Publié par gilleshuard à 20:13:12 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
La visite en France du colonel chef d'Etat lybien Khadafi me choque profondément. Le principe, la durée de son voyage (5 jours), les conditions de son accueil, la date choisie de sa venue (le jour de la journée internationale des droits de l'homme), le motif (signature de contrats ou remerciement pour avoir fait libéré les infirmières bulgares alors que c'était normal puisqu'elles étaient innocentes), tout me choque.
Comme je le soulignais dans mon précédent billet, voilà me semble-t-il la deuxième erreur de Nicolas Sarkozy dans sa gestion de la politique extérieure de la France. C'est d'autant plus incompréhensible que le candidat Sarkozy à la présidentielle se faisait le chantre de la défense des droits de l'homme, disant "Je ne crois pas à la realpolitik, celle qui fait échanger ses principes contre des contrats" ; voilà qu'il fait le contraire... Realpolitik ou non, il tourne le dos à ceux à gauche essentiellement (comme le philosophe André Gluksman qui l'avait soutenu à la surprise générale) comme à droite, qui voyaient là un ton volontariste, s'inspirant de la philosophie des lumières... Ils ont eu tord !
Bravo à Rama Yade qui a su exprimer avec force son hostilité à cette venue, rompant de fait la coutumière solidarité gouvernementale. Voilà qui fait d'elle une femme d'honneur plus qu'estimable qui n'a pas laissé de côté ses convictions pour préférer le traditionnel "politiquement correct" ou le silence habituellement de mise.
Publié par gilleshuard à 22:42:54 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
L'UDF est morte, vive l'UDF ! Le Mouvement Démocrate vient de naître officiellement, vive le MoDem !
Voilà une belle aventure qui se construit sous nos yeux et à laquelle j'essaie à mon modeste niveau de participer. N'ayant pas pu pour raison médicale (légère, je rassure les proches...) me rendre à Villepinte afin d'assister au Congrès extraordinaire de l'UDF et du MoDem, je suis cela à distance, grâce à internet, les chaines d'info continues et les appels de amis qui eux y sont.
La désertion de personnes emblématiques du MoDem telles que Jean-Marie Cavada ou Thierry Benoit (Député d'Ille et Vilaine) au moment de franchir le pas, montre comme la pression de l'UMP est forte et comme la nature humaine est faible. Pression de voir ses ambitions personnelles mises à mal par une aventure loin d'être gagnée, certes, mais passionnante. Moi je fais le pari de la cohérence, des convictions et de la fidélité ; fidélité à mes idées qui, depuis que je m'intéresse à la politique, m'ont fait suivre et apprécier les propositions et parcours d'hommes et femmes telles que Raymond Barre, Jacques Delors, Simone Veil, ou Michel Rocard.
Parce que je place mes convictions avant le reste, je me suis souvent brulé les ailes à dire ce que je pensais, je ne regrette rien, sauf parfois, de n'avoir pas fait assez preuve d'assurance et de détermination. Aujourd'hui, le sens que le moment est venu de s'affirmer, de refuser ce carcan politique qui voudrait que concession et solidarité rythmerait avec renoncement et effacement.
Non aujourd'hui je me sens vraiment libre, et fier d'être libre. Bien dans mes baskets de centriste, pas de ce centre-droit qui ne retiendrai que le "droit" du titre. Centriste c'est à dire ouvert, équilibré, mesuré et à l'écoute enfin j'espère...
C'est comme cela que la France peut avancer, sans dogmatisme, idéologie, mais avec pragmatisme, vision de ce que peut et doit être notre pays, et des valeurs de tolérance, respect et solidarité. C'est cela pour moi le MoDem...
Publié par gilleshuard à 15:51:24 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Si Jacques Chirac doit bénéficier du respect due à son ancienne fonction présidentielle mais aussi celle due à tout justiciable, l'annonce de sa mise en examen pour détournement de fonds publics lorsqu'il était Maire de Paris est une grande nouveauté et une bonne nouvelle.
