.  Mon amie est super belle enceinte, sa fille toujours aussi gaie.  Au programme, déballage des cadeaux, déjeuner, puis balade dans les bois.  J'étais sur les genoux, mais super heureuse, et puis la pause glace m'a redonné de l'énergie !  ca m'a vraiment fait du bien de les revoir, on a babellé comme de vieilles commères et c'était bon.
Retour sur Bxl en soirée, je suis tombée comme une masse et j'ai dormi comme un bébé.  Monsieur était déçu car il avait programmé une sortie lors de la nuit blanche...tant pis.
Hier, bon déjeuner, bon vin, visite d'une expo au musée puis flânerie dans les expos permanentes.  Nous nous sommes laissés aller à la flânerie et c'est la fermeture du musée qui y a mis fin...on s'est promis d'y retourner.
Puis soirée calme, mon homme prévenant comme jamais, je n'en revenais pas.  Je n'ai pas cherché à comprendre, j'ai juste profité. Ca tombe bien qu'il se montre tendre en ce moment car I m'a annoncé qu'il allait être moins dispo car sa femme doit accoucher cette semaine.  Il m'en avait parlé quand nous nous étions rencontrés, mais ça m'était sorti de la tête.  Jep ense que je vais en resté là avec lui, un gosse, ça me freinais déjà, mais un nouveau-né, ça me bloque carrément.  Puis, j'ai du mal à comprendre ce qui pousse un gars qui vient d'être papa à s'encanailler ailleurs pendant que sa femme est à la maternité.  Il est tombé bas dans mon estime et je préfère couper les ponts.
Demain, je me remets au boulot, salon de 16 jours, ça va être dur...

Publié par Chimène à 08:56:47 dans Chimène | Commentaires (5) |