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La passion du monde

Le blog de Gilles Huard

Les DOM sont-ils dans la République ? | 18 février 2009

La Crise financière mondiale qui s'est doublée en France d'une crise sociale a donné lieu aux manifestations gigantesques qui vont amener le Gouvernement et le Président Sarkozy à mettre en oeuvre une relance par la consommation (à quel degré ?) à côté de la relance par l'investissement.

En Outre-mer, la situation à laquelle nous assistons depuis plus d'un mois dépasse largement le cadre de la crise financière et sociale. Elle montre les travers de la gouvernance française dans l'Outre-mer. Certes le manque de pouvoir d'achat est prégnant en Outre-mer, car les conditions de vie légitimement calquées sur la métropole puisque faisant partie du même Etat via amènent mécaniquement à une baisse du niveau de vie. En effet, la faible diversité des produits, les coûts de transports, la structuration de l'offre concentrée autour de quelques familles (descendants de colons de surcroit) sont tels que le marché ne permet pas une vraie concurrence au niveau de l'offre et donc une garantie pour une baisse des prix. Et aucun système de compensation ou de régulation n'intervient.

Loin de prôner un étatisme de régulation, l'Outre-mer est montre qu'il y a deux républiques françaises. Et la départementalisation n'y a rien changé. C'est non seulement contestable, c'est surtout choquant et inacceptable pour tout républicain attaché aux principes qui ont fondé notre régime.

Les conséquences de cette situation : des retards de développement mais surtout des taux de chômage et de érémistes records. Ce n'est pas nouveau ; cela dure depuis la fin de la décolonisation des années 60. La métropôle semble restée dans une vue et une relation à l'Outre-mer de "France de papa".

Il est temps de passer d'un régime néo-colonial à une République post-coloniale ; c'est à dire qu'il est temps d'abandonner la situation de domination de fait des blancs qui se sont implantés parfois depuis des générations entières sur les noirs autochtones de ces territoires.La métropôle ne semble pas intéressée par l'Outre-mer : peu de reportages sur les chaines nationales, pour montrer une vision de l'outre-mer cantonnée à des reportages montrant les clichés touristiques classiques ou les situations de crise, ou une chaine spécifique France Ô visible depuis quelques années seulement sur le satellite et maintenant sur la TNT.

Et que dire du gouvernement : aucun ministre issu de l'Outre-mer ; au parlement, aucune fonctions importantes confiées à des députés ou sénateurs issus de l'Outre-mer. Seule Christine Taubira est identifiée du grand public pour s'être présentée une fois aux élections présidentielles.

La France met à raison en avant en permanence ses grands principes de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Il est temps de les oeuvre PARTOUT sur le territoire de la République, des campagnes aux villes, des quartiers en difficultés à l'outre-mer. Il est temps de renouveler le contrat social source de cohésion sociale, de paix civile, de développement et d'espoir pour tous les habitants qui consituent la nation...

Si l'on ne fait pas cela, on assitera à la même crise et aux drâmes que les quartiers sensibles ont connu en novembre 2005...

Publié par gilleshuard à 13:53:37 dans Politique France | Commentaires (0) |

MoDem : l'Europe passionnément ! | 08 février 2009

Pour qui aurait quelques doutes sur son engagement, ses convictions ou l'avenir de son parti sur l'échiquier politique, rien de tel que de participer à un grand rassemblement politique.

Aujourd'hui, avait lieu à la Salle de la Mutualité, à Paris, la Conférence nationale du Mouvement Démocrate. Objectif de la journée : présenter les têtes de listes des grandes circonscriptions françaises pour les prochaines élections européennes qui se dérouleront en juin prochain. En résumé, on y trouve de l'expérience et de la compétence, mais aussi du sang neuf et de la jeunesse, et de la diversité ; pas assez sans doute, ça n'a pas manqué d'être signalé par une salle pleine. Mais ce n'est qu'une première liste de 17 noms qui a été présentée, il y aura 144 noms au total. A suivre donc.

J'ai été agréablement surpris de découvrir que Yann Wehrling venait rejoindre les rangs du MoDem. L'ancien secrétaire national des verts est venu enrichir le parti de sa présence et montrer que le mouvement est vraiment à la croisée des chemins de tous les démocrates qui se sentent en phase ensemble et fiers d'être là. Il y a retrouvé l'autre ex-vert, Jean-Luc Benhamias venu rejoindre le MoDem après les présidentielles.