Une nouveauté parce que c'est la première fois qu'un ancien Président de la République est mis en cause par la justice. Et c'est une bonne nouvelle parce que, alors que ses détracteurs lui promettait l'impunité, cette décision montre qu'un ancien Président peut avoir à répondre de ses actes avant son élection, alors même que l'impunité dont il bénéficiait durant son mandat empechait toute action en justice, afin de lui conférer toute l'autorité nécessaire à l'exercice de ses fonctions.
Alors évidemment, mise en examen ne signifie pas culpabilité, la justice doit rester indépendante et apprécier cette affaire en droit comme il convient. Mais cela peut apporter une preuve, et elle en a besoin, de l'indépendance de la justice, et peut-être, je dis bien peut-être, réconcilier quelque peu les français avec leur justice, après la succession des drames type "Outreau" que la France a connue. Affaire à suivre...
J'apprécie par ailleurs, la sobriété des commentaires des socialistes qui, loin de tirer sur l'ambulance (cela aurait été si facile) ont réaffirmé le principe de présomption d'innocence et n'ont pas souhaité, à ce stade, en faire une affaire politique. Bien pensé, pour une fois...
Publié par gilleshuard à 18:31:07 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y est nous y sommes. L'Europe a enfin un traité.
Qu'on l'appelle mini-traité ou traité simplifié, l'objectif d'aboutir à une plus grande lisibilité et appropriation par l'opinion d'un texte fondateur pour l'Europe a échoué puisqu'il fait des centaines de pages, est tout aussi juridique. Une fois de plus on est passé à côté de quelque chose. Preuve s'il en est que les gouvernants européens n'ont, une fois de plus pas tenu compte, du message des urnes.
Pire alors, en France on est en train de décider de priver les français de leur l'expression démocratique au nom du principe de précaution, pense-t-on, que les français ont mal voté lors du référendum sur la consititution, et qu'une nouvelle défiance par un non marquerait définitivement le fin de l'Europe, soit.
Il est est vrai, les français répondent souvent à une autre question que celle qui leur est posée. Mais, si le choix d'un membre de l'Europe est, en toute indépendance, de vouloir se retirer de ce projet de peuples, ce choix est tout aussi respectable que celui d'un autre qui serait de vouloir aller plus loin, plus vite.
Evidemment, j'ai longtemps pestiféré contre les positions britanniques que je jugeais égoïstes, insulaires ou atlantistes. Je le pense encore. Mais quand celles-ci s'appuient sur un vote populaire, je m'incline. Dans leur cas, je préfèrerais qu'ils se poistionnent plus clairement.
Européen convaincu, je n'en suis pas moins démocrate et je considère que l'élection doit primer sur toute autre considération politique ou technocrate. En démocratie, il existe un principe de base intagible : ce que le peuple a fait, seul le peuple peut le défaire. Il faut que nos dirigeants sachent assumer les risques de la démocratie : voir le peuple se prononcer autrement que ce l'on aurait souhaité. Au contraire, je pense qu'il appartient aux politiques de savoir communiquer et convaincre. Dans le cas contraire, c'est qu'ils n'auront pas su trouver les mots justes ou que l'objet du vote ne correspond pas aux aspirations profondes de la population. C'est alors une leçon et il faut revoir sa copie.
Européen convaincu, européen je reste. Mais il faut quand même dire que je suis déçu de ce nouveau traité qui ne semble répondre au besoin de "plus de démocratie européenne" pour laisser croitre une technocratie européenne, innefficace et ne répondant pas aux réels enjeux : une Europe sociale, une Europe de la défense, une Europe environnementale...
Publié par gilleshuard à 21:50:21 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis le 24-09-2006 :
192989 visiteurs
Depuis le début du mois :
11076 visiteurs
Billets :
318 billets
Commentaires