Lors d'une visite à Londres le 10 septembre 1956, Guy Mollet rencontre son homologue britannique Anthony Eden. La France vit alors des heures difficiles. La guerre fait rage en Algérie depuis deux ans déjà et le président égyptien Nasser a décidé de nationaliser le Canal de Suez. C'est d'ailleurs en préparant une intervention militaire pour récupérer le canal que Guy Mollet a proposé la réalisation d'une «union politique» avec la Grande-Bretagne. Cette proposition est rapportée dans un document officiel du cabinet britannique selon lequel «lorsque le Premier ministre français, monsieur Mollet, était récemment à Londres, il a soulevé avec le Premier ministre (Anthony Eden) la possibilité d'une union entre le Royaume-Uni et la France».
Mollet était désespéré par l'«affaire Nasser». Il était aussi un anglophile convaincu qui admirait les Britanniques pour leur aide indéfectible lors des deux guerres mondiales. Une dernière raison explique ce plan radical. Des tensions montaient alors entre la Jordanie et Israël. La France étant un allié d'Israël et les Britanniques de la Jordanie, soldats français et anglais auraient pu se retrouver face à face et s'affronter si jamais les deux pays du Proche-orient décidaient de faire la guerre.
L'idée de Guy Mollet a finalement été repoussée, mais il a par la suite évoqué la possibilité d'adhérer au Commonwealth, ce qui aurait fait de la reine Elisabeth II le chef de l'Etat français. Cette proposition n'a pas non plus été retenue par les Britanniques, selon la BBC qui n'en précise pas les motifs.
«La France et la Grande-Bretagne auraient-elles dû fusionner ?», interroge la BBC sur son site. Et propose (en français dans le texte) trois réponses possibles: «oui», «non», «je ne sais pas»... Les Anglais ne sont pas si francophobes que ça qui, à 13 h 15, n'étaient «que» 57 % à considérer que cela aurait été une mauvaise idée.
Publié par gilleshuard à 21:44:36 dans Insolite | Commentaires (1) | Permaliens
Il s'appelle KAMINI. Il est infirmier mais aussi et surtout
chanteur, rappeur, pas de cité mais de Marly-Gomont en Picardie. Il
raconte par l'autodérision son enfance au milieu des vaches et des
tracteurs, loin des blocs et du bitume. C'est drôle, original, frais et
positif ; enfin pas vraiment engageant pour la campagne !
Pour preuve, voici le refrain :
J'viens pas d'la cité
mais le beat est bon, j'viens pas de Paname mais de Marly-Gomont. Y'a
pas de bitume là-bas, c'est que des patures,mais n'empeche que j'ai croisé pas mal d'ordures !
Son clip visible gratuitement sur le site http://www.kamini.fr
Publié par gilleshuard à 21:29:54 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
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