Pour que vive la musique, la création qui demeure l'avenir du développement culturel doit être sauvée. La loi dite Hadopi veut lutter contre le téléchargement illégal et permettre ainsi aux créateurs de vivre des droits liés à la vente de leurs oeuvres. Si les députés socialistes n'avaient pas effectué une manoeuvre politicienne pour empêcher le vote de la loi, celle-ci serait déjà adoptée. Et pourtant nombreux sont ceux à gauche comme à droite qui s'accordent à dire que c'est un passage obligé si l'on ne veut pas finir d'achever un marché du disque qui vit sous perfusion.
Et pourtant, il est vrai celui-ci en a bien profité. C'est en ponctionnant de manière abusive les "consommateurs" de musique par des prix excessifs qu'ils ont indirectement favorisé le téléchargement illégal. Mais désormais, nul n'est venu le temps de se lamenter, il faut réagir. Réagir à condition de ne pas stigmatiser les adolescents qui téléchargent leurs derniers titres favoris pour épater les copains ou copines. Comme eux, à une certaine époque j'ai bien téléchargé quelques fois des titres, le plus souvent à l'unité. En revanche, ceux qui en font un commerce souterain, là, il faut frapper fort.
Pour les honnêtes qui ne voient pas forcément les conséquences de leurs actes, il existe aujourd'hui des moyens qui permettent d'écouter gratuitement et légalement de la musique ; Deezer en est un. Ainsi on peut découvrir les futurs albums qui feront partie (ou pas) de notre discothèque personnelle.
Finie la frustration des files d'attentes interminables à la Fnac devant lesquelles on renonce finalement à vouloir découvrir un artiste nouveau. Finis également les investissements "hasardeux" dans des artistes méconnus pour lesquels seule la pochette qui inspire pouvait être une incitation à l'achat.
Il y a donc de la place pour la découverte de nouveaux artistes par l'écoute gratuite et l'achat d'albums qui nous semblent important de garder comme des objets de valeur que l'on emmènera avec soi lors des voyages ou des déménagements.
Publié par gilleshuard à 19:12:36 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourd'hui des centaines de personnes ayant aidé des sans-papiers se sont rassemblés pour protester contre le délit de solidarité, c'est à dire l'ordonnance de 1945 qui permet de condamner toute personne «qui a facilité l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger». La peine encourue peut aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.
Alors certes, en 65 ans d'application de cette ordonnance, personne en France n'a jamais été condamné pour avoir seulement accueilli, accompagné ou hébergé un étranger en situation irrégulière, mais imaginer que les personnes fournissant un repas chaud, le prêt d'un téléphone portable ou le don de vêtements constituent des délinquants en puissance devant être placés en garde à vue et subir des interrogatoirs "musclés", il y a là stigmatisation et reniement de la tradition française de Pays des droits de l'homme.
En réalité il faut distinguer différentes choses. Faciliter l'entrée, c'est à dire participer à des réseaux de transfert et d'accueil de clandestins est une chose. Faciliter le séjour, c'est à dire participer à l'amélioration (modeste, mais utile) des conditions de vie de personnes pour qui le fait de quitter leurs pays constitue un salut, même si leur vie en constitue le prix, c'est une attitude de simple humanité. Il ne faut y voir rien de plus et surtout pas un militantisme partisan.
On le sait bien, la résolution de la question des sans-papiers n'est ni dans la régularisation massive, comme le prétendent de manière démagogique les courants d'extreme-gauche, ni dans le statut-quo, encore moins dans l'isolement. Elle passe par de réels plans de développement des pays de migrations (notamment en Afrique) conçus de manière partenariale et non post-coloniale (cf la "France-Afrique"), internationaux (ou européens) et massifs, c'est à dire des sortes de Plans Marshall pour l'Afrique. On le sait, mais que fait-on ? Peu de choses, d'autant moins en période de crise.
Au lieu de cela, on préfère donner des signes politiques à ceux qui ne voient dans les étrangers que des parasites et les parquer dans des régions entières, et stigmatiser ceux qui les aident. Le problème n'est pas simple, certes, mais ce n'est pas par ce moyen qu'on trouvera la ou les solutions...
Le film "Welcome" que j'ai vu le 23 mars 2009 en est une excellente illustration...
Publié par gilleshuard à 20:11:49 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
En ouvrant présentant un projet de loi sur l'autorité parentale, la Ministre de la famille, Nadine Morano, vient de jeter un pavé dans la mare. De quoi s'agit il ? De permettre aux conjoints de parents reconnus légalement de pouvoir exercer une autorité parentale alors qu'aujourd'hui la loi ne reconnait pas leur existence officielle, y compris pour aller chercher un enfant à l'école, l'emmener chez le médecin, ... bref une situation inacceptable, qui ne correspond à rien. La future loi visera donc à donner un statut au beau-parent.
Finalement, rien de plus normal car il ne s'agit rien de plus que de reconnaître des situations qui existent. Ce sont ainsi quelques 1,6 million de familles recomposées, 2,7 millions de foyers monoparentaux, mais aussi "30.000 enfants qui vivraient, dans un foyer composé de deux adultes de même sexe", qui mis en avant dans les estimations de l'Ined (Institut national d'études démographiques). La reconnaissance officielle de cette dernière réalité est une nouveauté.
Cette tentative de prise en compte de l'évolution de la société est une avancée majeure qu'il faudra concrétiser par une loi mise en oeuvre. Mais ceci est une autre affaire car en attendant les débats risques d'être difficiles. Déjà Christine Boutin, un autre membre du Gouvernement Sarkozy (cherchez l'erreur ?) s'est déclarée hostile et inquiète pour la survivance de La Famille... Pas de commentaire.