A noter, au sommet de l'applaudimètre, le journaliste Jean-François Kahn, tête de liste dans l'Est, et les discours brillants de deux autres petits nouveaux, le directeur du Crédoc Robert Rochefort (Sud-Ouest) et la présidente du Mouvement européen en France Sylvie Goulard (Ouest).

Non sans humour, avec la verve qu'on lui connait, Jean-François Kahn a raillé les attaques ce matin même des UMP Patrick Devedjan et Xavier Bertrand, qui accusaient F.Bayrou d'être populiste. L'occasion pour lui de rappeler que le mot grec "Demos" de Democratie signifie "peuple", que l'UMP qui se voulait populaire montre tous les jours par le Président Sarkozy qu'il se couple du peuple. Jean-François Kahn a également ajouté que c'est justement quand la gauche a cessé de prendre en considération les appels et souffrances du peuple qu'elle a été absente au second tour de la Présidentielle en 2002 pour laisser JM Le Pen affronter J.Chirac... Mais cela est sans intérêt et montre seulement que le MoDem fait peut à l'UMP.

Ce ne sont que quelques évocations de cette journée ; tous les détails dans la presse et peut-être une vidéo, dans quelques jours...

Ainsi, après les municipales et la période difficile qui a suivi, le MoDem s'est retrouvé, en ordre de marche pour être présent dans le débat des prochaines semaines et apporter la voie démocrate dans ces élections oh combien importantes pour le Mouvement, pour la France et pour l'Europe...

Publié par gilleshuard à 23:57:10 dans Politique France | Commentaires (0) |

Sarko souffle le show et le froid ! | 07 février 2009

Quand n'importe Président de la République passe à la télévision c'est toujours un évènement, d'autant plus quand il se fait rare dans les médias. On se dit, s'il y vient, là, maintenant, c'est que le moment est important ou qu'il a quelque chose d'important à dire ou annoncer.

Avec Nicolas Sarkozy qui a l'habitude de faire son show dans les médias, on pouvait se demander ce qu'il pouvait dire de plus qu'il ne pouvait pas dire les autres jours. C'est que le moment est important : la crise se répand à travers le monde et les inquiétudes grandissent. Il était urgent que le Président vienne étendre les braises de la contestation, qu'il rassure et qu'il donne un cap.

Avait-il quelque chose d'important à annoncer ? On pouvait s'y attendre. Beaucoup ont été déçus. Alors qu'est-ce qu'à donc apporté cette émission ?

Sur la forme, rien de changé. Un décord gaullien où le Président est chez lui ; des journalistes triés sur le volet, n'assurant pratiquement jamais la contradiction et la relance, c'est à dire le vrai travail du journaliste non impressionné par le dorures de la République. Le Président a mené la discussion du début à la fin dans un quasi monologue qui a agacé nombre de télespectateurs. Bref, il a fait son show, avec habileté, mais sans le brio ou l'humour qu'on lui a connu ; mais c'est la crise, tout s'explique...

Sur le fond, rien de changé non plus, enfin en apparence. Il a fait une annonce forte, c'est à dire la suppression de la taxe professionnelle en 2010 sans annoncer quelle en serait la contrepartie pour les principaux bénéficiaures, les communes et intercommunalités. Si les élus locaux ne faisaient pas encore partie des inquiets de la crise, cette fois-ci ils le seront. Cela s'appelle la solidarité ! Pour le reste, renvoyant nombre de réponses de ses interlocuteurs aux concertations avec les syndicats le 18 février, il a semblé hésiter, ne pas maîtriser la situation. Il a fait preuve d'une vrai inquiétude vis à vis de grands mouvements sociaux qui pourraient naître de la crise ; on le comprend.

S'il a clairement indiqué que le cap restait le même, il a indiqué comprendre les souffrances populaires et souhaiter qu'un effort soit fait en faveur des plus touchés. Dans les pistes énoncés ce sont clairement les couches populaires et les classes moyennes qui sont visées. Tout cela étant renvoyé au 18 février, dans un contexte de révolte universitaire grandissante, on a clairement l'impression qu'il a joué la montre car quand il le veut, c'est à dire le plus souvent, il décide, sans concertation, et par surprise. Là il a fait preuve de malaise, d'incertitude, bref il n'a pas rassuré, bien au contraire...

