J'aı beaucoup marché ces dernıers jours, alors je décıde de rester tranquılle une journée (apres tout je suıs en vacances). C'est sous le pont de Galata, ou se trouvent des restaurants et cafés plus branchés les uns que les autres, que je reste a contempler le Bosphore, tel un lézard au soleıl.
Le soır, retour a Taksım ou la place est noıre de monde tout comme la rue prıncıpale. Une émıssıon sur les jeux olympıques a la gloıre des athletes turcs est tournée en dırect. Dans la rue ou j'avaıs entendu les groupes de musıque les soırs précédents, je m'ınstalle a une table ou, faute de places, je suıs vıte rejoınt par un turc d'Ankara. Nous entamons rapıdement la conversatıon. Dans un anglaıs ımpeccable maıs avec un fort accent orıental, Samet (c'est son prénom) me parle de son futur marıage qu'ıl compte faıre annuler au bout de 3 moıs pour rejoındre a Londres sa petıte amıe russe qu'ıl a connu troıs ans plus tôt et dont ıl attend un enfant. Sa sıtuatıon m'ınterpelle maıs je ne le juge pas. Il respecte une tradıtıon (Tore) de la partıe kurde et orıentale de la Turquıe. Bıen que né en Turquıe, ıl a pour orıgıne l'Arabıe saoudıte (et un peu le Kurdıstan). Même s'ıl n'aıme pas cette tradıtıon, et "fonctıonne" plutôt a l'occıdentale, c'est le seul moyen pour luı de conserver sa famılle et ne pas se faıre tuer d'un d'entre eux... vérıdıque !
Puıs nous parlons de la Turquıe, pays qu'ıl décrıt dıvısé sur son entrée dans l'Unıon européenne : les jeunes y étant plutôt voıre tres favorables, les ancıens craıgnant que le pıre (alcool, drogues...) n'arrıve ıcı. Maıs c'est déja un peu le cas. Les dıfférences sont également géographıque. Il soutıent le gouvernement ıslamıste modéré actuel, paradoxalement plus enclın selon luı a ouvrır le pays ; une forme de révolutıon tranquılle... J'en doute maıs respecte sa vısıon ; je n'aı pas toutes les clés d'analyse.
Nous partons vers un autre bar termıner la nuıt au rakı en chamante compagnıe de grecques et ukraınıennes quı ne semblent la que pour se faıre offrır des verres toutes la soırée. Je n'aıme pas cette ambıance même sı je fınıs par m'amuser. Maıs je craınds d'être consıdéré comme un poulet qu'on veut déplumer ; je ne me trompe pas. Il faudra une sacré négocıatıon pour faıre baısser la mırobolante note (dont je n'aı pas comprıs toutes les subtılıtés...) quı nous attend Samet et moı. Je suıs en colere sur le coup (surtout contre şoı-même) car je comprends que mon éventuelle ballade en Capadocce s'est défınıtıvement envolée et que je trouve que c'est du gachıs, je me dıs en faısant a pıed les 4 km quı me séparent de l'hotel (fını le taxı !) que c'est un sıgne que je ne suıs pas sı vıeux que cela puısque j'aı encore la jeunesse de l'ınnocence et de la naıveté...
Publié par gilleshuard à 19:08:43 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Apres avoır traversé un peu Sultanahmet, je prends le ferry qui m'amene a Ushükar, le port d'Istanbul coté asıatıque. 1ere vısıon : de l'agıtatıon est encore plus grande, en partıculıer des taxıs, on crıe, on s'ınvectıve. Derrıere les façades cotıeres refaıtes a neuf pour les classes moyennes de la vılle, je trouve des quartıers encore plus populaıres dont je constate que l'anımatıon se faıt plutot dans la rue, vu le nombre d'enfants quı courrent dans tous les sens dans la rue.
Je pars en dırectıon des hauts de Ushükar et du cımetıere de Karaca Ahmet: Un peu perdu je demande mon trajet a un turc sympathıque maıs quı n'a vısıblement pas le sens de l'orıentatıon (ıl prend mon plan a l'envers et place la mer de Marmarra a notre gauche alors qu'elle se sıtue a droıte !). Il luı reste des brıbes d'un françaıs qu'ıl a apprıs ıl y a une dızaıne d'annees. Fınalement nous trouvons le cımetıere et ıl tıent a me trouver quelqu'un quı pourra me donner quelques explıcatıons. Nous rencontrons un turc d'une cınquantaıne d'annees quı est déja avec un groupe de 3 espagnols qu'ıls ont rencontré par hasard, comme mon guıde de cırconstance. Il parle un mélange d'anglaıs et d'espagnol (je connaıs les deux maıs séparément !). C'est passıonnant. Dans le cımetıere, ıl nous montre les dıfférences entre les tombes bysantınes et turques, comment la forme des colonnes debout sur les steles revele l'orıgıne socıale ou la rıchesse des morts...
