Blois est-elle en train de tourner comme la célèbre série américaine des années 80 ?
Ceux qui disaient que le 2ème tour de l'élection municipale blésoise verrait les listes Perruchot et Mortelette fusionner en seront peut-être pour leurs frais.
En effet, alors que Marie-Hélène Millet, Maire-adjointe à la Culture, Conseillère générale de Blois 1 et Vice-présidente du Conseil général était soutenue par l'ensemble de la droite parlementaire (udf-ump) en 2001, elle trouvera face à elle dans le renouvellement de son mandat un candidat de la majorité départementale, Bruno Gauthier, colistier de Nicolas Perruchot aux municipales (et sa suppléante Karine Gourault, assistante de NP à son cabinet à la mairie). Evidemment, leur présence est téléguidée par le Maire de Blois. Les amis d'hier ne sont plus ceux d'aujourd'hui...
La raison ? à n'en point douter, parce qu'elle a "osé" participer une liste alternative à celle du Maire en place, portée par le MoDem et Jean-François Mortelette. On retrouve là des méthodes d'un temps qu'on croyait révolu. Celui d'un RPR tout puissant qui voulait "écraser" et dominer le voisin UDF. La crise a débuté au lendemain des présidentielles, alors que François Bayrou faisait le choix ne pas voter pour Nicolas Sarkozy au second tour. Marie-Hélène Millet est restée fidèle à ses convictions, à sa famille politique, et à la voie tracée par F.Bayrou depuis 5 ans ; à l'inverse de Nicolas Perruchot qui a choisi d'entrer dans la majorité présidentielle en intégrant le Nouveau Centre.
Dans le même temps, les conseillers généraux de la majorité départementale de Maurice Leroy (Nouveau Centre, comme Nicolas Perruchot) aimeraient être soutenus par leurs anciens amis de l'UDF désormais au MoDem départemental. Beaucoup d'entre eux sont étrangers à ces affaires ; peut-être même ne les cautionnent-ils pas... Mais dans cette ambiance délétère peut-on imaginer que l'amitié ait encore un sens ? Dommage, regrettable, pitoyable.
Dès lors, je ne vois pas comment la fusion annoncée des listes Perruchot et Mortelette pourrait avoir un quelconque sens. Mais en politique, il faut savoir être prudent. Le 1er tour des municipales apportera de nombreuses réponses...
Bon courage Marie-Hélène, bonne chance !
Publié par gilleshuard à 20:53:55 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
A en croire les statistiques de mon blog, les élections municipales blésoises passionnent. En effet, ce sont quelques 356 personnes qui ont lu mon billet sur "le modem présente sa liste à blois" (le 1/12/07). Et quand je creuse un peu (cette plate-forme de blog est décidément très bien faite), je vois que en partant des moteurs de recherche c'est le plus souvent à partir des mots "modem" associé ou non à "blois", ou "mortelette" associé ou non à "blois", ou encore "municipales" associé à "blois" que les surfeurs sont arrivés sur ces pages.
J'y vois, non pas l'intérêt que mes lecteurs pourraient porter à mes réflexions diverses et variées, ce serait présomptueux (quoique !), mais plus sérieusement, le fait que la création du Mouvement Démocrate dans le sillage de l'élection présidentielle, suscite l'intérêt, la curiosité, des interrogations ou peut-être même des doutes, en tout cas certainement pas l'indifférence. A Blois, comme ailleurs, le positionnement du MoDem sera souvent déterminant. Les plus optimistes diront : et s'il jouait les arbitres ? Tel était le sujet de l'article du Parisien, ce 18 février, que je reprends, une fois n'est pas coutûme. On y comprend beaucoup de choses de la sphère politique blésoise...
Publié par gilleshuard à 22:02:02 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
Coup de gueule contre cette gauche socialiste moribonde qui n'attend que les déboires de Nicolas Sarkozy pour reprendre du poil de la bête espérant "récupérer" les mairies perdues par la droite. Son programme se résume-t-il à une nouvelle forme de cohabitation : à l'UMP la Présidence de la République et le gouvernement, au PS les régions et les grandes villes ? Si tel est le cas, ce serait une nouvelle preuve de l'incapacité du 2ème parti de France à se rénover et à construire un réel projet pour le pays, l'incapacité à trancher un débat de fond européen et cesser la guerre des tranchées entre les différents courants. Mais ne vous inquiétez pas, la synthèse sera au rendez-vous, comme d'habitude... pffitt !
Nombre d'électeurs l'ont bien compris et ont choisi de quitter ce PS d'un autre âge pour rejoindre le Mouvement Démocrate de François Bayrou, voire même les deux nouveaux partis dits de la "gauche sarkozyste" (oui ça existe !) ; celui de Jean-Marie Bockel, le Maire de Mulhouse et ministre d'ouverture, un blairiste comme il aime à se décrire, qui a créé la "gauche moderne", et Eric Besson, l'ancien député de la Drôme, devenu ministre d'ouverture, un converti du 2ème tour de la présidentielle, qui a créé "les progressistes".
Le premier, JM Bockel, j'ai toujours suivi son parcours et bien aimé ses idées. Il m'a plutôt déçu en franchissant le rubicon et en allant chez Sarko ; cela ressemble à une posture de circonstance et la preuve d'un certain opportunisme.
Le second, E.Besson, je l'ai découvert quand il a quitté avec fracas la campagne de Ségolène Royal pour rejoindre et soutenir Nicolas Sarkozy. Il ne m'a pas déçu car j'ai trouvé son attitude pitoyable et empreinte d'un égo démesuré. Je regarde néanmoins avec intérêt son travail gouvernemental dans un secteur qui m'intéresse particulièrement : l'évaluation des politiques publiques.