Bravo donc à Nadine Morano de vouloir faire évoluer les choses, doucement, certes, mais surement, enfin on l'espère...
Publié par gilleshuard à 20:46:25 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Ce midi il y avait dans l'émission "l'édition speciale" sur Canal +, un reportage sur les dangers des sites appelés plus communément réseaux sociaux (facebook, copaindavant, myspace...).
En effet, les informations contenus sur ces sites restent sur les serveurs de ceux qui les hébergent, ceci même si on efface ses propres contenus que l'on ne souhaite plus afficher. C'est un fait, il convient en permanence d'être prudent à ce que l'on écrit, qui peut se retourner contre vous, à la faveur d'un employeur ou d'esprits mal intentionnés. D'ailleurs, peut-être ce blog est-il scruté par tous les angles par je ne sais qui pour savoir je ne sais quoi sur moi, ma personnalité, mes opinions, passions ou projets.... ? Mais à ce rythme là c'est une vraie paranoïa que l'on peut craindre.
Dès lors que l'on se donne une éthique personnelle, que l'on est conscient et que l'on assume ce que l'on écrit, dans le cadre de la législation (notamment sur la diffammation) mais aussi des libertés, d'expression en particulier, on peut tout écrire, ou presque.
Non aujourd'hui je voudrais plutôt me féliciter de ce que ces réseaux sociaux permettent : le contact, la mise en relation de personnes connues ou inconnues, mais surtout les retrouvailles d'amis ou connaissances.
Ainsi, je viens de retrouver 2 amis, l'un français, l'autre espagnol perdus de vue après plus de 15 ans au hasard de la vie, mais aussi de nos projets réciproques, de chemins différents, de rencontres et parfois de négligences dans l'entretien qu'on doit apporter à l'amitié. C'est génial de voir ce que chacun est devenu. C'est encore plus génial d'envisager de se retrouver pour, peut-être, rattraper un peu le temps perdu...
Pourquoi entamer ces démarches qui me ramènent de nombreuses années en arrière : nostagie d'un passé heureux dans un contexte de morosité et de crise, qui sait ? ce que je sais c'est que j'y trouve une motivation particulière d'aller de l'avant, et de nourir ces amitiés anciennes ou naissantes.
Merci à ces réseaux, en particulier Facebook pour cela, et ceci n'est pas de la publicité gratuite !...
Publié par gilleshuard à 00:01:38 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Comme mes lecteurs habituels le savent désormais, je suis très attaché à la langue française. Plutôt mauvais en orthographe durant ma jeunesse, j'ai eu une formidable professeur de Français lorsque j'étais en 5e, 4e et 3e, ce qui m'a permis de prendre un peu goût à la lecture, de faire des progrès fulgurants, et finalement de me passionner pour le Français. Aujourd'hui encore et toujours de progresser et de perfectionner en particulier mon style d'écriture et ma syntaxe (on peut toujours mieux faire).
Je ne résiste pas à vous faire partager ma trouvaille, un texte qui présente les impropriétés et incorrections fréquentes dans les écrits de presse.
1. Y afférant / afférent : "Afférent" est un adjectif ; le verbe "afférer" n'existe pas. On dit donc "toutes les études afférentes" (et non "y afférant").
2. Alternative / éventualité - Perspective - possibilité - solution : On dit "Les travaux ont été entrepris dans la perspective (et non "l'alternative") de leur rentabilité" . L'"alternative" représente l'option possible entre deux éléments ; choisir entre deux alternatives est une absurdité.
3. Avatars / mésaventures - aventures - accidents - incidents : "Les accidents (et non les "avatars") ont été nobmreux durant le rallye Paris-Dakar". Les avatars désignet les transformations, parfois nombreuses, que peuvent subir les êtres ou les choses.
4. (S')avérer / Se révéler : "Son affirmation se révéla (et non "s'avéra) exacte (ni même s'avera fausse)". S'avérer signifie faire admettre pour vrai. Dès lors, "s'avérer exact" et "s'avérer vrai" entraine un pléonasme ; l'expression "s'avérer faux" est un non sens.
5. Clôturer / clore : On dit "Le président vient de clore (et non " clôturer") le débat", même si la séance conclusive est dite "de clôture". "Clôturer" signifie "entourer d'une barrière".
6. Commémorer / fêter, célébrer : "On vient de célébrer l'anniversaire de la victoire" (et non "de commémorer l'anniversaire de..."), parce que "commémorer" signifie "rappeler le souvenir d'une personne, d'un événement" et "anniversaire" représente le "retour annuel d'un jour marqué par un événement". On ne saurait donc commémorer l'anniversaire, mais on le célèbrera.
7. Conséquent / grand, important, considérable : "Nous avons dû accomplir un effort considérable, et non "un effort conséquent", "conséquent" signifiant "qui se comporte logiquement".
8. Constat / constatation : "La constatation est évidente : les diplômes s'obtiennent de haute lutte" et non "le constat est évident", parce que le mot "constat" relève du langage juridique. On parlera de "constats de police", de "constats d'assurance".
9. Culturel / cultuel : "Les églises, les temples, les synagogues et les mosquées sont des édifices cultuels", et non "culturels", puisqu'ils sont destinés à la célébration d'un culte.
10. Débuter / commencer, entamer : "Ils ont entamé le match", "ils ont commencé la représentation", et non "débuté le match ou la représentation", "débuter" etant un verbe intransitif.
A SUIVRE...
Publié par gilleshuard à 23:32:01 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
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