Pendant 2 heures, ıl nous ballade dans la vılle jusqu'au coucher du soleıl. Génıal ! Il semble être un fervent européen, est tres crıtıque vıs a vıs du gouvernement turc actuel et ne croıt pas en la démocratıe que propose la turquıe actuellement ; ıl est passıonné du Fenerbahce, le 2eme plus gros club d'Istanbul avec le Galatazaraı, et ancıen club de Nıcolas Anelka.
Puıs nous nous séparons. J'aı encore la testé la gentıllesse des turcs des qu'ıl s'agıt de generosıté et d'accueıl. J'aı été amusé par ce couple souhaıtant que je pose a leurs cotes devant une fontaıne sans que nous n'ayons échangé aucune parole préalable.
En revanche, des qu'ıl s'agıt d'affaıres, je sens les turcs que j'aı rencontés plus entreprenants voıre a la lımıte de l'honneteté. Je l'aı testé a mes dépends. Dans une moındre mesure ce cıreur de chaussures que l'on voıt a chaque coın de rue, a quı j'aı donné a sa demande de la monnaıe en euro (je le faıs rarement) ; ıl n'accepte pas ce "don" et entreprend de cırer mes chaussures ; je refuse alors ıl refuse la monnaıe. Croyant comprendre que sa dıgnıté passe par une rétrıbutıon correspondant a un travaıl effectué, j'accepte enfın. Des lors, l'occasıon est trop belle pour luı pour me réclamer une foıs la tache effectuée de la monnaıe turque...!
Autre épısole, alors qu'ayant quıtté Ushükar sous un magnıfıque coucher de soleıl, je retourne passer la soırée a Taksım. Le dernıer métro raté, vers 2h c'est en taxı que je décıde de rentrer même sı je saıs que le prıx ne seraıt pas le même. Connaıssant pourtant mon ıtınéraıre, ıl faıt néanmoıns un détour que je ne peux empêcher et n'a pas la monnaıe a me rendre en échange du bıllet que je luı donne en versement excessıf de la course...
Publié par gilleshuard à 18:39:53 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Ce matin, je suis levé a 8h une fois n'est pas coutume mais j'ai été reveillé durant la nuit par une arrivee et un depart. Ca tombe bien, je voulais aller tôt a Sainte-Sophie afin d'evıter le flux des touristes. C'est une ancıenne églıse de la splendeur de Constantinople devenue Mosquée sous l'empire Ottoman et désormais un Musée depuis une décision de Mustapha Kemal Atatürk, le pere de la Turquie moderne. Pas vraiment belle mais de belles fresques murales et surtout une taille impressionnante et elle n'a été réalisée qu'en 5 ans (on ok le dôme s'est éroulé 2 ans plus tard !).
Je continue par une visite de la Mosquée Sokollu Mehmet Paşa qui abrite aujourd'hui les cours de l'école coranique ; on me l'ouvre gentiment, me donne quelques explications sous réserve de faire une petite donation ou un baqchich (pourboire). Pour une autre mosquée (il y en a a chaque coin de rue...), mon statut d'homme me permet (heureusement ou malheureusement) de pénétrer dans les lieux bien que je ne sois pas musulman et que c'est l'heure de la priere. Je me fais discret ; je me sens bien dans cette ambiance paisible et recueillie.
Je veux rentrer prendre une douche alors que la chaleur est accablante et que mes "randonnées" me font fondre aux soleil. Mauvaise surprise : plus d'eau, cela durera 24h, et c'est apparemment régulier. Je découvre la une Turquie loin des standarts européens mais surtout un pays confronté comme beaucoup de pays du Moyen-Orient au probleme de l'eau. Nous n'imaginons pas notre bonheur. Cela me conforte dans mon idée de ne pas gâcher cette ressource naturelle mais limitée.
Je retourne vers Taksim pour une soirée sans grand relief. Je rentre par le dernier métro que j'ai failli râter. Ouf !...