D'autres, peut-être, chez les verts ou les communistes, en passe de devenir des groupuscules depuis l'arrivée du MoDem et la montée de la gauche radicale.
D'autres enfin ont rejoint cette troisième gauche justement, la gauche radicale et alternative, qui n'a d'autre projet que de s'opposer, s'affronter aux gouvernements en place, quels qu'ils soient, car ils représentent le pouvoir, donc le patron, le méchant. Attention, Marx n'est pas loin ...! Bref, une gauche qui ne peut proposer aucun avenir crédible à la France.
Heureusement, quelques personnalités sortent du lot, Bertrand Delanoë, Gerard Collomb, Pierre Moscovisci ou encore Jean Germain (le Maire de Tours). Il y en a peut-être d'autres, espérons-le, pour eux...
Publié par gilleshuard à 22:49:13 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
Il voulait imposer son fils spirituel, David Martinon, Nicolas Sarkozy a échoué dans l'intronisation de son successeur désigné (par lui) à la Mairie de Neuilly. A cause de quoi ou de qui ? à cause de ... son propre fils, Jean Sarkozy, notamment.
C'est finalement le dissident qui a été choisi en remplacement du titulaire, qui s'est retiré, provoquant la colère du second du titulaire qui avait provoqué sa chute, qui du coup, entre en dissidence. Vous y comprenez quelque chose ?!
C'est un scénario rocambolesque, digne des meilleurs pièces de théâtre de boulevard, où les claquements de porte et haussement de voix font loi ; où les sondages ont montré leur pouvoir ; où la monarchie et ses jeux de cours a montré qu'elle règne encore.
C'est un vrai revers pour le Président Sarkozy, un de plus. Mais il était contraint de valider ce scénario imprévu, sauf à perdre son fief de Neuilly, ce qui aurait été pire encore. Les prochaines élections diront si le changement de cap en cours d'itinéraire était un bon choix. Et les 6 prochaines années diront si le choix d'un candidat de circonstance aura servi la ville ou plutôt qu'un Président en mal de popularité dans les sondages...
Publié par gilleshuard à 21:54:55 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
Malgré la passion pour la chose publique, et les richesses tirées de l'expérience d'élu, je ne suis finalement pas candidat à l'élection municipale à Blois. Je ne le regrette pas.
Déjà en relatif retrait depuis deux ans en raison de mon évolution professionnelle, mon éloignement de la cité blésoise où j'ai donné 9 ans de ma vie, ne me permettait pas de pouvoir m'investir comme je l'aurais souhaité, pleinement, sincèrement. De plus, je suis à un âge où, me semble-t-il, il convient d'asseoir sa vie personnelle et professionnelle. Etant donné que je ne considère pas que la politique soit métier, mais une fonction, que je souhaite trouver un équilibre entre ma vie personnelle et un métier où je m'accomplisse, le temps pour un engagement public réalisé avec tout le sérieux nécessaire ne me paraît pas venu.
Je dois l'avouer, si je ne regrette pas non plus de ne pas être candidat c'est que le tournant que prend la campagne blésoise ne me plait pas. Une campagne qui ne me semble pas partie sous les meilleurs auspices, où les coups bas sont de mise, y compris parfois entre les amis d'hier. Je le regrette. La victoire doit-elle se faire à un prix si élevé ?...
Je regrette aussi ce gâchis que constitue le départ de talents que le Maire actuel, Nicolas Perruchot, avait su rassembler autour de lui, et dont certains comptaient parmi les plus fidèles et loyaux.
Pour certains, il s'agissait de renouveler l'équipe, apporter du sang neuf, un souffle nouveau ; ils ont donc été écartés. C'est normal, je l'ai toujours pensé.
Pour d'autres, ceux sont eux-mêmes qui ont fait le choix de ne pas se représenter. Parfois pour des raisons personnelles ou parfois, parce que la volonté de servir n'aura pas été suffisante pour ceux à qui l'on n'a pas fait assez confiance, que l'on a ignoré voire méprisé. Je comprends les états d'âme de ceux, et j'en fais partie, qui croient à une « certaine manière » de faire de la politique qui passe notamment par l'écoute, l'humilité, la proximité, la participation citoyenne, sans démagogie ou promesse inconsidérée..., une certaine éthique et honnêteté intellectuelle. La présence de certaines figures blésoises sur la liste du Maire sortant mettait à mal ces principes. Ils sont partis. C'est tout à leur honneur.
D'autres enfin, parfois les mêmes, ont choisi de se mettre en phase avec leurs convictions en participant à une nouvelle aventure collective, celle de la liste Modem de Jean-François Mortelette. Un parti se doit de présenter des élections sinon il a vocation à mourir. Ce mouvement démocrate peut offrir à Blois de nouvelles méthodes, une nouvelle perspective d'évolution, même si ces sept dernières années ont beaucoup apporté à la ville. Voilà pourquoi la liste Modem est légitime et ceux qui en font partie ont le courage de ne pas avoir choisi la solution de simplicité qui aurait consister à rester dans l'équipe sortante. De plus, elle n'est pas uniquement composée de personnes appartenant à ce parti, car est-ce cela qui compte dans une élection locale ?...
Voilà qui est dit. Toujours passionné par la politique, je ne manquerai pas, quand je le jugerai possible, d'apporter ma contribution à l'action publique, ici ou là. En attendant, par ce blog, c'est au débat public que j'essaie d'apporter ma petite pierre, ce n'est déjà pas si mal !
A suivre, Retour sur ces années à la Mairie de Blois...
Publié par gilleshuard à 23:11:16 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
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