En prônant une rupture dans la position française vis à vis des Etats-Unis,
le candidat UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy a créé le doute.
Au-delà des questions d'économie, d'éducation, de questions de société... il a
touché là ce qui constitue même le coeur de la tradition française et surtout le
socle de la politique extérieure et de diplomatie française.
Cette tradition issue du gaullisme dépasse les clivages partisans devenant avec
les années non seulement un patrimoine commun mais une identité commune en
partage. C'est ce qui constitue la marque de fabrique de la France à l'étranger.
N'est-ce pas un discours qualifié à l'époque d'excellent, d'emblématique, de
déterminant, prononcé par Dominique de Villepin, (à l'époque plus inspiré) à la
tribune de l'ONU à New-York un certain 14 février 2003, qui fut
exceptionnellement applaudi par les représentants de la communauté
internationale, admiratifs de ce que les « petits français » osaient
affronter le géant américain ?
Oui, la France est
attendue, la France est entendu, souvent. Surtout quand elle évite de faire
preuve d'arrogance et de volonté dominatrice, celles-là même que l'on reproche à
notre « ami » américain.
« Je t'aime, moi
non plus », telle est la traditionnelle relation franco-américaine
entretenue depuis plus de 50 ans. A quoi bon rompre cet équilibre puisque,
quand c'est nécessaire la France sait être un allier loyal (1ère guerre
du golf en Irak) ?
Mais surtout pourquoi faire ? Pour être un
vassal des Etats-Unis comme les anglais ou les canadiens ?
Non, les français sont très attachés à cette politique consensuelle d'indépendance
de la France et de messager du monde. Si Nicolas Sarkozy devait rompre avec
cette tradition, il y a fort à parier que cela ne les laissera pas de marbre...
Publié par gilleshuard à 22:55:32 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
On nous avait dit "vous verrez le quinquénat c'est génial, on va
intéresser à nouveau les français à la politique". D'abord, je ne pense
pas que les français se désintéressent à la politique, et les forts
taux d'abstention ne prouvent rien, j'y reviendrai. J'étais favorable
au quinquénat, je l'avoue, et pourtant force est de constater que, au
bout de 4 ans de gourvernance de l'actuelle majorité, nous sommes déjà
en campagne électorale. Comme si, l'ensemble de la vie politique
française, et même la vie des français tournait autour de l'élection présidentielle.
Si
au moins, alors que la gestion politique de l'ancien et l'actuel
gourvernement, est largement critiquée, on assistait à un débat serein,
intéressant, profond sur ce que doit être notre pays dans un monde
ouvert, où les inégalités s'accroissent et
l'individualisme grandit et dans le même temps où chacun cherche à vivre mieux sans contrainte ou effort supplémentaire...
Au
contraire, on assiste à un débat pris en otage par les médias, où tel
une novella brésilienne il importe plus de savoir si Laurent est faché
avec Jack, ou si Lionel va revenir, ou bien si Dominique a encore ses
chances face à Ségolène ; de l'autre côté si Jacques a encore un destin
ou s'il préférera envoyer Dominique à la place de Nicolas.
Ainsi,
la "médiattitude" a gagné tous nos politiques, exception faite des
"petits" les François, Olivier, Philippe, Marie-George, Dominique... La
"peoplisation" également. Je trouve l'affichage de Johnny, Doc, Djamel
et les autres affligeant pour le débat.
Tout
cela serait plutôt amusant si le risque de voir
Jean-Marie, qu'on entend peu, mais qui compte les points en attendant
son heure, nous faire le même coup qu'en 2002 : je capitalise sur les
échecs ou les incompétences du gouvernement. Il représente un réel
danger pour notre vie politique,
pour la France, pour la France dans le monde.
Les politiques
n'ont semblent-ils pas compris le message de 2002 : sincérité,
honnêteté (y compris intellectuelle), courage, compétence, réalisme, et
surtout pas de démagogie, pas de populisme, voilà ce
qu'attendent les français. Malheuresement, l'espace médiatique entre
les séries et le foot (j'aime le foot pourtant !) est réduit
pourlaisser les candidats autres pouvoir développer leurs idées.
Alors
fort est le risque de voir le scénario de 2002 se reproduire selon le
même cas de figure ou le contraire. Le seul espoir : se mobiliser et
faire entendre sa voix. Ce que modestement j'essaie de faire à travers
ce blog. MOBILISEZ-VOUS (dixit Gérard ! non il n'est pas candidat !
enfin pas encore...)
Publié par gilleshuard à 18:24:11 dans Présidentielle 2007 | Commentaires (0) | Permaliens
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