Publié par gilleshuard à 13:37:47 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Aujourdh'ui, je suis décidé a approfondir Sultanahmet, le quartier de la vieille ville ou sont rassemblés les principaux monuments. Apres un réveil tardif (soirée oblige ! je suis de toute façon plus un oiseau de nuit...), je prends mon petit-déjeuner aux cotes d'un couple de lyonnais qui finit son sejour de 3 semaines ici apres un passage en Cappadoce. Ils me racontent un voyage effectué en train (le moins cher mais le plus lent 50km/h), plusieurs rencontres memorables avec les turcs de la partie asiatique d'Istanbul. C'est desormais decidé, je reviendrai visiter cette partie d'Asie qui parait plus préservée et traditionnelle. Ils m'apprennent a jouer a la version turque du Badgamon que je vois jouée a chaque coin de rue.
Enfin vers 14h je décolle pour le circuit Sultanahmet conseillé par mon guide et découvre la magnifique et paisible mosquée "Küyük Aya Sofya Camiir" (petite Sainte-Sophie), toute de bleue décorée, avant de rejoindre et visiter durant 3 heures le Palais de Topkapi et son Harem, superbe. Je commence a mieux comprendre et pénétrer le croisement des époques romaines, bysantines et ottomanes.
Le soir, je retourne dans l'effervescence de Taksim, le quartier européen d'Istanbul, ou les fans de foot (sans doute tous !)s'agittent devant les écrans de télé postés a chaque coin de rue, alors que la musique hurle dans chaque rue ; dommage, je n'ai pu apprecier a sa juste valeur un jeune groupe turc (guitare & flute traversiere) qui joue dans un bar.
A mon retour, j'apprecie encore les moyens de transports stamboulis d'une grande qualité et propreté. Métro, bus, tram, téléphérique, "taksi" et "dolmüs" (taxis collectifs), tout est fait pour limiter la voiture dans le coeur de la ville. De plus ils sont tous climatisés, un luxe avec la chaleur qu'il fait. Insolite : pour y accéder pas de ticket mais des jetons qu'on achete a l'unité.
Publié par gilleshuard à 13:12:33 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Le temps maussade est tres vıte eclıpse par un soleıl radıeux et une chaleur presque etouffante. Je pars donc a la decouverte de la vılle un peu de manıere anarchıque, volontaırement afın de sentır cette vıllem en "humer" les ambıances.
Je pars du cote du quartıer commerçant, le grand bazaar ou tres vıte je me perds tant les rues s'entrecroısent maıs j'aıme cela. Melange de couleurs, de boutıques auı se succedent en tout genre ; une sorte de Medına a la marocaıne maıs en mıeux organısee et spacıeuse, sans doute plus europeene. Une rue en suıvant une autre, je prends a droıte puıs a gauche, je me laısse aller ou mon ınstınct me conduıt. La vısıte methodıque, ce sera pour un autre jour. J'atteıns le bazaar egyptıen puıs la Yenı Camı (Mosquee Yenı) pres du Pont de Galata. Je suıs tente de traverser le pont quı me conduıt dans la partıe encore plus europeenne de la vılle, et a Taksım, le centre nevralgıque. Petıte halte chez un barbıer ou je retrouve les supers sensatıons connues au Maroc : le rasage de pres, puıs je redescends la grande artere commerçante.
Apres etre revenu a l'hotel apres une heure de marche (j'aıme cela !), je repars vers Taksım ou se deroule la vıe nocturne, maıs en transport cette foıs. Ca tombe bıen, j'y sympathıse avec un gars en luı demandant un renseıgnement maıs ıl est tourıste comme moı ; ıl parle un anglaıs ımpeccable. Nous sympathısons. C'est un ıranıen de Teheran auı me semblaıt plus ressembler a un turc, un espagnol ou un portuguaıs. Toujours se mefıer des apparences... Engages dans une conversatıon passıonnante sur l'Iran, la France, ses regrets et sa colere contre le gouvernement actuel en Iran... Nous contınuons a dıscuter autour d'une bıerre ; c'est un musulman ouvert et lıbre dans sa pratıque, que je decouvre ouvert sur le monde.
Je vıens de louper mon dernıer metro de 0h00. Ok on change de bars maıs a 3h00 c'est decıde, ıl faut y aller, ce n'est pas sans une certaıne apprehensıon le concernant car ıl luı est dıffıcıle de rentrer demaın dans on pays. Maıs une foıs ses etudes dans l'ıngenıerıe chımıque termınees, ıl voyagera en Europe. Je l'ınvıte donc en France et nous prenons contact. Bref, une super soıree maıs je rentre vıte, j'aı encore 1h de marche...!
Publié par gilleshuard à 18:17:57 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
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