Publié par gilleshuard à 15:33:23 dans Politique France | Commentaires (0) |

Kouchner : les chiens sont lachés ...! | 05 février 2009

L'histoire est un éternel recommencement. A-t-on oublié que la manière dont la calomnie et la diffamation ont atteint l'ancien Premier ministre Pierre Beregovoy (l'amenant à se suicider) et l'ancien Maire de Toulouse Dominique Baudis ? Dans ces affaires des journalistes, très enclins à faire parler d'eux-mêmes, se sont acharnés sur ce deux personnages publics oubliant les règles élémentaires du journalisme, la vérification et le recoupage des informations et la presomption d'innoncence, et le cadre judiciaire du secret de l'instruction.

Cette fois c'est le très populaire Bernard Kouchner qui est attaqué violemment par une polémique qui vise sans nul doute à faire vendre l'ouvrage d'un journaliste d'investigation, Pierre Pean, dont les écrits tournent souvent autour du scandale public. Affaires privées complexes, activités de conseil pour des Etats africains pas toujours recommandables, Bernard Kouchner a peut être mélangé les genres, s'il était dans le même temps Ministre des affaires étrangères (cela reste à prouver), mais la question qui doit intéresser le public est : y-a-t-il eu illégalité ? y-a-t-il eu abus de bien social ? pour le reste ça le regarde, c'est donc de la litterature.

Il semble que les élus, droite et gauche compris, hormis quelques trublions populistes tels Arnaud Montebourg ont adopté une posture de mesure, voire même de responsabilité, attendant que le "french doctor" s'explique. Je salue la position de Martine Aubry qui a souligné la respectabilité de l'homme, et l'expérience inattaquable de l'homme. Bien vu.

Malgré tout ce que l'on peut penser de l'ouverture à gauche du gouvernement Sarkozy, la présence de Bernard Kouchner au Ministère des affaires étrangères fait du bien et donne un souffle nouveau à la diplomatie française. Courage Bernard ...

Publié par gilleshuard à 21:17:18 dans Politique France | Commentaires (0) |

Un haut commissaire pour la jeunesse | 14 janvier 2009

Les professionnels de la jeunesse l'ont rêvé, Sarkozy l'a fait ; enfin on verra...Depuis des années, et notamment lors du Neuj pro (rencontres nationales des professionnels et élus de la jeunesse que j'ai eu l'honneur d'organiser durant trois ans lors de mes anciennes fonctions) de Vichy, les professionnels de la jeunesse c'est-à-dire les animateurs, responsables de structures, coordonnateurs enfance-jeunesse ou élus à la jeunesse ont prôné une prise en compte globale des questions de jeunesse.

 

Globale ? C'est-à-dire de ne pas considérer qu'un jeune est tel un saussisson que l'on peut trancher selon l'air du temps ou de l'institution qui s'adresse à lui. Mais surtout parce que la jeunesse a des préoccupations propres qui dépassent le temps des loisirs (qui était jusqu'alors la vocation des ministères ou secrétaires d'état à la jeunesse, le plus souvent associés aux sports et animés par un ancien sportif de haut niveau !). Qu'il s'agisse des transports, du logement, de l'emploi, la formation professionnelle ou l'éducation, la santé ou les loisirs, la culture et le sport, ce sont autant de moment de la vie quotidienne des jeunes qui appellent des réponses spécifiques, sortant des règles du droit commun.

Pourquoi ? car la jeunesse est une période de transition de l'enfance à l'age adulte qui demande un accompagnement spécifique soucieux d'amener les jeunes vers l'autonomie, en favorisant l'éducation au choix. 

La nomination de Martin Hirsh à la fonction nouvelle de Haut Commissaire à la Jeunesse peut laisser espérer une nouvelle ère dans la prise en compte de la jeunesse dans les politiques publiques. Prise en compte globale, peut-être, on verra. Mais cet affichage est déjà un symbole. D'autant plus que de nouvel attributaire de la fonction, qui n'occupe pas le rang et le titre de Ministre, est très populaire dans l'ensemble de la population grâce à sa mise en place du Revenu de Solidarité Active. C'est certainement un coup de communication, reste à transformer l'essai et ne pas louper l'occasion d'une réelle prise en compte des jeunes. Observant depuis quelques temps Martin Hirsh, je garde espoir que ce sera le cas.

Publié par gilleshuard à 13:30:32 dans Politique France | Commentaires (0) |

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Présentation

Je m'appelle Gilles, j'ai 37 ans, je suis passionné par le monde, la vie, les idées, les gens.


Dans ce blog vous trouverez mes commentaires de l'actualité, mes coups de coeur ou de gueule, mes récits de voyages, bref tout ce qui me passionne.


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