Heaven, dans une de ses notes, parle de défauts des hommes. Je suis assez d'accord avec sa petite liste, mais force m'est de constater que nous aussi, nous avons des défauts qui peuvent un peu être le pendant de ceux des hommes.
Nous voulons le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la cremière. Nous sommes parfois aussi lâches qu'eux quand nous jouons les fortes, les indifférentes alors qu'à l'intérieur, nous hurlons de douleur. Nous sommes aussi bien souvent trop fleur bleue, même si nous avons du mal à l'admettre. Nous pensons ne plus nous faire "avoir" et pourtant, nous savons que nous replongerons à la première occasion. Nous disons non quand nous pensons oui. Nous voulons être courtisées, complimentées,...pourtant, au premier compliments, nous nous demandons si c'est sincère ou si c'est une manoeuvre habile de nous faire céder et nous nous refermons.
En fait, avec nous, il faudrait fournir le décodeur. Si j'étais un homme, je pense que je ne saurais plus sur quel pied danser.
En réponse à sa note, je parlais de mimétisme, je pense que nous n'en sommes pas si loin. Nous voulons tout faire comme les hommes, être indépendantes, commander, tout gérer. Et pour ce faire, nous avons dû endosser notre carapace d'executive woman et jouer les inébranlables. Nous espérons les prendre à leur propre jeu et au final, nous nous prenons surtout de bonnes claques. On s'en remet bien sûr, mais on n'ose pas montrer que ça nous a vraiment affectées. Nous le reconnaissons ici, sous le couvert de l'anonymat, mais est-ce suffisant ? Ne serait-il pas plus sage de dire quand on souffre à celui qui nous fait souffrir ? Ne vaudrait-il pas mieux parfois ravaler notre orgueil et oser exposer nos faiblesses ? Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais je pense que si parfois j'avais osé le faire, j'aurais moins souffert. Là, je pense à O qui a tout bonnement disparu et je me dis que mon indifférence feinte, lui a sans doute donné l'impression parfois de perdre son temps, de s'investir plus que moi,...
Ca restera sans réponse, mais je ne peux m'empêcher de m'interroger.
Publié par Chimène à 12:21:26 dans Chimène | Commentaires (4) | Permaliens